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Franchise énergies renouvelables : fini l'euphorie !

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L'euphorie impulsée par le Grenelle de l'environnement a du plomb dans l'aile. Trop populaires,les primes gouvernementales octroyées pour inciter les particuliers à passer au vert se réduisent, les unes après les autres, à peau de chagrin !

Si le solaire, l'éolien, la géothermie et l'aérothermie restent à n'en pas douter des secteurs d'avenir en franchise, les réseaux qui se sont lancés récemment vont devoir revoir leurs copies de développement. Explications.

Un contexte en mutation

Ce n'est un scoop pour personne, la France est très en retard sur le terrain des énergies renouvelables ! C'est un fait. Le nucléaire ayant été privilégié pendant des décennies en France, les fermes éoliennes et photovoltaïques qui font la fierté de nos voisins allemands, ne pèsent pas bien lourds en France... Sachant que la planète se réchauffe, et que les ressources en énergies fossiles s'amenuisent, la marche forcée vers le déploiement de nouvelles solutions plus propres est devenue une évidence pour tout le monde. Oui mais comment faire ?

En 2008, l'Etat français a décidé de réagir en frappant un grand coup. Le Grenelle de l'environnement devenait alors la grande affaire du moment. Et pour accélérer le mouvement et mieux rattraper un retard dérangeant le Grenelle de l'environnement a mis en place des primes et des surprimes, des crédits d'impôts spécifiques et des tarifs de rachat d'électricité photovoltaïque particulièrement incitatifs pour le quidam français. L'idée était bien d'atteindre l'objectif de production de 23% d'énergie renouvelable consommée...

Très rapidement, les énergies nouvelles sont donc devenues sinon une priorité pour les Français, du moins un bon plan, une vraie opportunité. Partout, la France a ainsi vu fleurir sur ses toits des panneaux solaires. Beaucoup de maisons en construction se sont également équipées de pompes à chaleur ou de poêles à bois ou à pellets. Ces installations propres étaient d'autant plus tentantes pour les Français qu'elles permettaient d'économiser de l'argent sur le chauffage et l'eau chaude sanitaire, sans rien payer en supplément puisque le surcoût de ces nouvelles technologies était pris en charge en grande partie par des crédits d'impôts...
Mais rapidement l'Etat français a du refaire ses comptes. Trop populaires, les énergies nouvelles ont été victimes de leur succès... Le coup de rabot fiscal n'a pas tardé. Et les Français sont subitement devenus moins « écolos »... La crise qui est passée par là n'a bien évidemment pas arrangé les choses ! L'effet d'aubaine s'est transformé en choix raisonné car coûteux.

La fin des devis mirifiques pour les entreprises spécialisées avait sonné. Mais, les énergies nouvelles n'ont certes pas dit leur dernier mot. Face à la flambée du pétrole et du gaz et à la catastrophe nucléaire de la centrale japonaise, le vent, le soleil, le bois et la chaleur de la terre regagnent du terrain dans le cœur des Français. L'aubaine n'est plus sur la ristourne d'installation mais sur les économies générées à long terme.

Un blason à redorer !

Si le bénéfice des énergies nouvelles n'est plus à démontrer pour la planète et les économies au quotidien, le grand n'importe quoi généré par l'appât du gain de certains a mis à mal la réputation de toute la filière. En effet, alors que les énergies nouvelles boostées par les primes d'Etat, étaient encore en plein boom, de nombreux plombiers, chauffagistes, électriciens... se sont auto-proclamés spécialistes des énergies renouvelables, alléchés par le pactole annoncé. Parmi ces professionnels, si beaucoup ont fait l'effort de se former spécifiquement aux techniques particulières du photovoltaïque ou de la pompe à chaleur, certains ne l'ont pas jugé utile.

Malheureusement, les cas de mal-façons se sont multipliés et les clients alertés à grand renfort de reportages télévisés y ont regardé à deux fois avant de s'engager. Il est vrai que les associations de consommateurs n'y ont pas été par quatre chemins pour décrier les pratiques douteuses des « vendeurs de crédit d'impôt » !
C'est dans ce contexte de flou peu glorieux pour la profession que plusieurs vrais spécialistes ont décidé de se lancer en franchise. Ces jeunes réseaux ont rapidement trouvé un écho favorable chez les clients qui ne demandaient finalement qu'une installation fiable, performante et personnalisée pour s'engager sur la voie des énergies renouvelables. Face à la forte demande et aux arguments massues des primes d'Etat, les réseaux ont réussi plus ou moins facilement en fonction du sérieux de leurs concepts à trouver des franchisés motivés.

Avec la crise toutefois, le marché s'est resserré. Avec la baisse des primes d'Etat sur les pompes à chaleur, suivi du moratoire puis de la baisse des tarifs de rachat de l'électricité photovoltaïque, le resserrement du marché s'est encore accentué. Les arguments n'étant plus les mêmes, les réseaux de franchise affichant une meilleure crédibilité ont marqué des points.

Dans un entretien paru en février 2011 dans SER Magazine (Revue du syndicat des énergies renouvelables), la ministre de l’Écologie, du Développement durable, des Transports et du Logement, Nathalie Kosciusko-Morizet affirmait « l'ambition du gouvernement sur les renouvelables reste intacte » (...) « Les objectifs de développement de la chaleur renouvelable dans le secteur résidentiel individuel sont ambitieux : 9 millions de logements chauffés au bois individuel, 2 millions de pompes à chaleur individuelles installées, et 4,3 millions de logements équipés d’un chauffe-eau solaire. Nous avons mis en place de nombreuses mesures pour soutenir cet objectif : crédit d’impôt développement durable, éco-prêt à taux zéro, dispositif des certificats d’économie d’énergie et réglementation thermique 2012. Tous les équipements ont un rôle à jouer.

Les objectifs sont ambitieux, mais accessibles. » Concernant le moratoire et la décision de baisser le coût de rachat de l'électricité photovoltaïque qui allait être prises quelques jours plus tard en mars dernier, la Ministre expliquait ce choix en ces termes : « La croissance exponentielle que connaissait le secteur n’était pas soutenable dans la durée. Il nous fallait enrayer la spéculation et nous donner un temps, court mais nécessaire, pour définir un cadre lisible et enfin stable. » Voilà qui a le mérite d'être clair !

Entre bilan morose et bonnes perspectives

En mai dernier, les professionnels des énergies renouvelables réunis à Perpignan à l'occasion des rencontres internationales du pôle de compétitivité DERBI l'attestaient : le bilan de ces derniers mois est morose. Et de fait, le marché des énergies renouvelables en France dopé par le Grenelle de l'Environnement accuse aujourd'hui le coup du bouleversement règlementaire et fiscal de ces derniers mois. Ainsi, et contrairement aux grandes lignes du Grenelle, l'année 2010 a été morose chez les professionnels du solaire, de la géothermie, de l'éolien et autres énergies biomasses. Les ventes d'appareils de chauffage au bois plafonnent ainsi à 450 000 par an alors que l'objectif affiché était de 600.000 unités par an. Pour les pompes à chaleur les ventes sont également en berne (63.000 ventes en 2010 contre 140.000 en 2008).

Le même constat peut être fait du côté du solaire thermique (27.000 équipements de production d'eau chaude commercialisés en 2010 contre 35.000 en 2008). Pour mémoire, le Grenelle de l'environnement prévoyait notamment 4 millions de logements à équiper en 12 ans pour le solaire thermique et 180.000 pompes à chaleur en rythme annuel. Selon Jean-Louis Bal, président du Syndicat des Energies renouvelables, la filière aurait perdu « 5 000 emplois depuis le début de l’année, sur les 25.000 que la filière avait créés jusque-là. »

Même son de cloche pessimiste du côté d'André Joffre, président du Pôle de compétitivité DERBI à Perpignan : « Après la crise qui a frappé le secteur, on a des raisons d'espérer, on devrait retrouver le chemin de la croissance ». Et André Joffre d'insister : « Les différentes affaires concernant le nucléaire notamment au Japon, ont fait que les choses ne peuvent plus être les mêmes, les grosses entreprises gèlent leurs investissements dans le nucléaire et se tournent vers le photovoltaïque, avec la hausse de l’électricité ainsi que du pétrole, les entreprises et PME réfléchissent à deux fois, le photovoltaïque n’est pas mort comme ont avait laissé le penser, mais a de beaux jours devant lui ».
Mais encore faut-il rétablir la confiance auprès du grand public, et là, semble-t-il, les choses ne sont pas si simples selon André Joffre qui reconnaissait volontiers à Perpignan, qu'avec les nouvelles mesures, « les spéculateurs ont déserté le marché » mais cela n'empêche pas que dans le même temps qu'aujourd’hui « l’ensemble de la profession passe pour des escrocs… ». Un point sur lequel les réseaux en franchise d'énergies renouvelables ont une véritable carte à jouer !

Zoom sur le marché du photovoltaïque résidentiel en France

Selon le Syndicat des Energies Renouvelables (SER), 91 % des systèmes photovoltaïques en service en France font moins de 3 kWc, représentant 41 % de la puissance totale installée. Ces « petits » systèmes sont principalement financés par des particuliers. Toujours selon le SER, en 2010, le marché du photovoltaïque installé chez le particulier s'établit à un peu plus d'un milliard d’euros, soit 60 000 toits équipés avec une moyenne de 18 000 € par installation. Pour 2011, les prévisions du SER sont un notablement plus optimistes comme l'indique Waël Élamine, chef du département solaire au SER dans un article paru dans le SER magazine de février 2011 : « on s’attend à 100 000 toits.

Le résidentiel est devenu un marché de masse. » Un optimisme qui se doit d'être nuancé car en effet, le tarif de l'électricité produite par les systèmes photovoltaïques ont été depuis revus à la baisse... Le marché du photovoltaïque chez le particulier est principalement structuré autour de gros installateurs régionaux qui délèguent les travaux à des artisans locaux. Le produit standard commercialisé est majoritairement le kit de 18 à 25 m2 développant 2,2 à 3 kWc (de 18 000 et 21 000 euros tout compris).
Selon les derniers chiffres du Syndicat des énergies renouvelables, en France métropolitaine, le nombre d’installations raccordées au réseau électrique est passé de 550 fin 2004 à 80 000 fin juin 2010. La production du parc photovoltaïque français raccordé au réseau, représente aujourd’hui environ 530 millions de kWh, soit l’équivalent de la consommation électrique annuelle de 230 000 personnes. Fin 2010, plus de 24 000 personnes travaillaient dans le secteur soit 8000 emplois dans l’industrie, 15 000 dans l’installation.

Les réseaux de franchise énergies renouvelables

Les réseaux en franchise ou en concession sont pour la plupart des multi-spécialistes des énergies renouvelables. Ils proposent ainsi des solutions globales incluant ou non l'isolation du bâti avec des produits divers comme des installations solaires, des systèmes de géothermie/aérothermie et pour certains des poêles à bois ou à granulés. Les profils recherches sont essentiellement des commerciaux. Les installations sont ensuite réalisés dans la très grande majorité des cas par des sous-traitants artisans triés sur le volet localement.

Abrico : Le réseau Abrico a été créé en 2006 puis lancé en franchise en 2009. Ce réseau s'appuie sur un concept unique en son genre en franchise puisqu'il décline des solutions adaptées et personnalisées sur l'ensemble des problématiques de la rénovation (menuiseries, isolation, chauffage, solaire, pompe à chaleur...). Abrico compte actuellement 8 unités opérationnelles. L'apport personnel demandé est de 15 000 € (droit d'entrée 34 000 € - investissement global 48 000 € HT).

Aixia France : Créé et lancé en concession en 2006, le réseau Aixia est un spécialiste des solutions en énergies renouvelables. Chauffe-eau solaire, chauffage, photovoltaïque, pompes à chaleur, Aixia déploie son savoir-faire sur l'ensemble des produits phares de énergies nouvelles. Ce réseau connait une forte expansion. En 2010, 12 nouvelles concessions ont été inaugurées et le rythme de progression devrait être similiaire pour l'année 2011. Pour rejoindre Aixia, le créateur doit disposer d'un apport minimum de 35 000 € (investissement global 65 000 €). Le réseau Aixia ne demande pas de droit d'entrée mais une redevance de 1 500 €/mois.

Atout Soleil : Spécialiste dans la conception, la réalisation, l'installation et la maintenance d'équipement dans le secteur des énergies renouvelables et durables Atout Soleil a été créé en 2008 et lancé en franchise en 2009. Ce réseau qui compte 12 implantations en France est spécialisé dans le secteur des énergies renouvelables et durables (solaire photovoltaïque, solaire thermique, pompes à chaleur et isolation des bâtiments). L'apport personnel minimum réclamé pour rejoindre le réseau Atout Soleil est de 5 000 € (droit d'entrée 5 000 € - investissement global 10 000 €).

Côba Energies Renouvelables : Le réseau Côba Energies Renouvelables a été créé en 2003 et lancé en franchise en 2011. Ce réseau qui justifie d'une longue expérience développe une véritable expertise en solutions énergie verte (solaire photovoltaïque, solaire thermie, aérothermie, géorthermie, climatisation réversible et poële à bois). L'apport minimum requis pour rejoindre le réseau est de 25 000 € (droit d'entrée 18 000 € - investissement global 80 000 €).

Ma Géothermie : Le réseau Ma Géothermie a été créé et lancé en franchise en 2008. Cette enseigne focalise son savoir-faire sur la distribution de produits innovants (géothermie, aquathermie, aérothermie, ballons thermodynamiques, photovoltaïque). Pour rejoindre le réseau, un apport personnel minimum de 27 000 € est nécessaire (droit d'entrée 50 000€ pour 10 ans, investissement global 40 000 €).

Phenix France ENR : Le réseau Phenix France ENR a été créé en 2009 et lancé en concessions en 2010. La société conçoit, fabrique et installe des pompes à chaleur, en aérothermie et en géothermie. Depuis 2010, l'entreprise propose également un produit particulièrement original à la vente : le puits de lumière. Pour rejoindre le réseau, le créateur doit disposer de 14 490 €.

Sodeer : Le réseau Sodeer est né en 2005. Il a été lancé en franchise en 2007 autour d'un savoir-faire unique en franchise : la maison à énergie positive. Ces spécialités sont le chauffage (pompe à chaleur, poëles à bois), la production d'eau chaude (pompe à chaleur et solaire), la production d'électricité (photovoltaïque), l'isolation (laines écologiques) et la ventilation. Pour rejoindre ce réseau qui compte 30 concessionnaires, le candidat doit disposer d'un apport personnel de 30 000 € (droit d'entrée 29 000 € - investissement global 70 000 €).

Soleil en tête : Créé en 2004 et lancé en franchise en 2007, le réseau Soleil en tête compte aujourd'hui 34 implantations en France. Première franchise dans le domaine des énergies nouvelles et plus précisément des solutions à base d'énergie solaire, Soleil en Tête diffusent trois produits phares : l'eau chaude sanitaire, le chauffage et la production d'électricité photovoltaïque. Pour rejoindre le réseau, le candidat doit disposer d'un apport personnel minimum de 50 000 € (droit d'entrée 30 000 € - investissement global 120 000 €).

Tendance rénovation : Le réseau Tendance rénovation est né en 2006 pour être lancé en franchise en 2010. Il compte aujourd'hui 18 implantations en France. Ce réseau est leader en éco-rénovation. Il déploie 3 cœurs d’activités en perpétuelle croissance : les énergies renouvelables, les fermetures isolantes, l'isolation de combles. Pour rejoindre le réseau Tendance rénovation, le candidat doit disposer d'un apport personnel minimum de 27 000 € (droit d'entrée 9 700 € - investissement global 89 000 €).

Tryba Solar : Le réseau Tryba Solar a été lancé en franchise en 2008 par le groupe national Atrya justifiant de 30 ans d'expérience dans l'animation de points de vente. Ce réseau de concessionnaires est spécialisé dans la commercialisation de solutions exploitant les énergies renouvelables. Il compte actuellement 13 implantations en France. Pour rejoindre le réseau, le candidat doit disposer d'un apport personnel minimum de 40 000 € (droit d'entrée 0 € - investissement global 90 000 €).

Wanders : Le groupe Wanders spécialisé dans les cheminées et les poëles à bois et granules s'est lancé en franchise en 2010. Fort d'un réseau de 45 magasins en France, Wanders poursuit son développement avec 12 ouvertures en 2010 et envisage également 12 nouveaux magasins en 2011. Pour rejoindre Wanders, le candidat doit disposer d'un apport personnel minimum de 50 000 € (droit d'entrée 20 000 € - investissement global de 120 000 à 150 000 €).

Dominique André-Chaigneau, Rédaction TOUTE LA FRANCHISE©

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