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Economie collaborative : une nébuleuse mal connue selon l'Ifop

3ème partie du dossier consacré à l'économie collaborative

Publié le

Si la nébuleuse collaborative envahit l'ensemble des secteurs économiques, les Français ne sont pas forcément au fait du phénomène même s'ils s'y inscrivent selon les conclusions du premier observatoire de de l’Economie Collaborative des sites «A little».


Co-voiturage, Couchsurfing, autopartage entre particuliers, coworking, colunching, jobbing, troc de vêtements, crowdfunding… sous ces termes souvent à consonances anglophones, les Français ont du mal à s'y retrouver. Mais cela ne veut pas dire qu'aujourd'hui les Français sont à la traine en terme de nouveaux usages. Au contraire même ! C'est à cette conclusion somme toute assez paradoxale qu'amenait en avril dernier la première vague d'enquête* réalisée par l'IFOP pour A little Market.

Un décalage entre connaissance et usages

La première édition de l'Observatoire de l’Economie Collaborative pointe un décalage entre la connaissance de l'économie collaborative et ses usages : « Si un quart seulement des personnes interrogées ont déjà entendu parler d’économie collaborative, plus de sept Français sur dix en sont adeptes. » Clairement, alors que l’économie collaborative apparaît ancrée dans leurs habitudes de consommation, la majeure partie des Français ne connait pas le terme !

Dans le détail, sur le panel de 1.002 personnes, représentatif de la population française âgée de 18 ans et plus, interrogé par l'IFOP, 77% a en effet déjà acheté ou loué des biens auprès de particuliers sur Internet, et 23% acheté ou loué des services. « De nombreux adeptes de cette pratique se trouvent parmi les cadres supérieurs (87%) et les employés (85%). La propension à pratiquer l’économie collaborative s’accroît par ailleurs avec la taille du foyer (73% au sein des mono ménages contre 93% lorsque le foyer compte cinq personnes ou plus). »

Parmi eux, 71% déclarent avoir déjà acheté un objet d’occasion et 36% ont déjà acheté un objet neuf fabriqué par un particulier ou un artisan. Par ailleurs, 71% du panel ont déjà vendu ou loué des biens ou des services à d’autres particuliers sur Internet. « Ainsi, 68% ont déjà vendu un objet d’occasion, 15% ont vendu un service, 11% ont proposé un bien à la location et 10% ont déjà vendu un objet qu’ils avaient eux-mêmes fabriqué. »

Curieusement, et malgré la crise, parmi ces cybervendeurs, l'on retrouve globalement une sur-représentation des Français âgés de 35 à 49 ans (80%) et de personnes dont le foyer perçoit un revenu mensuel compris entre 3.000 et 4.000 euros (81%), ce qui tend à prouver que le manque de moyens n'est pas forcément la pierre angulaire de la démarche.

Des motivations principalement économiques mais pas seulement

Si comme le note l'observatoire, 80% des personnes qui achètent ou louent des bien et services citent les économies réalisées comme principale motivation, « d’autres critères entrent cependant en compte, tels que le souhait de consommer hors des circuits commerciaux traditionnels (24%), la perspective de permettre à des personnes comme eux de se constituer un complément de revenus, l’envie de consommer de manière plus respectueuse de l’environnement (15%) ou encore le contact humain généré par ces transactions (7%). »

Côté vendeurs, 57% des personnes qui vendent ou louent des biens et des services à d’autres particuliers mettent en avant le fait que cette pratique leur offre la possibilité de se constituer un complément de revenus. «
Cet argument est particulièrement mis en avant par les moins de 35 ans (69%) et les personnes les plus modestes (64%). Le caractère humain (rendre service et contact) de l’échange arrive au second plan (24%), ainsi que la motivation environnementale (recyclage) à 31%. »

Globalement, et cela est très intéressant pour les enseignes développées en franchise, « un français sur deux considère aujourd’hui que ce modèle représente l’avenir de l’économie et du commerce ». Une proportion importante qui s'explique notamment par le fait qu'aux yeux des personnes interrogées, l’économie collaborative incarne avant tout un moyen d’« acheter malin » dans un contexte économique difficile. «
Ainsi 74% considèrent qu’elle est réellement avantageuse en matière de pouvoir d’achat. »

Outre l'achat « malin », l'économie collaborative véhicule l’image d’un système économique de proximité (72%) voire à visage humain (pour 68% des personnes interrogées), deux notions sur lesquelles travaillent activement la grande distribution d'ailleurs. « Enfin, ce modèle dans lequel l’usage des biens et des services prédomine sur la propriété est également perçu comme plus respectueux de l’environnement (61%). »

Un véritable vivier d'emplois

Le dernier point positif mis en avant par l'observatoire tient au fait que pour bon nombre de personnes (44%), l'économie collaborative « pourrait déboucher sur l’entrepreneuriat et constitue de ce fait un véritable vivier d’emplois. » Or à l'heure où le chômage est en embuscade, ce point là est nécessairement porteur de valeurs ! « Près d’un tiers des personnes qui vendent ou louent des biens et des services sur Internet souhaiteraient que cette activité soit davantage qu’un loisir : 24% (34% des Français les plus modestes et 41% des 18-24 ans) souhaiteraient y consacrer une part significative de leur temps pour en faire un vrai complément de revenus, tandis que 5% aspirent à en faire leur activité à plein temps. » Pourquoi ne se lancent-ils pas ?

Principalement par manque d’objets ou de services à proposer (49%), mais aussi par manque de temps (38%) et par peur des formalités administratives (26%). « Emblématique du souhait des Français de « consommer malin » dans un contexte de crise, l’économie collaborative ne saurait être perçue comme une pratique temporaire et tributaire de la conjoncture. En effet, de nombreux Français considèrent que, loin d’être une mode éphémère, ce modèle est appelé à perdurer et à se développer pour, à terme, générer des emplois » conclut l'observatoire.

*Etude réalisée par l'Ifop pour A little Market auprès d’un échantillon de 1.002 personnes, représentatif de la population française âgée de 18 ans et plus. La représentativité de l’échantillon a été assurée par la méthode des quotas (sexe, âge, profession de la personne interrogée) après stratification par région et catégorie d’agglomération. Les interviews ont eu lieu par questionnaire auto-administré en ligne (CAWI - Computer Assisted Web Interviewing) du 27 au 31 mars 2014.
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