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Regards croisés sur les auto-entrepreneurs et les entrepreneurs indépendants

Les profils sont assez comparables en terme de répartition géographique mais au niveau du choix des secteurs d'activités, de grandes disparités apparaissent.

Publié le

Le 4 novembre dernier, l'Agence centrale des organismes de sécurité sociale (Acoss) publiait un comparatif instructif entre les profils des auto-entrepreneurs administrativement actifs en 2013 et ceux des nouveaux entrepreneurs indépendants « classiques » inscrits depuis le 1er janvier 2009 et toujours actifs en 2013.

Depuis l'entrée en vigueur du régime de l'auto-entrepreneur, bon nombre de créateurs se posent légitimement la question de savoir s'il faut parier sur la simplicité et les charges allégées de l'auto-entreprise ou au contraire assurer ses arrières en créant d'entrée de jeu une activité d'indépendant sur le modèle classique de la profession libérale ou de l'entreprise individuelle notamment.

Si face à ces interrogations, il existe pléthore de documentations et de guides émanant de l'Urssaf, des services fiscaux, de l'APCE, des CCI, des Chambres de métiers, etc, peu de chiffres circulent en revanche sur la situation des créateurs qui ont opté pour l'une ou l'autre des deux formules. Est-ce à dire que de tels comparatifs n'existent pas ? Certes non ! La caisse nationale des Urssaf, autrement dit l'Acoss (Agence centrale des organismes de sécurité sociale) dresse officiellement ce type de comparatif tous les trimestres. Qu'apprend-t-on dans le dernier comparatif arrêté à la fin août ? Que la population des auto-entrepreneurs (914 000 à la fin août 2013) et la population des entrepreneurs indépendants inscrits depuis le 1er janvier 2009 et toujours actifs en 2013 (899 000 à fin août 2013) présentent des profils assez comparables en terme de répartition géographique mais en terme de choix des secteurs d'activités, de grandes disparités apparaissent.



Seulement deux vrais grands secteurs en commun

« Comme c'est le cas pour les travailleurs indépendants » précise l'Acoss, « plus d'un tiers des auto-entrepreneurs exercent leur activité dans le commerce, de la réparation d'automobiles et de motocycles, et dans le secteur du bâtiment ». Ceci étant, sur les deux autres tiers, des disparités se font jour. Ainsi, globalement les activités de services et les activités d'arts, spectacles et récréatives sont davantage choisies par les auto-entrepreneurs. A l'inverse, « les auto-entrepreneurs sont comparativement moins nombreux dans l'hébergement-restauration, la santé, l'immobilier, et le transport et entreposage ». Dans le détail, l'Acoss comptabilisait à la fin août, 183 126 auto-entrepreneurs (20 %) et 165 580 travailleurs indépendants (18,4 %) dans le commerce, réparation d'automobiles et de motocycles. Le deuxième secteur d'activité massivement investit par les deux populations est la construction avec respectivement 132 402 auto-entrepreneurs (14,5 %) et 118 803 travailleurs indépendants (13,2 %). A partir de la troisième position, la répartition par secteur d'activité laisse apparaître de vraies particularités. Ainsi, en troisième position, l'Acoss pointe pour les auto-entrepreneurs les « autres activités de services » avec 106 687 auto-entrepreneurs (11,7 %) contre 39 443 travailleurs indépendants seulement (4,4 %). Ces autres activités de services regroupent tous les services aux entreprises et aux particuliers hors activités scientifiques et techniques, arts spectacles et activités récréatives, recherche et développement, activités informatiques, hébergement et restauration, etc. Pour les travailleurs indépendants, la troisième position est détenue par deux grands secteurs quasi à égalité : les activités pour la santé humaine avec 94 373 travailleurs indépendants (10,5 %) contre 29 420 auto-entrepreneurs (3,2 %), et l'hébergement-restauration avec 89 902 travailleurs indépendants (10 %) contre 25 762 auto-entrepreneurs (2,8 %).

Les tops 10 des activités pour chaque formule


Le top 10 des activités investies par les auto-entrepreneurs s'établit ainsi :

  1. Le commerce, réparation d'automobiles et de motocycles (20 % vs 18,4 % de travailleurs indépendants) soit 183 126 auto-entrepreneurs
  2. La construction (14,5 % vs 13,2 % de travailleurs indépendants) soit 132 402 auto-entrepreneurs
  3. Les autres activités de services (11,7 % vs 4,4 % de travailleurs indépendants) avec 106 687 auto-entrepreneurs
  4. Les activités juridiques, de conseil et d'ingénierie (7,9 % vs 7,5% de travailleurs indépendants) avec 72 536 auto-entrepreneurs
  5. L'éducation (7,2 % vs 1,9 % de travailleurs indépendants) avec 66 219 auto-entrepreneurs
  6. Les autres activités scientifiques et techniques (6,9 % vs 2,1 % de travailleurs indépendants) avec 62 835 auto-entrepreneurs (6,9 %)
  7. Les activités de services administratifs et de soutien (6,4 % vs 3,2 % de travailleurs indépendants) avec 58 294 auto-entrepreneurs
  8. Les arts, spectacles et activités récréatives (4,7 % vs 1,3 % de travailleurs indépendants) avec 43 190 auto-entrepreneurs (4,7 %)
  9. Les activités informatiques (4,1 % vs 1,8 % de travailleurs indépendants) avec 37 437 auto-entrepreneurs
  10. Les activités pour la santé humaine (3,2 % vs 10,6 % de travailleurs indépendants) avec 29 420 auto-entrepreneurs


De leur côté, le top 10 des activités investies par les travailleurs indépendants s'établit ainsi :

  1. Le commerce, réparation d'automobiles et de motocycles (18,4 % vs 20 % d'auto-entrepreneurs) soit 165 580 travailleurs indépendants
  2. La construction (13,2 % vs 14,5 % d'auto-entrepreneurs) soit 118 803 travailleurs indépendants
  3. Les activités pour la santé humaine (10,5 % vs 3,2 % d'auto-entrepreneurs) avec 94 373 travailleurs indépendants
  4. L'hébergement-restauration (10 % vs 2,8 % d'auto-entrepreneurs) avec 89 902 travailleurs indépendants
  5. Les activités juridiques de conseil et d'ingénierie (7,5 % vs 7,9 % d'auto-entrepreneurs avec 66 971 travailleurs indépendants
  6. Les autres activités de services (4,4 % vs 11,7% d'auto-entrepreneurs) avec 39 443 travailleurs indépendants
  7. Les activités immobilières (3,7 % vs 1,1 % d'auto-entrepreneurs) soit 32 953 travailleurs indépendants
  8. Les activités de services administratifs et de soutien (3,2 % vs 6,4 % d'auto-entrepreneurs) soit 28 369 travailleurs indépendants
  9. Les transports et entreposage (2,9 % vs 0,8 % d'auto-entrepreneurs) soit 25 636 travailleurs indépendants
  10. Les industries agro-alimentaires (2,2 % vs 0,4 % d'auto-entrepreneurs) soit 19 368 travailleurs indépendants


A la lecture croisée de ces deux tops 10 l'on se rend compte que, mis à part les deux grands secteurs en n°1 et n°2, le choix de chaque statut répond à une certaine logique. Ainsi, pour les auto-entrepreneurs, les activités les plus souvent choisies (essentiellement des services) ont pour point commun une certaine légèreté des investissements. A l'inverse, chez les travailleurs indépendants, les activités impliquent des investissements plus lourds (hébergement-restauration, immobilier, transports, etc). Sachant que sous statut auto-entrepreneur, les investissements se doivent d'être restreints car ils ne peuvent être déduits du CA et qu'en cas de pépin, le régime de l'auto-entrepreneur ne dresse aucune barrière entre le patrimoine personnel et professionnel, les activités exercées tiennent compte de ces contraintes. Dans le cas d'un entrepreneur indépendant, selon le statut choisi (EIRL, SASU, EI, EURL, profession libérale), une séparation formelle des patrimoines peut être faite. Ceci expliquant sans doute cela, les activités à investissements lourds, et notamment ceux réalisés en franchise, sont plus souvent choisies par les entrepreneurs indépendants.


L'étude des activités permet également de déceler en filigrane que le choix répond à une certaine contrainte législative. Ainsi, les activités pour la santé humaine (notamment les soins infirmiers) qui pointent en troisième position des travailleurs indépendants ne peuvent bien souvent s'exercer (hors salariat) en dehors d'un statut de profession libérale.

Répartition géographique : de grandes similitudes


Si dans le choix des activités, les disparités entre les deux populations sont importantes, concernant la répartition géographique des auto-entrepreneurs, elle est relativement similaire à celles des autres nouveaux travailleurs indépendants hors auto-entrepreneurs. Ainsi, le top 10 des régions fétiches est quasi identique dans les deux populations, hormis pour les DOM, où les travailleurs indépendants sont notoirement plus nombreux que les auto-entrepreneurs, avec respectivement 66 553 (7,4 %) et 14 033 (1,5 %).

Dans le détail, les régions les plus souvent choisies sont :

  1. L'ile de France : 194 739 auto-entrepreneurs (21,3 %) vs 166 004 travailleurs indépendants (18,5 %)
  2. Le Rhône-Alpes : 96 049 auto-entrepreneurs (10,5 %) vs 96 856 travailleurs indépendants (10,7 %)
  3. La région Paca : 105 141 auto-entrepreneurs (11,5 %) vs 92 604 travailleurs indépendants (10,3 %)
  4. L'Aquitaine : 55 145 auto-entrepreneurs (6 %) vs 50 929 travailleurs indépendants (5,7 %)
  5. Le Languedoc-Roussillon : 54 310 auto-entrepreneurs (5,9 %) vs 45 004 travailleurs indépendants (5 %)
  6. La Bretagne : 34 750 auto-entrepreneurs (3,8 %) vs 41 194 travailleurs indépendants (4,6 %)
  7. Le Midi-Pyrénées : 47 730 auto-entrepreneurs (5,2 %) vs 42 051 travailleurs indépendants (4,7 %)
  8. Les Pays-de-la-Loire : 39 189 auto-entrepreneurs (4,3 %) vs 44 335 travailleurs indépendants (4,9 %)
  9. Le Nord-Pas-de-Calais : 39 506 auto-entrepreneurs (4,3 %) vs 39 727 travailleurs indépendants (4,4 %)
  10. Le Centre : 28 195 auto-entrepreneurs (3,1%) vs 26 472 travailleurs indépendants (2,9 %)

Répartition par âges et sexes : des auto-entrepreneurs plus jeunes


Si comme le note l'Acoss, « l'âge moyen des nouveaux travailleurs indépendants "classiques" et des auto-entrepreneurs est très proche (respectivement de 42 et 41 ans), la répartition par tranche d'âge diffère quelque peu entre ces deux catégories de population. » En effet, globalement, les auto-entrepreneurs commencent plus jeunes que les travailleurs indépendants. En chiffres, 188 453 auto-entrepreneurs ont moins de 30 ans (20,6 %), alors qu'ils ne sont que 121 725 (13,5 %) chez les travailleurs indépendants. Entre 40 et 19 ans aussi, un léger décalage entre les deux populations est enregistré par l'Acoss : la part des travailleurs indépendants est dans cette classe d'âge de 30 % à 269 799 inscrits tandis qu'elle n'est plus que de 25 % chez les auto-entrepreneurs à 228 887 personnes comptabilisées. Entre 30 et 39 ans, la différence par contre est peu marquée avec respectivement 254 590 auto-entrepreneurs (27,8 %) et 269 210 travailleurs indépendants (30 %). Entre 50 et 59 ans, les travailleurs indépendants sont plus nombreux (166 058 soit 18,5 %) que les auto-entrepreneurs (148 923 soit 16,3 %). A l'inverse, de 60 à 69 ans, la différence va en faveur des auto-entrepreneurs plus nombreux (82 839 soit 9,1 %) que les travailleurs indépendants classiques (58 910 soit 6,6 %). Pour les 70 ans et plus, la répartition est identique à 1,2 %.

Concernant la répartition hommes-femmes, elle est très proche chez les auto-entrepreneurs et les travailleurs indépendants : deux tiers d'hommes et un tiers de femmes.

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