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Commerce : Le moral des détaillants en berne en décembre

Selon les derniers chiffres de l'Insee

Publié le

En décembre 2015, le climat des affaires en France s'infléchit légèrement selon les derniers chiffres publiés par l'Insee. Les chefs d'entreprise interrogés attestent d'une baisse d'optimisme, conséquence notamment des attentats de novembre.


Si les achats pour les fêtes battent leur plein, le froid qui se fait attendre pour écouler les articles d'hiver et surtout les attentats de mi-novembre donnent un coup d'arrêt aux transactions. C'est en substance ce que constate l'Insee dans son dernier coup de sonde de décembre. Le climat des affaires marque le pas donc. « L'indicateur qui le synthétise, calculé à partir des réponses des chefs d'entreprise des principaux secteurs d'activité, perd un point. Il se situe à 101, un niveau un peu supérieur à sa moyenne de long terme (100) atteinte à l'été. » Ceci étant, tous les secteurs de l'économie ne sont pas impactés de la même manière.

Ainsi, globalement, le climat progresse d'un point dans l'industrie et le bâtiment, et il perd deux points dans les services et quatre dans le commerce de détail. Bonne nouvelle toutefois : « L'indicateur de retournement pour l'ensemble de l'économie reste dans la zone indiquant une situation conjoncturelle favorable. »


Le commerce de détail et le commerce et réparation automobiles dérapent

Selon les chefs d'entreprise interrogés en décembre 2015 par l'Insee, le climat des affaires se replie dans le commerce de détail et dans le commerce et la réparation automobiles. « Dans le contexte de baisse de fréquentation de certains commerces après les attentats du 13 novembre, l'indicateur qui le synthétise perd quatre points et rejoint son niveau de juillet 2015 (105), un niveau encore supérieur à sa moyenne de long terme (100). »

Sans surprise, l'activité passée et prévue est déclarée en baisse. «Les chefs d'entreprise du commerce de détail et du commerce automobile sont nettement plus nombreux qu'en novembre à déclarer que leur activité passée a baissé. Le solde correspondant retombe à son niveau de fin 2014, inférieur à sa moyenne de long terme.»

Cette baisse d'activité (et de moral) du secteur dans son ensemble est surtout portée par le commerce de détail.

Pour les mois à venir, les perspectives sont également en retrait : « les deux soldes concernant les ventes prévues et les intentions de commandes reculent, le premier se situant désormais à son niveau moyen, le second, légèrement au-dessus. Les perspectives générales d'activité fléchissent aussi ; cependant, ce solde était élevé et reste bien au-dessus de sa moyenne de long terme. »

Clairement, le commerce dans son ensemble dérape mais résiste.

  • Commerce de détail : L'activité passée est en baisse aussi bien dans le commerce généraliste que spécialisé. « Les détaillants généralistes sont beaucoup plus nombreux qu'en novembre à déclarer un recul de leur activité passée et prévue, notamment dans l'habillement et l'alimentaire : chacun des trois soldes relatifs aux ventes passées, aux prévisions de ventes et aux intentions de commandes chute et passe sous son niveau moyen. »

    Ces baisses constatées et anticipées sont semble-t-il directement liées aux conséquences des attentats. La consommation est freinée par l'état d'urgence. Dans le commerce spécialisé aussi, « les détaillants sont également plus nombreux à déclarer une contraction de leurs ventes passées, notamment dans l'habillement. Concernant les trois prochains mois, leur opinion n'a pas varié. Les deux soldes relatifs aux perspectives de ventes et aux intentions de commandes sont stables, le premier sous sa moyenne, le second au-dessus. »

    Conséquences directes de cette baisse généralisée de la consommation : les stocks sont au plus haut. Les achats de dernières minutes à l'occasion des fêtes devraient rééquilibrés en partie les choses. «Dans le commerce tant généraliste que spécialisé, le solde sur les prix prévus baisse, et est désormais inférieur à son niveau moyen.»
  • Commerce et réparation automobiles : Selon l'Insee, les soldes sur l'activité sont encore supérieurs à leur moyenne de long terme. « Un peu moins de commerçants automobiles déclarent des ventes passées en hausse, mais le solde correspondant demeure encore bien supérieur à sa moyenne. » Concernant les prochains mois, « le solde relatif aux perspectives de ventes est stable alors que celui relatif aux intentions de commandes recule ; les deux soldes restent cependant élevés. »



Une légère baisse dans les services

D'après les chefs d'entreprise interrogés en décembre 2015, le climat des affaires fléchit dans les services. « L'indicateur qui le synthétise perd deux points et repasse légèrement en dessous (99) de sa moyenne de longue période (100). » Là encore, tous les secteurs ne connaissent pas les mêmes situations. « Les soldes d'opinion baissent particulièrement dans l'hébergement-restauration, probablement en raison des conséquences des attentats du 13 novembre à Paris et à Saint-Denis. »

Les touristes français et étrangers, généralement très nombreux à profiter de l'ambiance des fêtes hésitent à bouger. « L'indicateur de retournement se trouve à la frontière de sa zone d'incertitude conjoncturelle. »

Pour les prochaines semaines, le solde d'opinion relatif aux perspectives générales, perd deux points et repasse légèrement en dessous de sa moyenne de long terme. «Les chefs d'entreprise sont un peu plus nombreux qu'en novembre à signaler une baisse de l'activité et de la demande prévues. Les soldes correspondants sont légèrement inférieurs à leur moyenne de long terme.»

  • Dans le transport routier de marchandises, le solde sur l'activité passée augmente légèrement, celui sur l'activité prévue s'améliore nettement. « Tous les soldes sont au-dessus de leur niveau moyen de long terme. »
  • Dans l'hébergement et la restauration, tous les soldes dévissent. « Ils retrouvent quasiment tous leur niveau d'octobre après une amélioration en novembre (la plupart des entreprises ayant alors répondu avant les attentats du 13 novembre) et restent au-dessus de leur moyenne de long terme. »
  • Dans l'information et la communication, le solde relatif à l'activité passée diminue tandis que le solde sur l'activité prévue se redresse « mais reste inférieur à son niveau moyen ». Le solde sur la demande prévue baisse légèrement, fluctuant en dessous de son niveau moyen.
  • Dans les activités immobilières, le repli des soldes d'opinion est général tant pour l'activité passée et prévue, ainsi que la demande prévue. « Seuls les soldes relatifs à l'activité passée et aux effectifs sont au-dessus de leur moyenne de long terme. »
  • Dans les activités spécialisées, scientifiques et techniques, les soldes relatifs à l'activité et à la demande baissent légèrement. Ils restent proches de leur niveau moyen de long terme.
  • Dans les services administratifs et de soutien, l'activité passée progresse tandis que l'activité prévue est stable. Le solde sur la demande prévue est lui aussi quasi stable.
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