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En Rhône-Alpes, une croissance supérieure à la moyenne nationale

22ème partie du dossier consacré à la croissance régionale

Publié le

Rhône-Alpes, au deuxième rang des régions françaises derrière l'Ile-de-France, fait partie des régions les plus dynamiques de France. Sa bonne santé économique provient pour l'essentiel de la croissance de son secteur tertiaire marchand et de l'industrie.


Avec 194 milliards d'euros de valeur ajoutée en 2011, Rhône-Alpes contribue à hauteur de 9,8% à la formation du produit intérieur brut français. « Entre 1990 et 2011, le développement des activités du tertiaire et le positionnement sectoriel de l'industrie contribuent à l'amener au premier rang des régions de province pour le PIB par emploi » note l'Insee.

En comptabilisant l'Ile-de-France,
la région occupe le second rang national, après l'Île-de-France et devant Provence-Alpes-Côte d'Azur.


20 ans de croissance en Rhône-Alpes

Entre 1990 et 2011, la richesse rhônalpine a augmenté de 1,6% par an en volume, soit un rythme de progression très légèrement supérieur à celui de la France métropolitaine (+ 1,5%). « Sur ces vingt dernières années et malgré des fluctuations un peu plus marquées, le chemin de croissance de la région reste lié aux variations de la conjoncture nationale » note l'Insee.

Entre 1990 et 2011, Rhône-Alpes a ainsi connu deux récessions en 1993 et 2008, mais aussi comme l'Ile-de-France, un ralentissement économique au début des années 2000. La région totalise donc trois périodes de recul ou de ralentissement prononcé de la croissance ces vingt dernières années entrainant une forte chute de l'activité. «
C'est le cas lors des deux crises nationales des années 1993 et 2008. C'est aussi le cas lors du ralentissement économique du début des années 2000. Celui-ci a fortement affecté la région, avec une diminution ponctuelle du PIB de - 0,4% en 2002. Au niveau national, la croissance restait positive (+ 0,9 %). »

Depuis 1990, la région a été également marquée par une évolution de sa structure économique. Ici comme ailleurs, la désindustrialisation des territoires couplée aux mouvements d'externalisation des activités de l'industrie au profit du tertiaire a largement tertiarisé le profil économique rhône-alpin. Cette tertiarisation a également été accompagné d'un fort recul du monde agricole.


Le tertiaire marchand et l'industrie, principaux secteurs porteurs de croissance

En Rhône-Alpes, l'importance croissante du tertiaire marchand au fil des années a largement influé sur sa vitalité économique. Secteur moteur pour l'économie régionale, le tertiaire marchand concentre 54% de la valeur ajoutée régionale en 2011 (contre 50% vingt ans plus tôt). « La surreprésentation de ce secteur s'accompagne par ailleurs d'un rythme de croissance légèrement supérieur dans la région à celui de la France de province (+ 2,0% en moyenne annuelle sur 1990-2011 contre + 1,8%). »

Ce dynamisme est surtout portée par la progression de la valeur ajoutée dans le secteur du commerce (+ 2,3% contre + 1,8% pour la France de province), mais aussi l'importance croissante des activités scientifiques et de soutien aux entreprises.

À l'inverse, la valeur ajoutée dans le secteur des activités immobilières, «
représentant un quart du tertiaire marchand régional, affiche une évolution plus faible dans la région, de + 1,0% par an en moyenne (contre + 1,2% en France de province). »

L'autre particularité de la région tient au poids économique important de l'industrie. Ainsi, avec un total de 433.400 emplois en 2011, Rhône-Alpes est la seconde région industrielle de France. En 2011, le secteur industriel représentait 19% de l'ensemble de la valeur ajoutée régionale (contre 14% en moyenne nationale et 16% hors Île-de-France).

Et si l'industrie régionale a perdu en 20 ans un quart de ses effectifs salariés, sa valeur ajoutée ne faiblit pas, au contraire. Entre 1990 et 2011, elle a enregistré une croissance de + 1,8% par an, soit une performance nettement plus élevée que la moyenne nationale (+ 1,1%) et que la moyenne de France de province (+ 1,3%). Ce fort dynamisme industriel est essentiellement porté par le sous secteur de la fabrication de machines, de matériel électrique et électroniques qui progresse de + 3,8% en moyenne annuelle (contre + 3,1% en France de province).


Un tertiaire non marchand sous-représenté

Le tertiaire non marchand (administration, enseignement et santé) affiche un poids inférieur à celui de la France de province en Rhône-Alpes et ce, malgré une évolution régulière de + 1,4% par an (contre + 1,1% en France de province) sur vingt ans. Curieusement note l'Insee, « en dépit d'une population en forte croissance (+ 17,6% entre 1990 et 2011) et de l'attractivité résidentielle et touristique de Rhône-Alpes, l'économie présentielle réunissant l'ensemble des services destinés à la satisfaction des besoins des habitants (comme le commerce ou l'administration publique) ne s'est pas beaucoup plus développée (en poids relatif) dans la région qu'en France de province. »

Ceci étant, cette faiblesse de l'économie présentielle est contrebalancée par le développement des fonctions dites métropolitaines dans le sillage des grandes métropoles du territoire (Lyon, Grenoble mais aussi Genève). Ces fonctions métropolitaines pesaient en 2011 quelque 26,5% de l'emploi total en Rhône-Alpes (contre 22,0% pour la métropole hors Île-de-France).

Et comme le note l'Insee, ces fonctions spécifiques «
s'appuient sur un niveau de qualification élevé des actifs et génèrent une forte valeur ajoutée » : Activités de gestion (13,4% de la valeur ajoutée totale en Rhône-Alpes contre 11,9% pour la métropole hors Île-de-France), prestations intellectuelles (3,7% contre 2,9%), activités de conception-recherche (3,2% contre 2,2%) ou du commerce inter entreprises (4,1% contre 3,3%).

«
De même, la spécialisation accrue de la région dans le domaine des nouvelles technologies à Grenoble ou de la recherche pharmaceutique à Lyon permet d'augmenter significativement le niveau du PIB par emploi régional. » Ceci explique notamment pourquoi, le PIB par habitant s'élève à 30.700 euros en Rhône-Alpes en 2011, « soit un niveau équivalent à celui de la France métropolitaine et nettement plus élevé que l'ensemble des régions provinciales (où il atteint 26.600 euros) ».

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