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La croissance en Limousin peine à rebondir

13ème partie du dossier consacré à la croissance régionale

Publié le

Depuis 20 ans, la croissance en Limousin recule en raison d'une démographie atone et d'une moindre productivité apparente du travail. Particulièrement sensible aux épisodes de crise, le Limousin peine à rebondir.


En 2011, le PIB du limousin s'élevait à 17,1 milliards d'euros, soit moins de 1% au PIB métropolitain. « Sur les vingt dernières années, le poids du Limousin dans la production nationale est en baisse (0,87% en 2011 contre 1,05 en 1990) » note l'Insee. Avant crise, c'est-à-dire entre 1990 et 2007, si le PIB régional en volume enregistre une croissance de 24%, cette progression demeure inférieure de douze points à la croissance de la France de province. « Seules les régions de l'Est de la France (Lorraine, Champagne-Ardenne et Bourgogne) ainsi que la Picardie et l'Auvergne ont connu une moindre croissance. »


Une moindre capacité de rebond

Particulièrement sensible aux épisodes récessifs, le Limousin a peiné plus que les autres régions (deux ans au lieu d'un an partout ailleurs) à retrouver son niveau d'avant crise pendant la récession de 1993. Entre 1996 et 2001, si le Limousin a suivi le mouvement national de forte croissance, la performance régionale est restée moindre qu'ailleurs (croissance annuelle moyenne du PIB de 2,5% en Limousin et de 2,7% en province). Entre 2002 et 2008, le ralentissement de l'activité a également été plus fortement ressenti en Limousin qu'ailleurs.

La région est même entrée en récession en 2003 «
alors que peu de régions ont subi une contraction de leur économie. » La dernière crise n'a évidemment pas arrangé les choses. Entre 2008 et 2011, le PIB limousin se replie de plus de 3%. « Seule la Bourgogne connaît une situation plus défavorable encore ». Selon l'Insee, ces moindres performances en période de crise mais aussi en période de croissance s'explique en grande partie par la démographie peu porteuse de la région. « Le Limousin fait partie des rares régions dont la population s'est contractée dans les années 1990. Malgré le retournement de situation au début des années 2000, la population régionale s'est accrue de seulement 1,7% entre 1990 et 2007 quand la population de France de province croissait de plus de 9% ».


Des services administrés prépondérants

L'autre explication avancée par l'Insee concernant la moindre performance limousine tient à la singularité de sa répartition sectorielle de la valeur ajoutée. « Depuis quelques années, en Limousin, le secteur des services administrés est prépondérant, devançant les services marchands. Seule la Corse partage cette spécificité. »

Dans le détail, les services administrés de la région (l'éducation, la santé, l'action sociale ou l'administration, etc) concentrent 30,9% de la valeur ajoutée régionale et 36% de l'emploi. «
La présence accrue des services administrés ne permet pas de bénéficier d'un effet d'entraînement important pour l'économie. Or, c'est le secteur dont le poids dans la valeur ajoutée régionale a le plus progressé entre 1990 et 2007 (+ 5,3 points contre + 2,7 points en France de province). »

Depuis la crise de 2008, ce secteur est le seul dont la valeur ajoutée en volume a augmenté (+ 2% en trois ans), jouant ainsi un rôle d'amortisseur. Le secteur des services marchands quant à lui concentrait 28,2% de la valeur ajoutée en 2011. «
Sa contribution à la valeur ajoutée a peu progressé en Limousin entre 1990 et 2011 (+ 1,0 point contre + 5,6 en France de province). Elle a même diminué entre 2008 et 2011 alors qu'elle est restée stable en province. »

Globalement, en 2011, le tertiaire marchand (services marchands, commerce, transports, hébergement et restauration) concentre 45,9% de la valeur ajoutée régionale et 39% de l'emploi, «
soit près de 5 points de moins qu'en France de province ». L'agriculture, secteur emblématique de la région, ne pèse quant à lui que 3,1 % de la valeur ajoutée (2,6 points de moins qu'en 1990) et 5,3% de l'emploi (5,6 points de moins qu'en 1990). Le secteur de l'industrie enfin a fortement décru. « En 2011, il ne concentre plus que 13,7% de la valeur ajoutée régionale et 13,4% de l'emploi, soit 6 points de moins qu'en 1990. Plus de 17.000 emplois ont disparu dans ce secteur. »

Toutes ces spécificités sectorielles du Limousin impactent les différents ratios permettant de mesurer la richesse régionale. Et de fait, en Limousin, la productivité apparente du travail est en moyenne de 10% inférieure à celle de province. «
Cela témoigne de la faible implantation d'activités à haute valeur ajoutée à l'instar des activités scientifiques et techniques moins présentes en Limousin : 7% de la valeur ajoutée totale régionale, soit 5 points de moins que la moyenne de province. »

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