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En Corse, la plus forte croissance économique depuis vingt ans

9ème partie du dossier consacré à la croissance régionale

Publié le

La Corse enregistre la plus forte croissance des régions françaises depuis 20 ans. Et si depuis la crise de 2008-2009, la croissance marque le pas, elle reste largement supérieure au rythme national sauf en 2011.

La Corse fait exception en France. De 1990 à 2011, la croissance de l'économie y a été la plus forte de France métropolitaine. « Le produit intérieur brut (PIB) progresse de 2,3% par an en volume, contre 1,4% en France de province. » Bien évidemment en 20 ans, la Corse a connu différentes situations économiques. En effet, entre 1990 et 1997, la Corse enregistre une croissance inférieure à celle de province (1,0% par an en volume contre 1,3%), mais à partir de 1997, l'ile de beauté met les bouchées doubles : entre 1997 et 2008, sa croissance en volume est de 3,3% par an (contre 1,8% en province).

Et durant les premières années de la crise, entre 2008 et 2010 ? La Corse poursuit sur sa lancée avec une progression de 2,4%, contre - 1,1% en province. «
En revanche, l'année 2011 marque une nette inflexion, avec une croissance de seulement 1,0% (contre 2,3% en province). L'économie régionale se classe désormais à la 20e place des régions métropolitaines en termes de croissance, alors qu'elle occupait les toutes premières places les années précédentes. Il faut remonter à l'année 1996 pour retrouver un tel classement. » Comment expliquer ce fort dynamisme jusqu'en 2010 ?

En fait, selon l'Insee, cela est porté en grande partie par la répartition sectorielle de son économie atypique, «
sans équivalent parmi les régions métropolitaines, avec un tissu industriel très restreint et une économie fortement tertiarisée », mais aussi à une démographie très dynamique du fait des flux migratoires. « L'économie insulaire se caractérise aussi par la forte autonomie de ses entreprises. Rares sont les emplois insulaires dépendant d'un centre de décision externe, donc soumis à une contagion de la récession. » Sa résistance aux aléas conjoncturels s'en trouve confortée. « Mais les effets de la crise commencent à se ressentir en 2010 et 2011 où la croissance en volume, bien que toujours positive, devient inférieure à la croissance métropolitaine. » Ce retour de manivelle est essentiellement du à la recrudescence du chômage sur l'ile.

Un territoire fortement tertiarisé

Sachant que la croissance économique des valeurs ajoutées de ces dernières années est principalement portée par le tertiaire, la Corse profite à plein de sa forte tertiarisation pour booster sa croissance. « Ainsi, entre 2000 et 2010, la partie marchande de ces activités contribue pour 55% à la croissance régionale, soit un taux supérieur à leur part dans la valeur ajoutée de la région (52,0%). » Territoire touristique s'y en est, les sous-secteurs les plus dynamiques de Corse sont ceux de l'hébergement-restauration (contribution de 13% pour une part de 7%) et du commerce (27% pour une part de 15%). Selon l'Insee, la construction est également un secteur clé de l'économie insulaire. « Depuis 1999, elle contribue pour 15% à la croissance du PIB en volume. Son poids dans la valeur ajoutée est de loin la plus forte des régions métropolitaines (8,8% contre 5,6% en moyenne de province en 2011). »

Ce poids économique s'explique par le dynamisme des constructions de logements mais aussi des travaux publics qui ont bénéficié depuis 2003 du Programme exceptionnel d'investissement (PEI). «
Les fonds européens concernant l'aménagement du territoire (transports et infrastructures) sont aussi un facteur expliquant ce dynamisme ».

Une démographie favorable

La Corse bénéficie d'une démographie favorable. « En effet, l'île fait partie des régions de métropole où la progression de la population est la plus élevée entre 1990 et 2010 ». Ceci booste clairement l'économie locale, puisque l'activité développée sur l'ile répond à des besoins croissants. Ceci étant, gros bémol : l'accroissement démographique en Corse est dû uniquement aux apports migratoires car la fécondité y est très faible.

Ces nouveaux arrivants sont en grande partie des retraités, ce qui a pour effet de créer de la valeur ajoutée, mais obère l'avenir. Ainsi, selon les projections de population corse, à l'horizon 2040 «
le rapport entre la population des 65 ans ou plus et celle, en âge de travailler, des 15-64 ans passerait de 31% en 2009 à 60% en 2040 (contre 48% en France de province). Mécaniquement, la part des actifs se réduira et se poseront alors de nouveaux enjeux, qui mobiliseront sûrement de nouveaux moteurs de croissance en lien avec le troisième âge. »

En 2011, les deux grandes aires urbaines de la région qui ont le plus absorbé de nouveaux arrivants sont Ajaccio et Bastia, elles abritent 61% de la population de l'île. Les autres aires urbaines comme celles de Porto-Vecchio, Calvi, Corte, Penta-di-Casinca, L'Île-Rousse, Propriano et Ghisonaccia représentaient, en 2011, 17% de la population de l'île.

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