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Etiquette environnementale : où en-est-t-on ?

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Repoussée mais pas abandonnée, l'étiquette environnementale qui devait être obligatoire à partir du 1er janvier 2011 sur l'ensemble des produits commercialisés en France débute une phase de test grandeur nature sur un millier de produits depuis le 1er juillet 2011.

Pour acheter « plus propre » et « plus respectueux de la planète », le consommateur doit pouvoir comparer les caractéristiques environnementales des différents produits commercialisés en s'appuyant sur des éléments chiffrés comparables. C'est là l'idée de l'étiquette environnementale prônée par la loi du Grenelle de l'environnement.

Mais de l'idée à la réalité... il y a un monde ! En effet, pour apporter une réelle information de comparaison, l'affichage se doit de répondre à des normes précises. Si le Grenelle de l'Environnement prévoyait pour cet étiquetage une transparence totale sur l'ensemble des critères environnementaux (eau, énergie, impact sur la biodiversité), dans les faits, l'étiquette environnementale se limitera très certainement au seul critère d'énergie autrement appelé bilan carbone.
La faute à qui ? En fait, si globalement les industriels et les grands réseaux de distribution sont plutôt favorables à la transparence (concurrence oblige !), la mise en œuvre des calculs pour chaque critère est un vrai casse-tête !

Pourquoi ? A ce jour, 9 référentiels seulement sont adoptés par la plate-forme AFNOR-ADEME pour 9 catégories de produits : Chaussures de ville, Meubles en bois, Sac à dos, Sièges rembourrés, Shampooing, Papier toilette, Téléviseurs, Raquettes, Literie. Les autres catégories de produits vont suivre, bien sûr, mais dans l'immédiat, en l'absence de référentiel précis, le comptage est de fait impossible....
Outre ce problème technique essentiel, l'instauration de l'étiquette environnementale suppose la prise en compte pour chaque produit des impacts divers à chaque étape de la vie du produit, de sa conception à sa mise au rebut ou au recyclage. Autant dire que ce calcul n'est pas simple puisqu'il nécessite de mobiliser les fournisseurs, les transporteurs, les distributeurs... Complexe mais pas impossible !
Certes. Mais encore faut-il savoir si tous ces efforts serviront à quelque chose ! En effet, le but de tous ces comptages et de l'affichage qui en résulte est bien de permettre aux consommateurs de consommer mieux. Sachant que dans l'immédiat, de nombreuses questions restent en suspend, le législateur a souhaité avant de se lancer dans une obligation formelle, de laisser parler l'expérimentation.


Une période de test d'un an au moins

L'expérimentation lancée au 1er juillet 2011 est réalisée sur la base du volontariat. Environ 160 entreprises de tailles diverses (de la multinationale à la PME) dans les domaines de l’alimentation, du textile, de l’ameublement ou des cosmétiques se sont engagées à ajouter à leurs informations classiques des informations environnementales.

Selon les cas, cette information est directement étiquetée sur le produit ou mise à disposition aux côtés du produit en rayon ou encore uniquement accessible sur le site internet de l'entreprise. Sachant que les critères ne sont pas encore totalement définis, et que chaque produit étant particulier il ne nécessite pas forcément les mêmes informations d'impact sur l'environnement, chaque entreprise est donc libre de la teneur de son affichage expérimental.
En d'autres termes, quand certains produits se limiteront à l'affichage de ses émissions de gaz à effet de serre, d'autres ajouteront des informations sur les consommations d'eau ou sur la quantité de ressources non renouvelables nécessaires à la fabrication. Sur la forme aussi, les étiquettes environnementales sont libres.
On pourra ainsi retrouver selon le distributeur une information sous forme de baromètre écologique noté sur 5, une note globale environnementale sur une échelle de A à E ou encore un chiffre des émissions de gaz à effet de serre exprimé en équivalent CO2. Devant cette profusion de formats, d'informations et de codes couleurs, le consommateur risque fort d'y perdre son latin...
Pendant toute la durée de la période d'expérimentation, des systèmes d'évaluation seront mis en place pour chaque opération magasin.

Du côté des consommateurs aussi des évaluations seront également réalisées par les entreprises elles-mêmes, ainsi que par le ministère du développement durable en partenariat avec le Comité national du développement durable et du Grenelle Environnement et en collaboration avec la DGCCRF. À l’issue de cette expérimentation d’une durée d’un an au moins, la loi prévoit que le Gouvernement remette un bilan au Parlement. Sur cette base, la généralisation de l’affichage des caractéristiques environnementales des produits pourrait être décidée.


Retrouvez la liste des entreprises engagées dans l'expérimentation Etiquette environnementale sur le
site du ministère de l'écologie et du développement durable

 

Dominique André-Chaigneau, Rédaction TOUTE LA FRANCHISE©
 

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