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La croissance en Basse-Normandie reste faible mais continue

4ème partie du dossier consacré à la croissance régionale

Publié le

Toujours fortement agricole et industrielle, la Basse-Normandie subit le contrecoup d'une démographie vieillissante et de la désindustrialisation. Sa croissance faible mais continue est depuis 2010 revenue à son niveau d'avant-crise.

Globalement, pour l’ensemble de la période 1990-2011, la croissance annuelle moyenne du PIB de la Basse-Normandie (1,0%) s’avère inférieure à celle de la Province (1,4%). « Ce moindre dynamisme a des répercussions sur l’emploi, qui n’augmente que de 4,1% contre + 14% en France de province ». Il est du au déclin des activités agricoles et industrielles, mais aussi et surtout à un déclin démographique. « Les flux migratoires, avec l’accueil de seniors et le départ de jeunes, sont en effet moins favorables que dans d’autres régions, et la population active bas-normande croit à un rythme deux fois inférieur à celui de la France de province. »

Dans le détail, avant 1993, l’économie bas-normande enregistre un rythme de croissance comparable à la tendance nationale. Porté notamment par l’industrie des biens de consommation et des biens intermédiaires, le PIB régional croit ainsi à un rythme annuel moyen supérieur à 1%. Avec la récession de 1993, le PIB trébuche de 1% mais il ne tarde pas à rebondir dès 1994 sans toutefois égaler le reste des régions de province et notamment ses voisines (Bretagne et Pays-de-la-Loire). L'écart se creuse encore à partir de 2001. « Certains secteurs affichent de grandes difficultés, notamment l’industrie des biens intermédiaires et celle des biens de consommation. » La désindustrialisation s'accélère et en 2008, la Basse-Normandie est frappée comme tout le territoire par un recul de la production de l’ensemble des secteurs.

Le premier secteur concerné est l’industrie (notamment automobile), et l’activité tertiaire. « Les services aux entreprises pâtissent du ralentissement de l’activité dans l’industrie et la construction, et la production des services marchands se replie. » La région ne retrouvera son niveau d’avant-crise qu’après le retour de la croissance amorcé en 2010.

Des spécificités agricoles et industrielles défavorables

Les évolutions du PIB en deçà de la moyenne nationale « traduisent des mutations et une recomposition structurelle du tissu productif, et notamment le poids croissant des services dans la création de richesse, au détriment de l’industrie et de l’agriculture. » En 1990, l'agriculture contribuait pour 10,3% à la valeur ajoutée régionale (contre 6,4% en France de province), ramenée à 4,6% en 2011 (contre 3,6% en France de province).

Dans le même temps, la contribution de l’industrie à la valeur ajoutée bas-normande est passée de 29,5% à 21,2%, soit une diminution du même ordre que celle observée au plan national. L’industrie agro-alimentaire est un secteur industriel phare en Basse-Normandie. Représentant plus d’un cinquième de la richesse dégagée par l’industrie régionale, l’agro-alimentaire contribue pour 4,6% à la valeur ajoutée bas-normande (3% en province). Le secteur de l’énergie constitue également une spécificité représentant 17,4% de la valeur ajoutée industrielle de la région. L’automobile représente quant à elle 9,7% de la valeur ajoutée industrielle de la région (contribuant pour 2,1% à la valeur ajoutée bas-normande, contre 1,3% en province).

Cette baisse des activités agricoles et industrielles a été compensée en partie par la montée en puissance des services. « La contribution des services (tertiaire non marchand) à la création de valeur ajoutée est passée de 36,6% en 1990 à 49,5% en 2011 (soit encore 3 points de moins qu’en France de province). La contribution des activités immobilières à cette évolution est essentielle, passant en vingt ans de 9,6% à 18,4%, soit une augmentation presque deux fois supérieure à celle observée en France de province. »

Le tourisme compte également pour beaucoup dans la richesse produite (3,8%, contre 3,2% en province). « Plus élevée en Basse-Normandie qu’en Aquitaine (3,6%) ou en Bretagne (3,4%), cette contribution à la valeur ajoutée du tourisme n’est supérieure que dans les régions Paca et Languedoc-Roussillon.
»

Une démographie poussive

La région gagne en moyenne 4.300 personnes chaque année, soit un rythme de progression annuel de + 0,3%, ce qui place la région dans le groupe des territoires à faible évolution démographique, en-deçà de la moyenne nationale (+ 0,5%). Là comme ailleurs, ce sont les grandes villes qui concentrent le plus de population. L’aire urbaine de Caen avec (+ 0,7% par an) a absorbé à elle seule 60% de la croissance de la population régionale entre 1982 et 2011. Parmi les agglomérations de moins de 10.000 emplois, Honfleur, Coutances mais aussi Agon-Coutainville se démarquent par leur progression démographique.

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