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L’entreprenariat au féminin : un parcours semé de défis !

La création au féminin : une bien belle galère !

2010-07-29 23:19:00
En mars dernier, l'Ifop réalisait un sondage pour France Active relatif à « l’Entreprenariat au féminin ». Selon l'avis des 202 femmes ayant créé leur entreprise au cours des 18 derniers mois, l'entreprenariat au féminin reste un parcours semé de défis !

La création au féminin : une bien belle galère !

Selon les chiffres du sondage « L'entreprenariat au féminin » Ifop / France Active, la création au féminin reste plus que jamais une bien belle galère... Difficultés administratives, problèmes financiers, doutes et incertitudes... les embûches sur le parcours sont nombreuses. Mais les femmes entrepreneuses font preuve de détermination et d’attachement à leur projet ! Elles sont ainsi 86% à déclarer qu’elles se relanceraient dans l’aventure si c’était à refaire. Une belle leçon de courage surtout lorsque l'on sait que dans 54% des cas, les revenus dégagés sont finalement plus faibles que ceux envisagés à l'origine !

Un sondage, deux profils

Le sondage réalisé par l'Ifop pour France Active s'est attaché à faire la distinction entre les entrepreneuses qui ont bénéficié de l'accompagnement proposé par le Fond de Garantie à l’Initiative des Femmes (FGIF) et celles qui n'ont pas eu cette chance. Les chiffres prouvent que l'accompagnement joue un rôle de facilitateur sur de nombreux aspects. Plus motivées et mieux préparées, les bénéficiaires du FGIF attestent d'un projet longuement mûri. Ainsi, en terme de motivations à l'origine de la création de leur entreprise, les bénéficiaires du FGIF évoquent à 67% (56% pour les non bénéficiaires) la volonté d'être indépendante et d'être sa propre patronne.
La transformation en réalité d'un projet de longue date qui leur tenait particulièrement à cœur a animé 62% des bénéficiaires du FGIF (contre 48% des non bénéficiaires). Là où la tendance s'inverse c'est sur la question du statut d'avant création : 21% des bénéficiaires FGIF attestent que le fait d'être sans emploi et de penser qu'elles n'en retrouveraient pas a influencé la création. Elles sont 27% dans le même cas chez les non bénéficiaires. Le fait de gagner plus d'argent est largement relégué au second plan avec respectivement 7% et 6% de citations selon que les femmes étaient accompagnées ou non. En terme d'obstacles rencontrés avant et pendant le montage du projet, les réponses divergent selon que la femme interrogée a été accompagnée ou non. Ainsi, pour les bénéficiaires du FGIF, les difficultés de financement arrivent en tête des obstacles cités (44%), suivis des problèmes administratifs (43%), le manque d'intérêt des financeurs (30%), les peurs et les doutes (27%), les difficultés de trouver des infos utiles (22%), les peurs et les doutes des proches (21%), le manque d'accompagnement (13%) et le manque d'expérience (10%).
Pour les femmes non bénéficiaires du FGIF, les problèmes administratifs sont évoqués comme principal obstacle (44%), suivis de ses peurs et doutes (32%), des difficultés de financement (31%), les difficultés pour trouver des infos utiles (26%), le manque d'accompagnement (23%), le manque d'intérêt des financeurs (16%), le manque d'expérience (14%), les peurs et les doutes des proches (13%). Globalement, les bénéficiaires FGIF attestent à 72% que leur banque les a suffisamment accompagnée lors du lancement et du démarrage de leur projet (contre 57% pour les non bénéficiaires). Une fois lancée, le fait d'être bénéficiaire ou non ne fait que peu varier la perception qu'ont les femmes d'un accompagnement suffisant de la part de la banque (57% pour les bénéficiaires et 56% pour les non bénéficiaires).

Impact de la crise et revenus

De façon générale, le sondage démontre que le contexte de crise économique a peu impacté la décision de créer une entreprise qui répondait à des motivations personnelles antérieures. Ainsi, pour 78% des femmes interrogées, la crise a peu ou pas du tout joué dans la décision de sauter le pas de la création.
En terme de revenus, 54% des femmes interrogées attestent d'un montant inférieur (23%) voire très inférieur (31%) par rapport à ce qu'elles avaient envisagé et anticipé dans leur projet. 37% jugent leurs revenus équivalents à leurs prévisions, 6% supérieurs et 2% seulement largement supérieurs. A 23%, les femmes interrogées estiment avoir le sentiment que le fait d'être une femme a eu une incidence sur la réalisation de leur projet.

Ce sondage a été réalisé sur un échantillon de 202 femmes ayant créé leur entreprise au cours des 18 derniers mois. La représentativité de l'échantillon a été assurée par la méthode aléatoire. Les interviews ont eu lieu par téléphone (CATI - Computer Assisted Telephone Interviewing) Du 19 au 23 novembre 2009.

Téléchargez les résultats complets de ce sondage sur http://www.ifop.com/media/poll/1102-1-study_file.pdf


Dominique, Journaliste toute-la-franchise©

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