En franchise, on est bien son propre patron : démontration en vidéo
Franchisé = salarié déguisé ? Faux. Cette vidéo tournée depuis Franchise Expo Paris 2026 démonte l'idée reçue avec trois professionnels du terrain, dont Régis Halbert, Directeur du Développement des enseignes Augustin – L'Art du pain et Mariette – Pains et Pâtisseries.
Benjamin Thomas, writer
Publié le 26/05/2026 , Temps de lecture: 4 min
En bref
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Un franchisé est un entrepreneur indépendant, immatriculé au registre du commerce ou de l’artisanat.
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Le franchiseur transfère un savoir-faire éprouvé, il n’interfère pas dans les décisions de gestion.
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Le franchisé recrute, manage et développe son activité à sa propre initiative.
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Le concept peut s’adapter au territoire : produits régionaux, ancrage local, développement B2B.
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La co-construction avec le réseau fait évoluer le concept en permanence.
Regarder la vidéo complète
Retrouvez l’intégralité des échanges entre Régis Halbert (Augustin – L’Art du pain / Mariette – Pains et Pâtisseries), Elisabeth Ruelle-Megrelis (Helen Doron English) et Kévin Aranega (DO&KA) dans la vidéo ci-dessus. Ils répondent notamment à cette question : a-t-on le droit de dire non à son franchiseur ?
Découvrez la fiche complète de la franchise Augustin – L’Art du pain pour en savoir plus sur le concept, les conditions d’entrée et les profils recherchés.
Ce que dit Régis Halbert sur l’indépendance du franchisé
Régis Halbert est direct : « Un franchisé est inscrit au registre de commerce ou de l’artisanat. C’est une entreprise à part entière. On ne peut pas faire d’ingérence dans ses choix et ses décisions.»
Chez Augustin et Mariette, le positionnement est clair. Les deux réseaux comptent une cinquantaine d’unités en succursale, ce qui rend leur modèle entièrement éprouvé avant d’être transmis. Le franchisé acquiert un savoir-faire construit sur des boutiques pilotes réelles, pas sur une théorie. Ensuite, il prend ses propres décisions : il recrute, manage ses équipes et développe des actions commerciales sur sa zone géographique.
Le franchiseur, à travers son accompagnement, ne se substitue pas à l’entrepreneur franchisé. Il l’audite, le visite régulièrement, mais la main reste celle du franchisé.
Liberté d’adaptation : le cas concret de la boulangerie artisanale
Dans un secteur comme la boulangerie en franchise, le cadre existe. Mais il n’est pas une prison. Régis Halbert l’illustre avec des exemples précis : un Kouglof en Alsace, un Kouign Amann en Bretagne, un Canelé à Bordeaux. Si ces produits régionaux sont absents, la boulangerie ne peut pas réellement être considérée comme un commerce de proximité.
Le franchisé fait remonter ses besoins, le franchiseur les étudie. La logique est simple : un partenaire ancré dans son territoire connaît sa rue, ses clients, son tissu économique local. C’est une information que le franchiseur, avec sa vision macro, ne possède pas. Les deux se complètent.
Pourquoi le patron fait toute la différence
La question est posée frontalement : un excellent concept peut-il survivre à un mauvais patron ? La réponse des trois experts est unanime : non.
Le franchisé qui réussit est celui qui connaît son territoire, qui s’y est installé, qui en maîtrise le tissu social et économique. Régis Halbert le confirme :_ « Un partenaire issu de sa région, de sa ville, de son environnement socio-économique, c’est extrêmement important pour nous. »_
Le concept apporte le cadre et le savoir-faire. L’entrepreneur apporte sa patte, sa connaissance du terrain et sa capacité à commercer au quotidien. Les deux sont indissociables.
Questions Fréquentes
Un franchisé est-il juridiquement indépendant de son franchiseur ?
Oui. Le franchisé est une entreprise à part entière, immatriculée au registre du commerce ou de l’artisanat. Le franchiseur ne peut pas s’ingérer dans ses décisions de gestion.
Le franchiseur peut-il imposer des prix au franchisé ?
Non. Le droit de la franchise interdit au franchiseur d’imposer des prix. Il peut uniquement formuler des recommandations tarifaires.
Un franchisé peut-il adapter le concept à sa région ?
Oui, dans le cadre défini par le contrat. Dans la boulangerie artisanale, par exemple, l’intégration de produits régionaux est possible sur demande motivée auprès du franchiseur.
Pourquoi deux franchisés sur une même zone peuvent-ils avoir des résultats différents ?
La connaissance du territoire local, le profil commercial et l’implication personnelle du franchisé jouent un rôle déterminant, indépendamment du concept.
Benjamin Thomas, writer









