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Créer une entreprise en franchise, cela demande réflexion !

Publié le
Selon le sondage « Les Français et la création d'entreprise » réalisé par CSA pour la Fédération Française de la franchise en janvier 2009, 1/3 des personnes interrogées déclarent avoir envie de se mettre à leur compte à plus ou moins long terme. Dans le détail, les sondés se disent prêts à 19% à franchir le pas dans l'année ou les deux ans. Lorsque la création envisagée est accompagnée par un réseau de franchise le pourcentage grimpe à 25%. Trois principales raisons sont évoquées par les aspirants à la création : la première est que la création leur ouvrira la possibilité d’exprimer pleinement leurs compétences, la seconde est l'envie d'être son propre patron et la troisième c'est la promesse d'un épanouissement professionnel.

Étrangement, la perspective de bénéficier de revenus plus importants passent largement en second plan. Dans 50 % des cas, les aspirants créateurs envisagent un engagement en solo pour se lancer dans l'aventure (sans associés ni famille). Relativement bien informés sur les dispositifs d'aide, l'aspirant créateur sait dans 3 cas sur 4 ce qu'il devra débourser pour faire face à l'investissement initial nécessaire à la création de son entreprise. La moyenne du montant nécessaire exprimé est de l'ordre de 57 000 € pour les aspirants créateurs salariés.



L'argent, le principal frein à la création

Si les Français semblent plutôt motivés pour se lancer dans une aventure de création d'entreprise, ils cernent mal les difficultés qu'ils auront à affronter. Pour les personnes interrogées qui se refusent à se lancer, la difficulté de trouver des financements reste a priori le frein le plus puissant (58%) talonné par la perspective d'un avenir trop incertain (55%) et la peur de prendre des risques financiers (55%). La peur d'engager son patrimoine (48%) et sa famille (48%) passe largement avant celle de se lancer seul (35%). Le manque de compétences pour gérer une affaire est lui aussi largement relégué au second plan (27%) loin derrière la peur de perdre sa protection sociale (37%) et de cotiser moins pour la retraite (33%). La crise actuelle inquiète également fortement les personnes opposées à la création... Pour les personnes qui sont motivées à se lancer, les motifs qui pourraient les faire hésiter suivent peu ou prou la même déclinaison de pourcentages (crise économique actuelle à 42%, difficulté de trouver des financements à 40%, peur d'engager son patrimoine à 34%, crainte d'engager sa famille à 30%). Ces quelques chiffres montrent toute la difficulté de franchir le pas pour un salarié ! Pour les profils déjà engagés dans une activité indépendante (TNS notamment), le ressenti est différent. Plus enclins à s'associer, ils envisagent la création d'une nouvelle entité comme une opportunité de développement de leur activité nécessitant une mise de fonds conséquente (89 000 € en moyenne contre 57 000 € pour les autres).
Cette différence de point de vue s'explique par l'expérience acquise. Là où les salariés voient l'opportunité de s'accorder une certaine liberté, les travailleurs non salariés opposent un vécu d'indépendance pas toujours rose mais toutefois suffisamment enthousiasmant pour qu'ils soient 40% à vouloir créer une nouvelle entreprise dans les deux ans ! Dans tous les cas, le statut de patron reste empreint d'une aura idyllique. Tous les revers de la médaille ont rarement envisagés.

Du rêve d'indépendance... à la réalité

Si la création d'entreprise reste un moteur puissant pour booster sa carrière, elle implique un vrai chamboulement de la vie au quotidien. Seul aux commandes, le créateur d'entreprise se doit, avant de profiter de son statut de « privilégié », retrousser ses manches plutôt deux fois qu'une ! Les 35 heures du salariat deviennent immédiatement un lointain souvenir. Le créateur est sur tous les fronts : paperasses, compta, management, production... sa présence est indispensable ! En phase de démarrage il n'est pas rare de totaliser 80 heures hebdo tant l'avalanche de tâches divers et variées est écrasante. Ce constat vaut pour les créateurs en solo mais aussi pour ceux accompagnés dans le cadre d'un réseau de franchise.

Du coup, la place réservée à la vie de famille se réduit à peau de chagrin. Les sorties avec les enfants, le suivi des devoirs, les moments de détente avec son conjoint sont distillés à dose homéopathiques. La fatigue accentue le phénomène bien évidemment. Les amis qui avaient l'habitude d'une disponibilité relative doivent prendre rendez-vous dans un planning très chargé ! La vie sociale est en suspend en dehors du pré carré de l'entreprise.

A cela s'ajoute la pression constante du chiffre d'affaires. Le créateur n'engage en effet pas que son temps dans son affaire, il engage aussi ses capitaux personnels et souvent son salaire qui doit être réinjecté dans l'entreprise pour mieux alimenter la trésorerie. Paradoxalement, en période de démarrage, le patron gagne souvent moins que ses employés ! C'est à lui en priorité de se serrer la ceinture pour mieux accompagner le décollage de sa boite. En cas d'échec, sa maison pourra être dans la balance ! Avant de se lancer, il est donc impératif de bien mesurer tous les risques en termes financiers mais aussi personnels. Chaque décision, chaque hésitation peuvent être lourds de conséquences pour le créateur et sa famille. Globalement, la franchise permet d'atténuer les erreurs de jeunesse. Le créateur n'est plus tout à fait seul pour faire avancer son affaire. Il peut compter sur les membres de son réseau et sur l'appui logistique de son franchiseur. Malgré cela, les risques restent toutefois élevés, comme dans toute création.

Le concept bien bordé donne un cadre d'action mais le créateur franchisé doit avant tout compter sur lui-même pour réussir. Financièrement, la franchise demande aussi généralement plus d'effort que la création en solo : le respect du cahier des charges implique en effet un local idéalement situé, une surface de vente minimum, un engagement de services supérieur. Là où un créateur peut « bricoler » des solutions de fortune en étant en solo, un franchisé ne peut que se soumettre à des solutions bien cadrées donc forcément plus chères. L'exclusivité territoriale mais aussi l'exclusivité de marque interdisent au franchisé de signer des accords de partenariat avec d'autres fournisseurs complémentaires... Comme on le voit, la franchise offre du pour et du contre qu'il convient de bien cerner en amont de tout engagement.

Dominique, Journaliste toute-la-franchise.com ©
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