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Revenus des indépendants : l'Insee fait les comptes

Chifres publiés par l'Insee le 10 janvier dernier

Publié le

Le 10 janvier dernier, l'Insee publiait une série de chiffres sur les revenus d'activité des indépendants en 2011. On y apprend que les indépendants "classiques" et les auto-entrepreneurs s'en sortent mieux qu'auparavant, mais pour l'ensemble des non-salariés, la tendance est à la baisse des revenus d'activités.

Fin 2011, la France comptait plus de 2,3 millions de personnes exerçant une activité non salariée, hors secteur agricole. « Entrepreneurs individuels (y compris auto-entrepreneurs), professionnels libéraux ou gérants majoritaires de société, la moitié d’entre eux se répartit entre le commerce et l’artisanat commercial (20 %), la santé (16 %) et la construction (14 %) » explique l'Insee.

Le reste se répartit à hauteur de plus d’un non-salarié sur quatre dans les services aux particuliers (restauration, hébergement, arts et spectacles, coiffure, soins de beauté et autres services personnels) ou dans les activités spécialisées scientifiques et techniques (professions juridiques, comptables, conseil de gestion, architecture, ingénierie, publicité, design, etc.). « À l’opposé, seuls 4 % des indépendants travaillent dans l’industrie (hors artisanat commercial). » Parmi les 2,3 millions d'indépendants, 416 000 sont auto-entrepreneurs, soit 75 000 de plus que fin 2010. Globalement, 300 000 indépendants occupent en parallèle un emploi salarié.



37 200 € en moyenne pour les indépendants « classiques », 5 430 € pour les auto-entrepreneurs


En 2011, les indépendants « classiques » ont perçu selon les chiffres de l'Insee un revenu d'activité d'en moyenne 37 200 € annuels.
Sous ce chiffre global se cachent toutefois de grandes disparités. Ainsi, en bas de l’échelle des rémunérations, « un indépendant sur dix déclare un revenu nul car il n’a pas dégagé de bénéfices ou se rémunère sous forme de dividendes, un sur quatre a un revenu annuel inférieur à 8 650 euros et la moitié déclare moins de 21 600 euros annuels ».

A l'autre extrémité des revenus, « un indépendant sur quatre perçoit plus de 44 600 euros et un sur dix dégage un revenu annuel dépassant 84 300 euros. » Clairement, les indépendants « classiques » sont loin d'être tous logés à la même enseigne ! Parmi les activités les plus rémunératrices, l'on trouve comme en 2010, les professions juridiques (113 600 euros) et les professions dans le commerce pharmaceutique (94 000 euros), suivis par les professions libérales de santé (69 700 euros). Les activités les moins rémunératrices changent peu d'une année sur l'autre. Il s'agit des activités artistiques et récréatives, la coiffure, les taxis ou l’enseignement qui « génèrent les plus faibles revenus annuels, de 14 400 à 17 500 euros en moyenne sur l’année 2011 »

Du côté des
indépendants sous statut auto-entrepreneur, les revenus sont largement moins conséquents avec en moyenne 5 430 € perçus en 2011, soit 2,1 % de plus qu’en 2010. « Le faible niveau de revenu des auto-entrepreneurs est en partie dû aux plafonds imposés sur les chiffres d’affaires réalisés mais aussi au fait qu’il s’agit souvent d’une activité d’appoint » précise l'Insee. Ainsi, fin 2011, près d’un auto-entrepreneur sur trois cumule cette activité avec un travail salarié (contre un indépendant classique sur dix). Le revenu d’activité global de ces pluriactifs (incluant le salaire) atteint 23 000 euros annuels en 2011, dont moins d’un sixième (3 700 euros) sont des revenus non salariaux. Les auto-entrepreneurs n’exerçant pas d’activité salariée ont perçu 6 120 euros en moyenne sur l’année.

Un revenu moyen globalement en amélioration


Entre 2010 et 2011 selon l'Insee, « le revenu moyen augmente de 1,6 % en euros constants pour les indépendants classiques et de 2,1 % pour les auto-entrepreneurs. Cependant, il diminue de 1,9 % pour l’ensemble des indépendants car la part des auto-entrepreneurs s’accroît : en 2011, ils représentent 18 % de l’ensemble des non-salariés. » Dans le détail, chez les indépendants classiques, le revenu annuel en 2011 a augmenté de 1,6 % en euros constants, « poursuivant sa remontée entamée depuis trois ans, après le fort recul enregistré en 2008. »

Cette nouvelle hausse ramène les rémunérations au même niveau qu'en 2007, à la veille de la crise économique. Là encore, tous les indépendants « classiques » ne sont pas logés à la même enseigne. Certaines professions progressent fortement tandis que d'autres stagnent voire régressent. Parmi les professions qui augmentent le plus, l'Insee cite notamment celles liées à l’information et la communication, « qui regroupent notamment les activités de programmation et conseil en informatique ainsi que l’édition et l’audiovisuel » en progression de 6,9 % en euros constants. Viennent ensuite les arts, spectacles et activités récréatives (+ 6,1 %), et les activités juridiques (+ 5,6 %). Dans l’industrie, les rémunérations progressent également (+ 2,0 %), comme dans le commerce de gros ou de détail. À l’opposé, elles sont en net repli pour les métiers de bouche tels que bouchers ou boulangers (- 4,3 %), le commerce et la réparation d’automobiles (- 3,8 %), l’hébergement et la restauration (- 2,3 %) ou les taxis.

Dans la santé, les revenus restent stables, tandis que dans la construction, « après trois années consécutives de baisse, les rémunérations des indépendants « classiques » se redressent légèrement. »

Les femmes toujours moins bien rémunérées


Selon les chiffres de l'Insee, les femmes restent largement minoritaires chez les non-salariés : « même si leur présence s’accroît progressivement, elles ne forment qu’un tiers des effectifs en 2011, alors qu’elles représentent presque la moitié des salariés. » Ceci étant, la proportion féminine varie en fonction du statut de 40 % pour l’auto-entreprenariat a 35 % pour les créateurs classiques. En plus d'être moins nombreuses que les hommes, les femmes sont aussi bien moins rétribuées : « parmi les indépendants classiques, elles ont gagné en moyenne 30 500 euros en 2011 contre 40 400 euros pour les hommes, soit un quart de moins. » Ceci est d'autant plus étonnant que les femmes indépendantes « classiques » exercent souvent dans les secteurs réputés rémunérateurs (professions libérales de santé, notamment).

« Aussi, à secteur d’activité donné et caractéristiques comparables, le revenu des femmes non salariées est inférieur d’un tiers à celui des hommes. » Lot de consolation pour les femmes, « le revenu des indépendantes progresse toutefois plus rapidement que celui de leurs homologues masculins : après une forte hausse entre 2009 et 2010, il augmente de 2,2 % entre 2010 et 2011, contre 1,5 % pour les hommes. »

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