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L’entrepreneuriat social et solidaire : pourquoi ? Comment ?

Qu'est-ce que l'économie sociale et solidaire peut apporter à l'économie ?

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Il était à l’honneur lors du dernier Salon des Entrepreneurs de Paris, l’entrepreneuriat social et solidaire apparaît désormais plus comme une véritable vague de fond que comme une tendance à la marge dans le monde de l’entreprise. En effet, non seulement l’économie sociale et solidaire et créatrice d’emplois, de richesses et de valeurs, mais en plus elle attire de plus en plus d’entrepreneurs et de salariés. Quel est le poids de l’économie sociale et solidaire en France ? Qu’est-ce que l’entrepreneuriat social et solidaire ? Qu’est-ce que ce modèle économique peut apporter au reste des entreprises ? Dans quel écosystème évolue-t-il ? Nos réponses sur l’entrepreneuriat social et solidaire.

L’économie sociale et solidaire (ESS) en chiffres

  • 7% des entreprises françaises sont des entreprises sociales et solidaires ;
  • Elles sont à l’origine de 14% des emplois ;
  • L’emploi dans l’ESS a progressé de 24% entre 2000 et 2017, contre +4,5% dans le reste du secteur privé, hors ESS ;
  • Les entreprises sociales et solidaires génèrent ainsi 10% du PIB.

En outre, selon une étude réalisée par Empow’Her, une organisation qui promeut l’égalité femmes-hommes :

  • Le budget moyen des structures de l’entrepreneuriat social et solidaire est de 500 000€ : ce ne sont donc généralement pas des petites structures sans importance.
  • D’ailleurs, les entreprises sociales et solidaires comptabilisent une moyenne de 10 équivalents temps-plein par structure.
  • 60% des entrepreneurs, dont une part importante a moins de 2 ans d’activité, dégagent un revenu de leur activité !
  • Le seuil de rentabilité atteint plus rapidement dans l’ESS que dans les autres secteurs.

Enfin, par exemple, sur la seule Région Centre Val de Loire, l’économie sociale et solidaire représente à elle seule 90 000 emplois et 19 millions d’euros de budget pour la région.

Entrepreneuriat social : éléments de définition

Entrepreneuriat social et solidaire : définitionUne entreprise sociale et solidaire est une entreprise qui considère le profit non comme une fin mais comme un moyen pour atteindre des objectifs sociaux et/ou environnementaux. Et ce, tout en adoptant une gouvernance intégrant au maximum ses parties prenantes et en réduisant les inégalités. Ainsi, une entreprise sociale et solidaire repose sur trois piliers fondamentaux :

  • Profits réinvestis dans l’entreprise (investissement, réserve, etc.) ;
  • Echelle des salaires encadrée (par exemple, cas très classique : le salaire le plus élevé ne peut dépasser 10 ou 20 fois le salaire le plus faible) ;
  • Rémunération limitée du capital.

Deux exemples d’entreprises sociales et solidaires : Juratri et Chèques déjeuner

Juratri (Groupe Demain, désormais) est une entreprise spécialisée au départ dans le tri et le recyclage des déchets industriels, électriques et électroniques en particulier. Aujourd’hui, en plus de cette activité de recyclage, l’entreprise propose également des prestations de rénovation énergétique et d’éco-construction. Son objet est donc déjà responsable et orienté vers le développement durable. Mais en plus, elle œuvre pour l’insertion des personnes éloignées de l’emploi (handicapés notamment). Ainsi, plus de 50% de ses 160 salariés sont en insertion. Par ailleurs, son mode de gouvernance intègre les salariés qui sont 34 à participer aux décisions stratégiques. L’entreprise est un leader régional et réalise un chiffre d’affaires de près de 8 millions d’euros, en progression constante depuis sa création.

Chèques déjeuner est également une entreprise sociale et solidaire, bien que peu de personnes le sachent ! En effet, Chèques déjeuner est une Scop, depuis sa création en 1964, sa gestion est démocratique (1 salarié = 1 voix), la rémunération du capital y est limitée et les résultats sont redistribués aux sociétaires. L’entreprise est le 3ème mondial sur le marché des titres !

Ces deux exemples emblématiques prouvent que l’entrepreneuriat social et solidaire est tout le contraire d’un projet déconnecté de la réalité porté par des illuminés : il s’agit au contraire d’une démarche visant la performance et la rentabilité, comme n’importe quelle entreprise. Seul le logiciel change.

Quel intérêt pour les autres entreprises ?

« L’entrepreneuriat social et solidaire se présente comme un candidat crédible pour faire émerger de nouvelles pratiques managériales, créatrices de valeur sociale ou sociétale. Selon le CEGES3, les entreprises de l’économie sociale et solidaire (…) constituent le terreau de mise en œuvre des valeurs de la RSE et du Développement Durable. » (lire l’article en entier ICI).

>> Lire aussi : RSE : zoom sur la Responsabilité Sociétale des Entreprises

De fait, les entreprises sociales et solidaires, contrairement aux associations, visant la rentabilité, leurs pratiques, processus et modes de gouvernance peuvent ainsi inspirer les autres entreprises, en particulier celles qui souhaitent s’engager dans une démarche de Responsabilité Sociétale des Entreprises (RSE). Et ce, car ces pratiques ont prouvé leur efficacité dans un modèle économique performant et dégageant des bénéfices.

Dans un contexte économique et social dans lequel les consommateurs sont de plus en quête de sens et de valeurs, toutes les entreprises, même non ESS, ont intérêt à mettre en place ce type de démarches et de rapprochements.

>> Lire aussi : Consommation : les Français se convertissent au durable et au vert
>> Lire aussi : 58% des Français prêts à payer plus cher pour un produit responsable

Des achats et partenariats responsables

Les entreprises sociales et solidaires peuvent également directement intégrer la démarche RSE d’autres entreprises, en en devenant fournisseurs et partenaires. En d’autres termes, une entreprise peut valoriser sa démarche RSE en sollicitant une entreprise sociale et solidaire comme fournisseur ou partenaire (par exemple pour le retraitement de ses déchets, la livraison de ses produits, le service après-vente, le recyclage de ses produits, etc.)

Un exemple d’entreprise proche de l’ESS : Ulysse

La franchise Ulysse est également emblématique de la manière dont une entreprise « classique » peut, dans son fonctionnement, être proche de l’économie sociale et solidaire. Dans son objet déjà : Ulysse est spécialisée dans le transport des personnes à mobilité réduite. Et ce, afin de favoriser leur autonomie. Mais aussi par ses actions de mécénat : Ulysse soutient financièrement un grand nombre de projets associatifs et entrepreneuriaux à vocation sociale et solidaire (APF France Handicap, Croix Rouge Française, etc.). Tout ceci n’empêche pas l’enseigne d’être performante économiquement : au contraire, c’est le leader de son secteur !

ESS : quel écosystème ?

Les bénéfices de l'entrepreneuriat social et solidaireSelon une étude Ashoka-McKinsey publiée en mars 2012, les entrepreneurs sociaux contribuent largement à la réduction des déficits publics. « L’activité de ces dirigeants permet à la collectivité d’économiser des coûts de prise en charge comme les allocations chômage, le RSA, les dépenses liées au surendettement, aux problèmes de santé, à l’hébergement d’urgence… Cela engendre par ailleurs des revenus pour la collectivité : charges patronales, impôts », explique Thomas Sorrentino, directeur de la communication d’Ashoka, réseau mondial d’entrepreneurs sociaux.

Et il semblerait que le gouvernement ait entendu les résultats de cette étude puisque le haut-commissaire à l’Économie Sociale et Solidaire et à l’innovation sociale présentait, fin novembre 2018, le « Pacte de Croissance » de l’ESS au ministère de l’Écologie. Parmi l’arsenal de mesures déployées, on relèvera notamment le lancement, avec BPI France, du Fonds d’Innovation Sociale numéro 2 (FISO#2) d’un montant de 21 millions d’euros et destiné à financer l’amorçage de 200 projets d’entrepreneuriat social et solidaire en 2019. Parallèlement, 3 autres fonds d’amorçage sont lancés avec divers partenaires, pour un objectif de 80 millions d’euros. Ce pacte prévoit également la création d’un label, des exonérations fiscales, etc.

Il est donc grand temps de s’intéresser de près à l’entrepreneuriat social et solidaire qui devrait prendre une importance grandissante dans les années à venir, et inspirer l’ensemble du monde économique.


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