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Création d’entreprise en franchise : comprendre les charges

Comment estimer ses charges pendant le montage du projet ?

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Il est impossible de créer une entreprise sans estimer de façon très précise les charges dont on aura à s'acquitter.


Les charges d'une entreprise prendront une place importante dans le business plan et dans le compte prévisionnel qui sera soumis aux organismes de financement. Mais au-delà de prouver au banquier ou aux investisseurs que vous avez bien fait vos devoirs, faire cette estimation vous permet de mieux préparer vos premières années d'activité.

Et ainsi d'éviter de commettre des erreurs avant même d'avoir lancé votre entreprise !

Les charges : mode d'emploi

Que vous prépariez une création d'entreprise en franchise ou bien en indépendant, les charges de votre affaire seront sensiblement les mêmes. On définit comme “ charges ” tous les coûts ou sorties de trésorerie vers un individu ou une entreprise qui sont nécessaires à la bonne marche de l'affaire et à sa profitabilité. En termes comptables, une charge est stricto sensu un appauvrissement de l'entreprise, c'est à dire une diminution de son résultat. Il ne faut pas la confondre avec une immobilisation, qui est un actif durable. Dans le compte de résultat, les charges figureront dans la colonne débit.

Pendant la mise en place du projet, les dépenses sont généralement très lourdes : il faut acheter le fonds de commerce, le pas de porte ou le bâtiment. Les locaux commerciaux ou les bureaux doivent également être aménagés. Enfin, il faut prendre en compte l'achat du matériel nécessaire à votre activité, ainsi que, le cas échéant, du stock de départ. Le fonds de roulement (la somme qui servira à payer les charges des premiers mois en attendant les premières rentrées d'argent) devrait être considéré comme une des charges.

Ensuite, il est important de pratiquer une estimation détaillée du coût de fonctionnement de votre future entreprise au quotidien. Ce n'est qu'à ce prix que vous serez à la tête d'une trésorerie saine et que vous vous éviterez des retards de paiement et, à long terme, la possibilité de l'échec.

Calculez donc les frais d'entretien des locaux (demandez des devis au besoin), les coûts de l'assurance, les frais d'électricité, d'internet et de téléphone, et faites-en la somme ; sans omettre d'y ajouter le loyer si vous louez des locaux. Avant de négliger ce dernier point, en vous disant par exemple que vous démarrerez votre entreprise à votre domicile, pensez à vérifier que votre bail vous y autorise. Si vous êtes propriétaire, vous devrez aussi veiller à ce que votre assurance couvre votre type d'activité professionnelle.

Les charges spécifiques aux entreprises franchisées

Pour les créateurs d'entreprises franchisées, il faut ajouter à ces charges les redevances demandées par l'enseigne : d'une part, les royalties de fonctionnement qui servent à payer le franchiseur pour ses services tels que : l'animation du réseau, l'assistance technique et commerciale, la formation initiale et continue, la centrale d'achat, etc.

Cette somme, le plus souvent exprimée en pourcentage du chiffre d'affaires (en général de 2 % à 10 %), sert également à rémunérer le franchiseur pour l'usage de sa marque, l'exploitation de son concept et le transfert de son savoir-faire. À cela vient se greffer l'éventuel coût de la communication et de la publicité à l'échelle nationale. En outre, les dépenses de mise en place de l'entreprise comprennent également les droits d'entrée dans le réseau.

Un salarié, combien ça coûte ?

Si votre création d'entreprise en franchise se fait selon un concept qui demande d'engager du personnel, vous devrez ajouter à vos charges les multiples dépenses que cela entraîne. Car un salarié, ce n'est pas qu'un salaire ! Dans le cas où vous créez une entreprise de manière indépendante, la décision d'engager des salariés dès le départ vous revient. Peut-être pouvez-vous démarrer seul(e) et attendre de voir si votre chiffre d'affaires et votre volume d'activité requiert de l'aide. Ou peut-être qu'un (ou une) associé(e) pourra vous assister dans le quotidien en plus d'apporter des fonds ?

Quoi qu'il en soit, il est important de bien calculer le poids de ses salariés dans son business plan dès le départ. Le salaire net empoché par un employé correspond au montant de son salaire brut (salaire de base plus primes et heures supplémentaires) duquel on déduit les cotisations sociales salariales à la charge du salarié. C'est le rôle de l'employeur de verser ces cotisations aux divers organismes sociaux. Les organismes concernés sont variés, mais ils comprennent : l'Urssaf, le Pôle emploi, les organismes de prévoyance et de retraite, de formation continue, de taxe d'apprentissage et de construction.

Les cotisations salariales patronales, quant à elles, se basent sur le salaire brut et sont estimées à 42 % de cette somme – moins la réduction de charges patronales de la loi Fillon dans le cas des salaires inférieurs à 1,6 fois le SMIC. On peut calculer le coût d'un salarié en additionnant le salaire net, les cotisations sociales salariales et les cotisations sociales de l'employeur. Une formule simple consiste à multiplier le salaire net par 1.82 pour obtenir le coût total. Si vous engagiez un collaborateur ou une collaboratrice payé(e) 2 000 euros, il ou elle vous coûterait 3 640 euros par mois.

Ceci est un moyen rapide d'estimer combien coûte un salarié. Si vous pensez que votre structure supportera l'embauche, vous devrez entrer dans le détail en calculant les réductions de charges, les congés, les heures supplémentaires (qui sont moins taxées pour les PME), etc.

Les charges sociales pour le chef d'entreprise

Celui ou celle qui souhaite créer son entreprise doit également calculer ce que sa propre rémunération entraînera sur le plan des charges sociales. En ce qui concerne les charges payées par le chef d'entreprise lui-même, on peut diviser les diverses charges en deux grands régimes. Le premier concerne les gérants minoritaires ou égalitaires rémunérés des SARL ou les dirigeants des sociétés anonymes : il s'agit du régime général des salariés. Les gérants majoritaires des SARL, les associés de sociétés en nom collectif, SARL de famille soumise à l'impôt sur le revenu, etc. (c'est à dire des sociétés de personnes) et les entrepreneurs individuels sont soumis au régime des non-salariés.

Il est important de savoir que, contrairement à ce qu'on croit encore parfois, les non-salariés ne sont pas moins bien protégés que les salariés. Il était relativement commun de voir des patrons s'entourer d'associés « dormants » pour rester en minorité, ou s'attribuer une fonction technique d'employé pour justifier leur salaire. Aujourd'hui, le Pôle emploi se montre très méfiant et beaucoup de patrons se voient refuser leurs indemnités. Il est donc plus sûr de cotiser au régime des non-salariés, où le poids des cotisations sociales est en outre plus léger (car il n'y a pas de cotisations patronales à payer pour l'entreprise).

Au début de l'activité, quand le chiffre d'affaires n'a pas encore décollé, les charges sociales pèseront sans doute plus que les autres formes de taxes (y compris les impôts). Si vous n'avez pas prévu de vous salarier, sachez que vous devrez cotiser à l'assurance maladie, aux caisses de retraite et à l'Urssaf.

Attention ! Si l'affaire que vous envisagez de créer constitue pour vous une activité secondaire et que vous êtes salarié par ailleurs, et donc couvert par l'assurance maladie, vous devrez toujours cotiser pour votre activité de chef d'entreprise.

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