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Combien gagnent les indépendants non salariés ?

4ème partie du dossier : " Indépendants non-salariés : qui êtes-vous ? "2ème

Publié le

En 2011, selon le panorama édité par l'Insee sur l'emploi et les revenus des indépendants le 11 février dernier, les non-salariés y compris auto-entrepreneurs (hors agriculture) retirent en moyenne 2.600 euros nets par mois de leur activité non salariée.

Dans l’ensemble des secteurs non agricoles (y compris auto-entrepreneurs), les indépendants non-salariés affichent une moyenne de revenus mensuels nets de 2.600 euros. Cette moyenne grimpe à 3.100 euros nets par mois pour les non-salariés « classiques » tandis qu'elle reste beaucoup moins élevée pour les auto-entrepreneurs à 460 euros par mois nets.

Des revenus très variables selon l'activité et le statut

Les revenus moyens des indépendants non salariés varient fortement selon l'activité exercée et le statut juridique utilisé. Parmi les activités les moins rémunératrices, l'on retrouve essentiellement les activités fortement développées sous le régime auto-entrepreneur. « Le commerce hors magasin, les activités artistiques et récréatives, les services personnels ou l’enseignement génèrent les plus bas revenus, de 540 euros à 1.050 euros en moyenne par mois » précise l'Insee. Ce faible niveau de revenu dans ces secteurs est très largement dépendant de la forte présence des auto-entrepreneurs, « l’activité non salariée constituant alors souvent une activité d’appoint. »

Le fait que l'activité non salariée reste complémentaire influence logiquement le niveau de revenus. «
Tous secteurs confondus (hors agriculture), les auto-entrepreneurs ne gagnent en effet que 460 euros par mois, contre 3.100 euros pour les non-salariés « classiques ». Cette parenthèse statutaire étant fermée, il n'en reste pas moins que certains secteurs sont moins rémunérateurs que d'autres pour les non-salariés « classiques ».

L'Insee note que par delà le statut, des concordances existent entre auto-entrepreneurs et non-salariés « classiques ». Ainsi, le commerce hors magasin (870 euros par mois), les arts, spectacles et activités récréatives (1.200 euros), la coiffure (1.260 euros), l’enseignement (1.460 euros) restent parmi les secteurs les moins rémunérateurs pour les entrepreneurs indépendants « classiques ». A cela s'ajoutent les taxis avec un revenu moyen de 1.410 euros en 2011. « À l’autre extrémité de l’échelle, les revenus moyens les plus élevés sont perçus dans les professions juridiques, par les médecins et dentistes ou dans le commerce pharmaceutique (de 7.840 euros en moyenne par mois pour ces derniers à plus de 9.000 euros pour les professionnels du droit). »


Les femmes non-salariées « classiques » gagnent moins que les hommes

Si les femmes non-salariées sont notablement moins nombreuses que les hommes, elles sont aussi bien moins bien rétribuées ! « Sur l’ensemble des secteurs non agricoles, les non-salariées « classiques » ont gagné en moyenne 2.540 euros par mois en 2011 contre 3.370 euros pour leurs homologues masculins, soit 24% de moins. » Ceci est d'autant plus étonnant que « contrairement aux salariées, les femmes non-salariées exercent dans des secteurs souvent plus rémunérateurs que la moyenne (professions libérales du droit et de la santé, notamment) » précise l'Insee. Et dans certaines professions, le différentiel homme-femme est encore plus net : près de 50% de moins dans les professions juridiques et 40% de moins chez les femmes médecins ! Comment expliquer ces fortes différences de revenus ? Selon l'Insee, deux principales hypothèses peuvent être évoquées. La première tient au fait que les femmes indépendantes non-salariées sont plus jeunes que leurs homologues masculins. Leur âge médian est ainsi de 44 ans contre 46 pour les hommes. Le handicap jeunesse des femmes est surtout notable dans les professions libérales les plus qualifiées (professionnels du droit, architectes, ingénieurs ou encore médecins). La seconde hypothèse tient au fait que les femmes totalisent par un nombre d’heures travaillées moindre sur l’année. « Les indépendantes déclarent en effet travailler 43 heures par semaine en 2011 contre 52 heures en moyenne pour les hommes, selon l’enquête Emploi ».

Des revenus en hausse entre 2006 et 2011 pour les non-salariés « classiques »

Si le nombre de non-salariés y compris auto-entrepreneurs a fait un bond entre 2006 et 2011 (+ 26%), dans le même temps, sur l’ensemble des secteurs non agricoles, le revenu moyen des non-salariés « classiques » a augmenté de 2,9% en euros constants, soit + 0,6% en moyenne par an. Cette hausse n'a pas été linéaire. Crise oblige, les revenus des non-salariés « classiques » ont connu un fort recul en 2008 puis ont rebondit en 2010 et 2011 (+ 6% sur deux ans). « Il retrouve ainsi en 2011 le niveau atteint en 2007, à la veille de la crise économique. » Le rebond de 2010 et 2011 s'explique par deux effets leviers : le retour même timide de la croissance de l'activité économique, et, par effet ricochet du succès des auto-entrepreneurs, une montée en gamme des prestations des non-salariés classiques. « En attirant un nombre croissant de non-salariés ayant de faibles revenus, l’auto-entreprenariat crée un effet de sélection parmi les autres non-salariés, jouant à la hausse sur le revenu moyen de ces derniers ». L'autre effet induit du succès de l'auto-entreprenariat est la baisse du revenu moyen pour l’ensemble des non-salariés y compris auto-entrepreneurs, sur la période 2006-2011 (- 14% en euros constants). « Entre 2009 et 2011, le revenu moyen des auto-entrepreneurs, quant à lui, reste stable en euros constants. »


Outre les aléas économiques de ces dernières années et le succès rencontré par le régime auto-entrepreneur, l'Insee note également une situation contrastée selon les secteurs d'activité. Ainsi, dans la construction, les revenus des non-salariés « classiques » ont continué de baisser fortement après 2008. « En cinq ans, les artisans « classiques » du bâtiment ont ainsi perdu 11% de leur revenu d’activité (en euros constants). »

Les autres secteurs à la baisse sont les métiers de bouche (-
5%), les taxis et transporteurs routiers de fret, le commerce et la réparation d’automobiles, la pharmacie ou l’architecture-ingénierie. À l’inverse, le revenu moyen s’est accru de plus de 15% dans l’information-communication, de plus de 10% dans les arts, spectacles et activités récréatives et les professions de santé (médecins, dentistes et infirmiers libéraux).

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