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Financer sa franchise étape par étape

Tout ce que vous devez savoir pour réussir le financement de votre création d'entreprise en franchise

Publié le

Créer son entreprise en franchise nécessite des financements. La recherche de financements est une étape cruciale de tout projet de création d’entreprise. Une étape qui peut s’avérer complexe mais pas insurmontable pour peu d’être bien informé, bien préparé et bien accompagné. 

Financer sa franchise étape par étape

Comprendre les données financières de la création en franchise ?

L’apport personnel

L’apport personnel est le montant minimum dont doit disposer le candidat à la franchise pour prétendre intégrer un réseau de franchise. Il s’agit généralement de son épargne personnelle. Que ce soit en franchise ou hors réseau, il est illusoire de prétendre créer une entreprise sans apport personnel. D’une part parce qu’engager ses fonds propres dans son projet est une prise de risque qui démontre son implication dans le projet mais aussi, et surtout, parce que l’apport personnel est indispensable pour obtenir un prêt bancaire. Pour seulement étudier une demande de prêt pour une création d’entreprise, les banques exigent en effet un apport personnel représentant au minimum le tiers de l’investissement total, idéalement 35 ou 40% voire davantage notamment dans le secteur des services. 

>>> Lire aussi : Quel apport faut-il pour créer une franchise ?

>>> Lire aussi : Fiche pratique : L'apport personnel en franchise 

L’investissement global

L’investissement global représente le coût total du projet, c’est-à-dire le droit d’entrée, le coût de la formation initiale s’il n’est pas compris dans le droit d’entrée, le stock initial, le matériel, le mobilier, l’informatique, etc. Il doit également intégrer le besoin en fonds de roulement (BFR), indispensable pour combler les décalages de trésorerie. 

Attention à bien s’informer auprès du franchiseur sur les coûts compris dans l’investissement global annoncé. Difficilement estimables en fonction du lieu d’implantation, les frais d’acquisition du droit au bail ou du local et les travaux d’agencement n’en font souvent pas partie. 

L’investissement global est donc généralement couvert par l’apport personnel et le prêt bancaire. 

>>> Lire aussi : Fiche pratique : Investissement global, droit d'entrée, apport personnel, royalties, quelle différence ?

Le droit d’entrée

Le droit d’entrée, également appelé redevance initiale forfaitaire (RIF), est une spécificité du commerce organisé. Il consiste au versement d’une somme forfaitaire destinée à couvrir les couts de développement du réseau et les frais engagés par le franchiseur dans le recrutement et l’intégration des franchisés. Il est compris dans l’investissement global.

Le montant du droit d’entrée ainsi que les contreparties auxquelles il donne droit (transmission du savoir-faire, assistance et la formation initiale, etc.) sont précisés au contrat et avant cela, dans le Document d’Information Précontractuel (DIP). Il peut être négocié. Le droit d’entrée est généralement exigible à la signature du contrat et parfois lors de son renouvellement et/ou lors de l’ouverture d’un second établissement. 

>>> Lire aussi : Fiche pratique : Le droit d'entrée en franchise

Les redevances périodiques ou royalties

Contrairement au droit d’entrée, les redevances périodiques (ou royalties en anglais) sont exigibles périodiquement, généralement mensuellement. Elles consistent à couvrir les frais engagés par le réseau pour la mise en place de services aux franchisés en cours de contrat (animation de réseau, veille juridique, R&D, formation continue, centrale d'achat, etc.). 

>>> Lire aussi : Qu’est-ce que les royalties ou redevances ?

Aux redevances périodiques s’ajoute parfois une redevance publicitaire qui est spécifique. Elle s’apparente à une sorte de cagnotte alimentée par les franchisées pour mutualiser les frais de communication de l’enseigne au niveau national. 

Le montant des redevances périodiques et de la redevance publicitaire est le plus souvent proportionnel au chiffre d’affaires réalisé par le franchisé mais peut aussi être forfaitaire

Si le droit d’entrée fait partie intégrante de l’investissement global, les redevances sont considérées comme des frais de fonctionnement et n’entrent donc pas en compte dans le plan de financement de sa création d’entreprise en franchise. 

>>> Lire aussi : Fiche pratique : Redevance initiale forfaitaire, redevance publicitaire, redevance périodique, quelle différence ? 

Constituer son apport personnel 

La première étape du financement d’une création d’entreprise en franchise consiste donc à constituer son apport personnel qui doit représenter au minimum un tiers de l’investissement total du projet. Son montant varie donc selon le projet et peut aller de quelques centaines d’euros à plusieurs centaines de milliers d’euros.  

>>> Lire aussi : Peut-on ouvrir une franchise sans apport ?

L’apport personnel est principalement constitué de ses capitaux propres (livret A, plan d’épargne en action, livret d’épargne entreprise, plan d’épargne logement, etc.). Il existe cependant différentes manière de booster un apport personnel insuffisant comme : 

  • La love money qui consiste à solliciter ses proches et connaissances pour qu’ils investissent dans l’entreprise, soit sous forme de don soit par une prise de participation au capital.
  • Les aides pour entrepreneurs et prêts d’honneur
    • Le dispositif NACRE
    • Les prêts d’honneur accordés par Réseau Entreprendre, France Active, Initiative France et l’Adie
    • Les solutions proposées par BPI France
    • Le dispositif Pôle Emploi ARCE 
    • Les prêts obligataires comme ceux accordés par Monte ta Franchise
    • Le micro-crédit accordé par l’Adie
    • Les dotations de concours dédiés à la création d’entreprise
    • etc.
  • Le crowdfunding ou financement participatif
  • La franchise participative
  • Le leasing et le crédit-bail peuvent également être étudiés pour diminuer l’investissement global et donc le montant de l’apport personnel.

>>> Lire aussi : L'aide financière pour la création d'entreprise en 2020

Ces différentes solutions sont accessibles en fonction des profils d’entrepreneur et types de projet de création d’entreprise et nécessitent de prendre le temps de monter un dossier solide. Mais ce dossier sera une bonne base pour démarcher les banques par la suite. Attention, les charges de remboursement induites par les éventuels prêts sont à intégrer au business plan. 

Bon à savoir : Les CCI proposent un outil en ligne recensant les différentes aides à la création d’entreprise

Obtenir un financement bancaire

La seconde étape du financement d’une création d’entreprise en franchise est donc l’obtention d’un prêt bancaire pour compléter, le cas échéant, le financement nécessaire à la création de son entreprise. 

Un crédit professionnel qui est bien plus risqué qu’un crédit personnel, c’est pourquoi les banques sont particulièrement attentives aux garanties apportées par le demandeur. Au-delà de l’apport personnel, le porteur de projet devra présenter d’autres garanties apportées par le nantissement du fonds de commerce qui est quasi-systématique, une caution personnelle et une garantie bancaire d’un organisme de cautionnement. 

Le montage du dossier de financement

Pour obtenir un financement bancaire il va falloir convaincre son conseiller bancaire et lui donner les arguments pour permettre de défendre votre projet. Les banques sont sensibles à la qualité du dossier mais aussi, et peut être même davantage, au profil du créateur d’entreprise et à son implication dans le projet. Il convient donc, au delà d'avoir un apport suffisant, de bien avoir intégrer les tenants et aboutissants du projet et pouvoir démontrer sa bonne connaissance du système de la franchise et du réseau avec lequel on souhaite s’engager. La qualité du réseau, sa réputation, son ancienneté sont évidemment des éléments de poids. 

Le dossier de financement doit permettre au banquier de mesurer viabilité du projet et la capacité de l’entrepreneur à le mener à bien à travers : 

Une présentation du porteur de projet

Il convient de démontrer la cohérence de son projet professionnel ainsi que sa capacité, humaine et financière, à diriger une entreprise. Les documents pouvant être utilisés sont  : 

  • Un CV et une présentation de son parcours professionnel, de ses motivations à créer son entreprise ainsi que ses compétences utiles au projet. 
  • Les éléments financiers et patrimoniaux personnels : 
    • Avis d’imposition, 
    • Fiche patrimoniale, 
    • Etude de la situation personnelle et familiale 
    • Le cas échéant, les éléments financiers de sa précédente entreprise
    • etc.

Une présentation du réseau

Il s’agit de présenter les atouts du réseau, son positionnement sur le marché, son concept et son offre de formation et d’accompagnement, les performances des points de vente existants. Les documents pouvant être utilisés sont : 

  • La plaquette de présentation de la franchise
  • Le contrat de franchise ou DIP (Document d'information précontractuelle) 
  • Les comptes du franchiseur et/ou du site pilote
  • Tout document permettant de comparer le projet avec des points de ventes similaires existants,
  • etc.

Une présentation du projet

Pour convaincre la banque de financer le projet, celui-ci doit être détaillé au maximum avec : 

  • Un business plan comprenant : 
    • Une étude de marché réalisée par ses soins et pas seulement l’état local du marché fourni par le franchiseur
    • Un plan de financement indiquant clairement les besoins financiers de l’entreprise et les moyens de financement envisagés
    • Les prévisions financières : comptes prévisionnels et plan de trésorerie

>>> Lire aussi : Faire un business plan pour sa franchise

>>> Lire aussi : Réaliser une étude de marché locale en trois étapes

>>> Lire aussi : Quand, pourquoi et comment faire un prévisionnel financier ?

  • La situation du local
  • Une promesse de bail ou d’achat
  • Des plans et photos
  • Des devis de travaux d’aménagement
  • Le statut juridique choisi, 
  • La masse salariale envisagée
  • Dans le cadre d’une reprise : les motifs de la cession et les derniers bilans,
  • etc. 

>>> Lire aussi : Convaincre les banques quand on crée sa franchise

Se faire accompagner pour réussir sa demande de financements

Le dossier de demande de financement professionnelle doit être particulièrement soigné. Il est plus que conseillé de se faire accompagner, par son franchiseur, un comptable ou un courtier, afin de présenter un dossier solide, optimiser les coûts du crédit et, surtout, de se prémunir de mauvaises surprise en cas de défaillance dans le remboursement. 

La plupart des réseaux proposent un accompagnement à la recherche de financements. Certains disposent de partenariats avec des établissements bancaires, des experts-comptables ou des courtiers spécialisés dans le financement professionnel. Cette question de la recherche de financements fait partie des sujets à aborder impérativement avant même de s’engager avec un réseau.

>>> Lire aussi : A quel moment se faire accompagner quand on crée une franchise ?

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