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Consommation des ménages : en berne en 2012

L'Insee pointe une baisse de la consommation des ménages en 2012

Publié le

Après avoir conclu à un pouvoir d'achat en baisse fin mai, l'Insee poursuit son bilan peu réjouissant pour 2012 en publiant le 11 juin, les chiffres de la consommation des ménages en 2012.

Plus de dépenses pour moins de revenus

En 2012, selon les chiffres de l'Insee, la dépense de consommation des ménages baisse en volume de - 0,4 % (après + 0,5 % en 2011). « Il s’agit du second recul depuis 1949, après celui de 1993 (- 0,2 %) » rappelle l'Insee. Ceci s'explique en grande partie par la morosité ambiante, mais aussi par le décrochage du pouvoir d'achat. En effet, quand en valeur le revenu disponible brut des ménages ralentit fortement en 2012 (+ 0,9 % après + 2,7 %), dans le même temps les prix de la dépense de consommation des ménages continuent de progresser « à un rythme proche de celui de 2011 (+ 1,9 % après + 2,1 %). » Plus de dépenses pour moins de revenus... et on arrive logiquement à une baisse du pouvoir d'achat de - 0,9 %, après une hausse de 0,7 % en 2011. Cette situation est clairement imputable à la hausse des dépenses « pré-engagées » selon l'Insee : « les dépenses pré-engagées augmentent plus fortement que les autres dépenses (+ 2,8 % en valeur contre + 0,8 %) en raison du rebond des dépenses consacrées au logement et à son chauffage ». Du coup, une fois déduites ces dépenses incompressibles, le pouvoir d’achat du revenu arbitrable par unité de consommation décroît fortement (- 2,7 %). Le consommateur n'a donc d'autre choix que de rogner sur les dépenses du quotidien et/ou de puiser dans son épargne. « En 2012, la consommation des ménages augmente en valeur plus vite que le revenu disponible brut (+ 1,4 % contre + 0,9 %). Leur taux d’épargne baisse en conséquence de 0,4 point, s’établissant à 15,6 % ».

Des dépenses pré-engagées toujours plus pesantes

Les dépenses pré-engagées « sur lesquelles les ménages peuvent difficilement influer à court terme » pèsent de plus en plus lourd dans le budget des ménages. « En 2012, celles-ci représentent 27,9 % du revenu disponible brut des ménages, une part en hausse de 0,5 point en un an. » Parmi ces dépenses, celles qui représentent le plus gros pourcentage (78,2 % en 2012) sont dédiées au logement (loyer, chauffage, éclairage). Et elles progressent significativement de 1,7 % en volume en 2012 (- 1,1 % en 2011). Dans le détail, les dépenses de chauffage et d’éclairage bondissent de + 6,2 % en volume en 2012 (après – 11,5 % en 2011) du fait principalement du « retour à la normale des températures après une année 2011 très douce ». Et si les prix des énergies ralentissent (+ 5,6 %), le volume consommé augmente de + 6,7 % pour l'électricité et + 11,5 % pour le gaz. Les loyers (après déduction des aides au logement) de leur côté continuent d'augmenter en valeur de + 2,8 % (après + 1,8 % en 2011). Ce redémarrage à la hausse des prix des loyers « après six années consécutives de ralentissement » (+ 1,6 % après + 0,9 % en 2011) est du en grande partie à l’augmentation de l’indice de référence des loyers utilisé pour la revalorisation des loyers en cours de bail, et à la hausse des loyers entre deux locataires. « En revanche, les aides au logement ralentissent, même si elles demeurent dynamiques (+ 3,1 % après + 4,8 %). » La consommation des ménages quant-à-elle est stable en assurances (+ 0,1 % en volume) tandis que les dépenses de santé poursuivent leur croissance (+ 2,8 % en volume après + 2,9 % en 2011).

L'automobile, principale victime des arbitrages

Quand le budget se fait plus juste, le réflexe de chacun est de faire des choix entre ce qui est essentiel et ce qui l'est moins. A ce jeu des arbitrages, ce sont les dépenses en automobiles qui passent à la trappe. En chiffre, selon l'Insee cela donne une contraction de - 3,6 % en volume (après + 0,6 % en 2011) du poste des dépenses en transports. Dans ce poste particulier, ce sont les achats d'automobiles qui affichent le plus fort repli (- 10,1 % en volume en 2012). « Une telle contraction n’avait pas été observée depuis 1997 ». Dans le détail, l'achat de voitures d'occasion se maintient à - 0,2 % en 2012 (après + 7,6 % en 2011), tandis que les achats de voitures neuves dévissent de - 13,6 % en 2012 (après - 1,4 % en 2011). Du côté des carburants et lubrifiants aussi, l'heure est à l'économie avec une baisse de – 2,3 % en volume en 2012 (après – 1,3 % en 2011). Une baisse amortie en partie par des prix en progression mais à un rythme moins soutenu qu'en 2011 des prix des carburants (+ 4,9 % après + 14,1 %). « Les transports collectifs, ferroviaires et routiers, se replient également (respectivement - 1,0 % et - 0,4 % en volume). Seules les dépenses en transports aériens restent dynamiques et croissent à un rythme équivalent à celui de 2011 (+ 5,1 % en volume). »

Les autres biens manufacturés marquent le pas

Si l'automobile perd nettement du terrain, globalement les autres biens manufacturés s'en sortent mieux, mais décrochent toutefois à l'image des dépenses d'habillement et de chaussures en baisse de – 2,3 % en volume en 2012 (- 1,0 % en 2011) « pénalisées par la hausse de leur prix (+ 2,2 % après + 0,8 %) » sur les deux segments (+ 2,3 % pour l'habillement et + 1,5 % pour les chaussures). L'équipement du logement faiblit également à - 1,4 % en volume en 2012 (+ 1,5 % en 2011). Les meubles et tapis sont particulièrement impactés avec une chute de - 3,7 % des volumes en 2012 (+ 1,0 % en 2011) consécutifs à une hausse des prix de + 1,4 %. Les appareils ménagers à l'inverse gagnent + 4,0 % en volume suite à la baisse des prix continue de 2 % en moyenne en 2010, 2011 et 2012.

Les dépenses de loisirs et culture en repli

Outre l'automobile, les Français qui voient leur pouvoir d'achat malmené, rognent sur tout ce qui relève du superflu. Cela n'est pas sans conséquence sur les dépenses liées à la culture et aux loisirs qui reculent de 1,5 % en volume en 2012 après + 2,5 % en 2011. Mais la baisse du pouvoir d'achat n'explique pas tout ! En effet, les dépenses de loisirs et culture sont globalement, et depuis plusieurs années déjà, confrontées à une tendance baissière. Les nouveaux modes d'information en ligne notamment bousculent le marché du livre et de la presse : « La dépense associée, y compris papeterie, se replie de 3,6 % en volume, après - 0,8 % en 2011. » Le même phénomène touche en 2012, les ventes physiques de disques et de vidéos (- 9,1 % en volume pour les CD audio et - 9,8 % pour les DVD) et ce, « malgré des prix en recul ». Le cinéma qui avait suscité des records de fréquentation en 2010 et 2011 revient à un niveau plus conventionnel à 204 millions d'entrée en 2012 (contre 217 millions en 2011). « Les dépenses en jeux de hasard se replient de 0,7 % en volume alors qu’elles étaient dynamiques au cours des trois années précédentes. » L'autre grand segment des loisirs occupé par les nuitées d'hôtel et les sorties au restaurant se contracte en 2012. Une baisse de forme qui intervient après deux années de croissance soutenue par la baisse de la TVA. La restauration est la plus impactée par la baisse constate l'Insee, tandis que les dépenses en services d'hébergement restent stables. Globalement, « les dépenses de consommation dans les hôtels, cafés et restaurants se contractent de 1,4 % en volume ».

Les biens et services de téléphonie résistent

En 2012 selon l'Insee, « la dépense de consommation en biens et services de l’économie de l’information recule de 3,6 % en valeur, après une stabilité en 2011 » Ce recul est essentiellement du à la baisse des prix (- 6,4 %) qui a tiré les volumes vers le haut (+ 3,0 %). Si les meilleurs résultats sont obtenus par le marché dopé des téléphones mobiles (+ 66,5 % en volume), les services de télécommunications augmentent également en volume (+ 7,1 %). L’arrivée de l'offre Free notamment sur le marché et la généralisation des offres illimitées ont conjointement largement modifié le paysage du secteur. En effet, comme le note l'Insee : « les prix des services de télécommunications se replient plus fortement que les années précédentes (- 11,3 %). » Un phénomène qui a encore été accentué par le choix des ménages de d'avantage d'achats de mobiles sans engagement (la moitié en 2012, contre un tiers en 2011). Les équipements informatiques sont également sur une tendance haussière (+ 9,8 % en volume après + 16,5 % en 2011), notamment du fait du boom des tablettes. « À l’inverse, les achats de téléviseurs reculent nettement (- 7,2 % en volume) après plusieurs années de vive croissance portée par l’arrivée de la télévision numérique terrestre (TNT) et l’équipement des ménages en écrans plats. » Les consoles de jeu suivent la même pente descendante avec un recul constaté de - 5,3 % en valeur en 2012 (- 3,6 % en 2011), « en raison de la concurrence des tablettes et smartphones. »

La consommation alimentaire se maintient

Les temps ont beau être plus durs, la consommation de produits alimentaires (hors boissons alcoolisées et tabac) se maintient en volume à + 0,7 % en 2012 (+ 0,8 % en 2011), et ce, malgré la hausse des prix de + 3,1 % en 2012 (+ 1,8 % en 2011). « Comme en 2011, les achats de viande diminuent faiblement (- 0,3 % en volume) malgré la forte hausse des prix (+ 3,0 %). » Les poissons et fruits de mer ne perdent que 0,9 % en volume en raison principalement d'une moindre hausse des prix de + 1,8 % en 2012, après + 3,5 % en 2011. « La consommation de fruits se redresse (+ 2,6 % après - 4,4 % en 2011) malgré une hausse des prix plus marquée que l’année précédente (+ 4,7 % après + 1,5 %) » tandis que les légumes restent stables en volume (+ 0,6 %) malgré, là aussi un vrai rebond des prix de + 7,4 % en 2012 (après - 4,5 % en 2011). La hausse des prix du tabac (+ 6,1 % après, + 5,7 % en 2011) semble enfin porter ses fruits. La consommation décroît ainsi de 3,8 % en volume.

Dominique André-Chaigneau, Toute La Franchise ©

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