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Le commerce de centre-ville, en chiffres et tendances

D'après une étude Insee

Publié le

Dans un récent dossier consacré aux entreprises en France, l'Insee dresse le portrait du commerce de centre-ville d'aujourd'hui et revient sur les grandes tendances de ces 10 dernières années.

chiffres et tendances du commerce en centre-villeÉtudier le commerce de centre-ville est toujours une affaire délicate ! En effet, en ville, le commerce est partout. Il s'étale dans plusieurs artères centrales et connexes, au cœur des villes historiques, mais aussi au cœur des quartiers plus excentrés. Pour obtenir une vision plus juste du commerce de centre-ville, de sa vitalité et de ses évolutions, l'étude de l'Insee réalisée par Sabine Bessière et Corentin Trevien a fait en amont un travail de délimitation des pôles commerçants de centre-ville. Ces pôles commerçants sont « caractérisés par une concentration géographique importante de points de vente dans un espace restreint. Plus précisément, ces pôles regroupent au moins 100 boutiques, distantes de 50 mètres en moyenne les unes des autres. » A l'issue de ce travail de délimitation, plus de 300 pôles commerçants de centre-ville ont été identifiés dans les 250 aires urbaines de plus 20.000 habitants de France métropolitaine.

Les auteurs de cette étude ont pour des raisons de fiabilité et d'automatisation des données, écartés :

  • d'une part la région parisienne, « très dense en boutiques, le pôle commerçant intègre non seulement toute la ville de Paris mais aussi plusieurs communes de banlieue. L’aire urbaine de Paris est donc étudiée séparément et de façon spécifique. »
  • d'autre part les aires urbaines trop petites : « deux tiers des aires urbaines comptent moins de 20.000 habitants et ne représentent que 6 % de la population de France métropolitaine ; y identifier de façon fiable et automatisée des pôles commerçants de centre-ville est délicat. »

Restent donc, les aires urbaines de plus de 20.000 habitants, hors aire urbaine de Paris, qui regroupent 59% de la population de la France métropolitaine.

L'étude ainsi bordée en termes de méthodologie, l'Insee dresse 8 constats sur les centres-villes :

  1. Dans les aires urbaines de plus de 20.000 habitants, près d’un magasin sur trois se trouve en centre-ville : « Un tiers des établissements et un quart de l’emploi salarié du commerce sont localisés dans des pôles de centre-ville ». La différence proportionnelle entre le nombre d'établissements vs le nombre de salariés s'explique par 2 facteurs : « La taille des magasins y est plus réduite que dans le reste des aires urbaines » du coup, « les établissements employeurs sont bien plus petits dans les pôles commerçants de centre-ville avec 4,3 salariés en moyenne contre 6,8 salariés hors centre-ville. » et les non-salariés y sont surreprésentés : « 30 % des non-salariés exercent leur activité dans ces zones. » En clair, les commerces de centre-ville sont souvent tenus par des indépendants en raison de leur petite taille. « La part des salariés du commerce qui travaillent en centre-ville est très variable : pour un quart des aires urbaines, elle est inférieure à 19% et pour un autre quart, supérieure à 27%. » Elle est proportionnellement plus élevée dans les petites aires urbaines (entre 20.000 et 49.999 habitants), et les plus grandes (+ de 500.000 habitants).
  2. Le commerce de centre-ville, plutôt des achats de loisirs : contrairement à une idée reçue, ce ne sont pas les commerces liés aux achats ordinaires (artisanat commercial, pharmacies, etc.), ou les services de proximité usuels (agences bancaires, coiffeurs, soins de beauté, etc.) qui sont les plus nombreux en centre-ville mais bien les commerces liés à des achats moins courants, culturels ou de loisirs et nécessitant peu d’espace. « C’est le cas des agences de voyage, des agences immobilières et des débits de boissons, dont environ la moitié de l’emploi est localisé en centre-ville. Parmi les commerces, il en va de même pour les magasins de technologies de l’information et de la communication (TIC) et d’équipement de la personne. » Plus de deux tiers des grands magasins, des magasins multicommerces et des librairies sont également situés en centre-ville. « À l’inverse, les centres-villes rassemblent moins d’un quart de l’emploi des boulangeries pâtisseries, des boucheries-charcuteries, ou encore des pharmacies. » Quant aux grandes surfaces alimentaires, les commerces d’équipement de la maison (meubles, électroménager, bricolage, etc.), de sport et de jouets et les garages automobiles, ils sont plus souvent en périphérie du fait de leurs besoins de grandes surfaces d’exposition et de stationnement.
  3. La clientèle des centres-villes est loin de se limiter à leurs résidents : sachant que seuls 7 % de la population des aires urbaines résident dans les pôles commerçants de centre-ville, « le poids démographique de ces pôles est donc nettement plus limité que la place qu’ils occupent pour le commerce ». Ceci est dû à la concentration des commerces bien sûr, mais aussi à la surreprésentation des services publics et d’équipements. « Leur zone d’influence dépasse ainsi leur immédiat voisinage : trois quarts des tribunaux, près de la moitié des cinémas, deux salles de théâtre sur cinq ou un tiers des médecins spécialistes sont situés en centre-ville. » Autre constat : le niveau de vie de la population des pôles commerçants de centre-ville est inférieur à la moyenne. « La part des ménages pauvres y atteint 28 % (20 % dans l’ensemble des aires urbaines de plus de 20.000 habitants hors Paris). » Seul un dixième des effectifs salariés des autres secteurs marchands (hors agriculture) est localisé en centre-ville.
  4. Dans une majorité de centres-villes, l’emploi salarié du commerce diminue sur dix ans : selon les calculs de l'Insee, entre 2004 et 2014, « l’évolution de l’emploi du commerce est très contrastée selon la taille de l’aire urbaine ». Ainsi, l’emploi salarié progresse dans les commerces de centre-ville des aires urbaines de plus de 500.000 habitants hors Paris (+5%), « tandis qu’il diminue dans les aires urbaines plus petites, la baisse la plus forte concernant les aires urbaines de taille moyenne (de 50.000 à 199.000 habitants). » L’emploi dans les commerces de centre-ville diminue de plus de 7% dans la moitié des aires urbaines de plus de 20.000 habitants et de plus de 14 % dans un quart d’entre elles. Globalement, en tenant compte des disparités, le nombre de magasins et l’emploi salarié diminuent légèrement dans les pôles commerçants de centre-ville (–1%). « En conséquence, la part des salariés du commerce qui travaillent en centre-ville recule de plus 4 points de pourcentage dans la moitié des villes. »
  5. L’emploi du commerce alimentaire progresse légèrement en centre-ville : en 2014, au sein des pôles commerçants de centre-ville, le commerce alimentaire « représente seulement 11% des points de vente et 14% de l’emploi salarié contre 32% dans le reste des aires urbaines ». Les magasins spécialisés sont les plus nombreux (4 magasins sur 10), mais ils emploient cependant moins de 2 salariés sur 10. « Le reste des points de vente est composé pour un quart de boulangeries-pâtisseries, et presque à même hauteur, de boucheries-charcuteries et de petites surfaces alimentaires. » Et si les grandes surfaces alimentaires ne représentent que 4% des unités de centre-ville, elles occupent cependant 32% de leurs effectifs salariés. En 10 ans, de 2004 à 2014, le nombre de salariés des commerces alimentaires en centre-ville progresse modérément (4%) en raison de la baisse importante de l’emploi dans les boucheries-charcuteries, les boulangeries-pâtisseries, les primeurs et les poissonneries. « Mais elle est plus que compensée par la croissance du nombre de salariés dans les commerces de boissons, de confiserie-chocolaterie, ainsi que les grandes et petites surfaces alimentaires, en lien notamment avec le développement des magasins de produits biologiques. » Hors centres-villes, l’emploi plus dynamique encore, en particulier dans l’alimentaire spécialisé, fait baisser proportionnellement la part des centres-villes (– 1 point en 10 ans).
  6. Un redéploiement important du commerce non alimentaire vers la périphérie : le commerce de détail non alimentaire représente 4 magasins sur 10 et plus d’un tiers de l’emploi salarié des centres-villes. Parmi ces commerces, les magasins d’habillement et de chaussures représentent 16% des commerces de centre-ville. Entre 2004 et 2014, l’emploi dans les commerces de TIC progresse en centre-ville et compense le repli des commerces de matériels audio et vidéo. Dans les magasins d’optique, les parfumeries, et les commerces d’articles médicaux, la hausse en nombre d'unités est également d'actualité. « Pour ces commerces, la part des centres-villes dans l’emploi diminue cependant sur la période, car l’emploi a progressé encore plus vivement dans le reste des aires urbaines. » Globalement, et ce dans tous les secteurs du commerce non alimentaire, la grande tendance de ces dernières années est le déplacement de l’activité vers la périphérie. Ceci est vrai dans l’habillement-chaussures, certains autres équipements de la personne (maroquinerie, bijouterie) et la pharmacie, mais plus encore pour les magasins de sport et les commerces d’équipement de la maison (électroménager, meubles, bricolage, fleurs, etc.). La baisse de l'emploi touche aussi les commerces spécialistes de la culture (notamment journaux, papeteries, et enregistrements musicaux et vidéo), en centre-ville mais aussi en périphérie.
  7. La restauration se développe fortement, en centre-ville comme en dehors : les services de restauration traditionnelle et rapide emploient la moitié des salariés des pôles commerçants de centre-ville et un quart dans le reste des aires urbaines. « Parmi eux, les restaurants traditionnels emploient la part la plus importante des salariés des services travaillant en centre-ville » devant les agences bancaires, les salons de coiffure et les établissements de soins de beauté. Au cours des 10 dernières années, en centre-ville et encore davantage dans le reste des aires urbaines, l’emploi salarié dans la restauration s’est fortement développé tout comme la part des salariés des débits de boissons. À l’inverse, sur la même période, il s’est fortement replié au cœur des villes dans les blanchisseries, les services de réparation, les agences de voyage alors que l’évolution est moins défavorable, voire positive, dans les autres espaces des aires urbaines.
  8. Le commerce de centre-ville, plus dynamique dans les grandes villes et les zones touristiques : « Le patrimoine architectural, le tourisme et le niveau de vie de la population contribuent à accroître le poids du commerce en centre-ville, confortant le constat que le commerce de centre-ville concerne plus souvent des achats liés aux loisirs ». Ainsi, quand une aire urbaine possède un nombre élevé de bâtiments classés, la localisation d’une part plus grande de l’emploi du commerce en centre-ville est associée. Autre constat : le dynamisme des grandes villes prime sur les autres considérations économiques. « Ainsi, la conjoncture économique des dix dernières années, mesurée par l’évolution du taux de chômage, apparaît comme un facteur secondaire. » La croissance démographique et l’étalement urbain de la population profitent au développement de la périphérie.

Le commerce de centre-ville de la région parisienne

Dans l’aire urbaine de Paris, l’emploi du commerce est fortement concentré au cœur de l’agglomération parisienne. « Ainsi, un quart de l’emploi salarié du commerce est localisé à moins de 3,3 km de l’Hôtel de ville de Paris, point central de l’aire urbaine, contre 17% de l’emploi salarié des autres secteurs et 7% de la population. » Ce constat est également valable dans les aires urbaines plus petites avec néanmoins un contraste moins marqué et, bien sûr, à une échelle plus restreinte. « Dans l’aire urbaine de Paris, cette répartition se rééquilibre en première couronne. Ainsi, à moins de 19,5 km de la mairie de Paris, se situent trois quarts de l’emploi salarié, tous secteurs confondus, et deux tiers de la population. » Comme dans le reste des aires urbaines, la localisation des commerces au sein de la région parisienne n’est pas homogène. Le commerce alimentaire est sous-représenté à moins de 5 km du centre de Paris : « Ces commerces sont en effet situés à proximité de la population, moins concentrée au cœur de l’agglomération, en comparaison des activités économiques. » Les petites surfaces alimentaires sont par ailleurs surreprésentées à moins de 12 km du centre de Paris et les grandes surfaces alimentaires au-delà de 7 km.

« Dans les services, la plupart des activités (banques, salons de coiffure, soins de la personne, agences immobilières, écoles de conduite, restauration rapide) sont uniformément réparties: leur poids dans le commerce ne varie pas avec la distance à Paris, » à l'exception des débits de boisson, des agences de voyage et des restaurants traditionnels plus nombreux au cœur qu’en périphérie.

Les grands magasins sont le secteur le plus concentré en cœur de l’aire urbaine (à moins de 4 km).

Les magasins d'équipements de la personne (habillement, chaussures, parfumerie, maroquinerie et horlogerie) sont également fortement concentrés dans Paris, tandis que le secteur de la culture est également « plus important au centre qu’en périphérie, sans pour autant être sous-représenté en grande couronne. » A l'inverse, le secteur de l’équipement de la maison (meubles, électroménager, bricolage, etc.), les magasins de sport et de jouets sont plus relégués en périphérie.

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