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Le 10 juin, lundi de Pentecôte : férié ou pas ?

Pourquoi travailler le lundi de Pentecôte ?

Publié le
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En ce 10 juin 2019, lundi de Pentecôte, certains d’entre nous resterons bien au chaud sous la couette pendant que d’autres prendront la route du bureau. Concluant le Temps pascal, cette fête d’origine juive et chrétienne était chômée jusqu’en 2003. Un épisode meurtrier de canicule aura pour conséquence l’instauration d’une Journée de solidarité le lundi de Pentecôte, pendant laquelle les salariés sont invités à travailler sans rémunération. Une mesure qui s’est ensuite assouplie, le lundi de Pentecôte redevenant férié… Mais pas forcément chômé ! Alors, le lundi de Pentecôte, un jour férié ou non ? Explications.

Le lundi de Pentecôte, un jour férié d’origine juive et chrétienne

Célébrée depuis le IVe siècle, la Pentecôte puise son origine dans la célébration juive de Chavouot et est commémorée le septième dimanche après le dimanche de Pâques et sera reprise dans le Nouveau Testament. Devenue fête chrétienne, elle représente l’un des temps forts du calendrier, en ce qu’elle célèbre la venue du Saint-Esprit aux Apôtres.

Dans la Bible, sept semaines après la résurrection de Jésus et dix jours après son Ascension, les Apôtres étaient réunis au Cénacle, là où avait déjà eu lieu la Cène, le dernier repas du Christ. Soudainement, des langues de feu s’abattent du ciel, ils se mirent à parler d’autres langues : c’est le Saint-Esprit, le troisième pilier après le Père et le Fils, qui se manifeste à eux. La mission des Apôtres est désormais de prêcher la parole Sainte partout dans le monde.

Sous Charlemagne, la Pentecôte devient une fête d’obligation, ce qui signifie que les fidèles ont l’obligation de se rendre à la messe en ce jour. Elle est suivie du lundi de Pentecôte, un jour qui a été déclaré férié depuis le concordat de 1801, et le restera jusqu’en 2004, jusqu’à l’instauration de la Journée de solidarité envers les personnes âgées.

>> Lire aussi : Tout savoir sur Pâques

La Journée de solidarité envers les personnes âgées

En été 2003, une canicule sans précédent s’abat sur la France et une partie de l’Europe et en dehors de l’Espagne, c’est dans l’Hexagone que les températures les plus hautes sont enregistrées, et que la vague de chaleur dure le plus longtemps.

15 000 personnes décèdent pendant cet épisode de canicule exceptionnel, dont une majeure partie sont des personnes âgées. En réaction, Jean-Pierre Raffarin, alors 1er ministre, demande au gouvernement de voter une loi pour financer la solidarité envers les personnes âgées, qui s’inspire d’un financement de la dépendance instauré en Allemagne en 1994, par la suppression d’un jour férié et chômé.

Le principe ? Les salariés travaillent le lundi de Pentecôte sans percevoir de rémunération et de leurs côtés, les employeurs reversent 0.30% de la masse salariale brute à la Caisse nationale de solidarité pour l’autonomie, créée à cette occasion. Une mesure qui s’est assouplie, mais qui continue d’avoir ses détracteurs.

2004- 2008 : le lundi de Pentecôte férié mais non chômé

Jusqu’en 2004, le lundi de Pentecôte était l’un des 11 jours fériés légaux fixés par le Code du travail et il était usuellement chômé, bien qu’en réalité seul le 1er mai, jour de la Fête du Travail, soit obligatoirement chômé et payé. https://inspection-du-travail.com/jours-feries/lundi-pentecote/

La loi du 30 juin 2004 choisit le lundi de Pentecôte pour instaurer la journée supplémentaire de travail pour les salariés du privé comme du public, qui finance ainsi la solidarité envers les personnes âgées et dépendantes. Néanmoins, la loi prévoyait une certaine souplesse : les salariés n’étaient pas forcément obligés de venir travailler le lundi de Pentecôte, ils pouvaient préférer un autre jour férié (à l’exception du 1er mai) ou un jour de RTT. Jusqu’en 2008, le lundi de Pentecôte n’était donc plus chômé, mais resté férié, comme l’a rappelé le Conseil d’État en 2005. Une mesure qui ne passe pas forcément bien auprès des salariés et des syndicats.

Depuis 2008, le lundi de Pentecôte est chômé

En 2008, il est décidé d’abandonner le lundi de Pentecôte comme date de référence pour la Journée de solidarité, le gouvernement préférant rendre celle-ci indépendante d’un jour férié. Le lundi de Pentecôte redevient donc férié et chômé et les employeurs peuvent donc désormais fixer librement la date du jour travaillé pour la solidarité, ou se référer à la convention collective ou l’accord d’entreprise pour le déterminer.

Plusieurs options s’offrent à eux : offrir purement et simplement la journée aux salariés, demander aux salariés de se voir retirer un RTT, un jour de congé ou une journée de travail sur leur rémunération annuelle, ou encore de faire des heures supplémentaires. Certaines entreprises, comme la SNCF, ont fait le choix de lisser la Journée de la solidarité sur l’année. Résultat, les salaries de la SNCF sont amenés à travailler 1 minute et 52 secondes en plus chaque jour. Les retraités sont eux amenés à contribuer depuis 2013.

Dans tous les cas, les employeurs continuent de reverser 0.30% de leur masse salariale brute à la CNSA. Depuis l’instauration de la Journée de solidarité au lundi de Pentecôte, la mesure a rapporté 31 milliards d’euros, 3.1 milliards d’euros en 2017.

À quoi sert l’argent récolté le lundi de Pentecôte ?

L’argent récolté grâce à la journée de travail non payé des salariés est affecté à deux postes : la majeure partie finance la contribution de solidarité économie, qui sert à payer la dépendance des personnes âgées et handicapées, le reste sert à financer l’allocation personnalisée autonomie l’APA.  

Sur les 3.1 milliards d’euros perçus en 2017, 75 millions n’auraient pas été utilisés. La CNSA affirme que cet argent restait dans ses caisses, alors que l’Association des directeurs au service des personnes âgées, dénonce quant à elle le détournement de plus de 4.5 milliards d’euros en 11 ans.

La Journée de solidarité, une mesure encore contestée aujourd’hui

Selon une étude réalisée par le groupe Randstad, seuls 20 à 30% des effectifs sont présents à leur poste le lundi de Pentecôte, mais il n’en demeure pas moins un profond sentiment d’injustice quant à la suppression d’une journée de travail sur la fiche de paie. La CFDT y voit « un mode de financement injuste qui repose principalement sur la contribution des seuls salariés ». Que penser également de l’inéquitable application du dispositif, quand certains doivent venir travailler gratuitement une journée entière, alors que d’autres se contentent de travailler 1min52 de plus par jour ? La question reste posée…


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