MAISON LOUCEL : « Pas besoin d'être boucher pour devenir franchisé »
Boucherie charcuterie, traiteur nouvelle génération, MAISON LOUCEL vient de s'ouvrir à la franchise après plus de 12 ans en propre. Jean Charbonnel, chargé de son déploiement, détaille pour Toute la Franchise le profil de candidat idéal, les critères d'implantation et les objectifs de développement.
Sandrine Cazan, writer
Publié le 28/07/2026 , Temps de lecture: 4 min
Un profil de franchisé assumé : commerçant avant tout
Vous cherchez des profils très différents de ceux d’un boucher traditionnel ?
Exactement. On recherche des commerçants, d’anciens cadres avec une vraie âme de commerçant et un attrait pour le management. Les équipes restent à taille humaine, entre 3 et 5 personnes, dont un chef boucher professionnel : ce n’est pas de la grosse gestion d’effectifs, mais il faut savoir encadrer.
Un parallèle m’intéresse, celui du monde de la boulangerie en franchise ; un autre métier très technique, longtemps fermé, qui a fini par percer en franchise grâce au soutien logistique de ses unités de production. Toutes proportions gardées, c’est un peu la même mécanique qu’on cherche à appliquer à la boucherie.
Où s’implanter : la recette d’un bon emplacement
Quels sont vos critères d’implantation ?
L’emplacement idéal, c’est une zone commerciale, un axe structurant, si possible un rond-point, avec du parking pratique et, idéalement, la proximité d’un autre commerce alimentaire ; le combo boulangerie-boucherie fonctionne très bien. On cible plutôt la périphérie des villes que les centres-villes, avec des critères de géomarketing précis : population et distance dans la zone de chalandise, revenu médian, âge moyen.
Nos deux sites pilotes, à Grésy-sur-Aix en Savoie et à Belley dans l’Ain, illustrent bien cette logique, tout comme notre plus grosse implantation à ce jour, Chambéry, ouverte en avril 2026. On ne s’interdit rien sur les grandes agglomérations, mais toujours en périphérie plutôt qu’intra-muros.
Un développement maîtrisé, en franchise comme en succursale
Quel calendrier pour la franchise ?
2026 est une année de pose des fondations : recruter les premiers candidats et signer les premières réservations de zones, avec l’objectif d’arriver à 2 ou 3 signatures d’ici la fin du premier trimestre 2027. En parallèle, on continue à ouvrir des succursales pour démontrer la solidité du concept, avec deux ouvertures prévues sur 2026, dont celle de Chambéry. L’objectif est de monter à 3 ouvertures cumulées en 2027, puis entre 3 et 5 par an à partir de 2028, tous formats confondus.
MAISON LOUCEL affiche une solide performance économique : un chiffre d’affaires moyen de 1 022 000€ HT sur ses 9 unités, une rentabilité atteinte dès la première année et un retour sur investissement complet constaté en 2 à 3 ans.
Pour accélérer, on travaille en amont : identification de zones à fort potentiel via nos données de géomarketing, repérage de locaux commerciaux avant même la signature d’un candidat. L’idée est de tenir un délai maximum de 12 mois entre le premier contact et l’ouverture, sachant que le franchisé garde la main : il valide toujours le site via sa propre étude de marché et son prévisionnel, on ne lui impose rien les yeux fermés.
Envisagez-vous la multi-franchise ?
C’est une piste, et ce serait même une preuve de la réussite du modèle. Le fait qu’un chef boucher porte l’aspect technique dans chaque magasin permet à un franchisé de prendre du recul et de piloter plusieurs sites via des tableaux de bord. Mais il faudra d’abord faire ses preuves sur un premier site avant d’envisager cette évolution.
Un accompagnement pensé sur toute la durée
Que propose MAISON LOUCEL à ses franchisés avant, pendant et après l’ouverture ?
Avant l’ouverture, on aide à structurer et sécuriser le projet : recherche de local, montage du financement, aménagement. Au lancement, une formation complète est dispensée à la fois au franchisé et à son chef boucher pour maîtriser le concept. Après l’ouverture, l’accompagnement continue avec un suivi de proximité assuré par des personnes issues de nos propres magasins, de la formation continue, des audits et un suivi régulier des performances.
Notre conviction, c’est que notre réussite passera par celle de nos franchisés.
On n’est pas là pour s’enrichir sur leur dos, mais pour dupliquer un modèle qui fonctionne et les accompagner vers la même réussite que nos succursales, voire au-delà, parce qu’un franchisé chez lui, qui investit son argent et son temps, apporte en plus son âme de commerçant.
Un modèle aussi engagé sur le plan environnemental
Si les porteurs de projet devaient retenir un seul point important, quel serait-il ?
Je pense que ce serait autour de nos valeurs. On parle de viande française, de bien-être animal, mais on est aussi engagés sur le plan RSE et écologique. Notre exploitation agricole est certifiée Haute Valeur Environnementale. Les dirigeants ont investi dans des panneaux solaires : aujourd’hui, ils couvrent de l’ordre de 60 % des besoins en énergie de l’atelier. On a aussi une unité de méthanisation qui permet de transformer les effluents de nos élevages en engrais pour nos cultures, tout en produisant du gaz vert qui alimente 3000 habitants sur la commune voisine.
On a un modèle moderne, performant et engagé, avec un produit plébiscité mais encore peu exploré en franchise. Il n’y a pas besoin d’être boucher pour devenir franchisé MAISON LOUCEL : on apporte la formation, les produits, la logistique et le savoir-faire. Notre enjeu maintenant, c’est de faire connaître ce modèle !
Sandrine Cazan, writer







