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L'alimentation en 2025 : quels comportements alimentaires demain ?

Selon une étude prospective du Ministère de l’Agriculture

Publié le

Pour anticiper sur l’alimentation de demain, une étude prospective sur les comportements alimentaires en 2025 des Français dresse le portrait de pratiques en mouvement. Instructif pour les réseaux de distributeurs alimentaires, mais aussi les réseaux de la restauration.

Couple qui cuisineDans le cadre du Contrat de la filière alimentaire, le Ministère de l'Agriculture, de l'Agroalimentaire et de la Forêt et ses partenaires Ania, CGAD, CGI, Coop de France, FCD et FranceAgriMer ont lancé la réalisation d’une étude prospective dans le but de mieux comprendre et anticiper l’évolution des tendances alimentaires des consommateurs français. A la suite de cette étude d’envergure, plusieurs grandes tendances ont été identifiées.

Vers une alimentation plus durable

Face à la montée en puissance des préoccupations sociales, écologiques et éthiques, les consommateurs sont toujours plus nombreux à privilégier les produits alimentaires respectueux de l’environnement et des hommes. Pour 76% des Français, la consommation responsable est un moyen de s’impliquer dans le développement durable et pour 73% des Français, les individus ont un rôle important pour agir concrètement en matière de développement durable. (Source : Etude Ethicity – GreenFlex 2016). Pour preuve de cette prise de conscience collective, le boom du bio est un indicateur fort. Et en 2025 ? L’environnement pourrait compter demain parmi les principaux critères de choix des consommateurs. Petit bémol toutefois : « Cette sous-tendance pourrait connaître une progression timide si les prix des produits respectueux de l’environnement restent plus élevés que leurs équivalents conventionnels alors que la majorité des consommateurs ne sont pas prêts à augmenter le budget consacré à l’alimentation. » Ceci étant, l’appétence des Français pour l’alimentation durable aura des effets connexes notamment sur les emballages (retour de la consigne, développement du vrac, emballages comestibles ou biodégradables).

Vers une alimentation plus saine

Les consommateurs français ont pris conscience du lien qui existe entre leur alimentation, leur santé et leur bien-être. Le culte de l'allégé, en perte de vitesse depuis le début des années 2000, est peu à peu remplacé par des produits plus « naturels » ou « sans », moins transformés, plus riches en termes de goût mais aussi en termes d’apports pour la santé (aliments complets riches en fibres, aliments enrichis en vitamine D, calcium, oméga 3, phytostérols, etc.). Dans le même temps, le boom des allergies fait aussi grimper la demande des produits spécifiques (sans gluten, lactose, fruits à coque...). Et en 2025 ? La tendance d’une alimentation fonctionnelle avec un bénéfice santé devrait s’amplifier, portée par la hausse de l'espérance de vie et la volonté de vivre vieux en bonne santé. La tendance sans allergènes devrait elle aussi se renforcer « compte tenu de l’évolution des modes de vie et de l’augmentation de la proportion de population qui développe des allergies alimentaires. » Dans les mêmes temps, la baisse de la consommation de protéines animales va se poursuivre. « On observe un report vers d’autres aliments d’origine animale (œufs, fromages) mais aussi une augmentation de la demande en protéines végétales. Cette évolution induira donc un changement du modèle alimentaire hérité. »

Vers une alimentation plus communautaire

De plus en plus de consommateurs souhaitent des produits adaptés à leurs caractéristiques culturelles et correspondant aux valeurs de la communauté à laquelle ils appartiennent pour plus de lien social. L’esprit tribu touche donc bien l’alimentation notamment dans le choix des marques. « Cette recherche accrue d’une alimentation particulière s’intègre dans une recherche de sens pour la consommation au sens large, observée dans l’ensemble de la société française depuis plusieurs années (par exemple à travers le bio, le commerce équitable, la consommation durable, etc.). » Et en 2025 ? La montée des consommations particulières et des régimes spécifiques s'accentue (sans gluten, végétarien, végétalien, etc.). Même chose pour les consommations de produits communautaires d'ordre religieux (produits halal et casher). « Les communautés devraient poursuivre leur développement grâce à Internet en mobilité (applications), et seront pour certaines hyperspécialisées dans une thématique. Il existera autant de communautés que de « fans » d’un produit, d’un type de produits, d’une recette, etc. »

Vers une consommation alimentaire plus stratège

« Confronté à de très fortes contraintes budgétaires, le consommateur cherche à profiter de bonnes affaires et de prix bas, tout en continuant à se faire plaisir. » Chacun développe ainsi des comportements stratégiques pour manger bon et moins cher, plus respectueux, etc. Sur la question des prix, la stratégie des consommateurs s’oriente vers des pratiques de comparaisons systématiques. La chasse aux promos est devenue de fait un sport national. « Toutefois, le consommateur souhaite des prix bas, mais pas des « produits bas de gamme ». Il recherche de la qualité et du service. C’est donc le rapport qualité-prix qui devient le critère le plus important dans le choix des consommateurs ». En 2015, 67% des individus déclaraient être intéressés par la pratique de l’achat groupé de produits alimentaires (+3 points par rapport à 2014). Un intérêt qui est nettement plus marqué chez les 25-34 ans (73%) (Source : Enquête Iligo, 2015). Le nombre de magasins de déstockage alimentaire (défaut d'étiquetage, DLC courte, sur-stocks, etc.) s'étoffe.

Au-delà du facteur prix, la stratégie des consommateurs s’oriente également sur le fait de gagner du temps. Et en 2025 ? « Par-delà la crise économique, les consommateurs devraient conserver un comportement favorable à la recherche de bonnes affaires. » Sur la question du temps, la formule du drive devrait encore gagner des adeptes. La tendance de la frugalité qui consiste à consommer moins pour des raisons de contraintes économiques ou par choix (limitation de l’empreinte écologique, raisons de santé…) devrait elle aussi se renforcer.

Vers une consommation alimentaire « fait maison »

Découlant des tendances précédentes (recherche de produits « naturels », « sans », « sains », esprit communautaire, prix bas), le « fait maison » est en renouveau au travers notamment de la gamelle emmenée au travail. Portée par la multiplication des tutoriels, des émissions de télévision, etc., le « fait maison » fait recette à plusieurs titres : les Français veulent maîtriser le prix de leur assiette, mais aussi son contenu. A cela s'ajoute la réalisation de soi à travers le faire soi-même. Une tendance qui s'exprime aussi dans d'autres secteurs économiques dans le sillage du succès du Do it yourself (DIY). Et en 2025 ? La tendance devrait encore s'accentuer, accompagnée "intelligemment" par les industriels et les distributeurs par un étiquetage ad-hoc (recettes, conseils d'utilisation, association de produits en rayon comme des contenants, des produits à cuisiner et des accessoires de cuisine).

Vers une consommation plus authentique et nostalgique

L'authenticité des goûts d'antan et la régression vers des produits de notre enfance ont le vent en poupe. Face à une société moderne en mal de repères (globalisation, peur du lendemain), les individus ont besoin de rassurance (sécurité) et de "reliance" (identité). Deux besoins qui se traduisent dans les comportements de consommation par l’achat de produits authentiques voire régressifs. « Cette nostalgie peut pousser à des comportements différents selon les âges et selon les générations. Ainsi les plus âgés peuvent par exemple revenir à des plats tels que le pot-au-feu, symbole d‘authenticité, quand les plus jeunes fréquenteront des bars à céréales ou consommeront des bonbons édulcorés ». Et en 2025 ? La tendance devrait se renforcer à l’horizon 2025 dans un contexte de besoin de rassurance de plus en plus fort.

Vers une alimentation en recherche de nouvelles occasions de consommation

Si le modèle alimentaire français fait de la résistance (3 repas par jour), les comportements alimentaires évoluent et « le consommateur aspire à explorer de nouvelles opportunités de consommation. Il fractionne davantage ses repas (encas), simplifie ses prises alimentaires (plat unique, prêt à manger, brunchs) et apprécie l’enrichissement de son « expérience client » grâce à de nombreuses enseignes qui offrent des expériences différentes sur un même lieu. » Et en 2025 ? Les tendances devraient encore s’amplifier. « Des concepts en émergence et une offre encore restreinte pourraient se développer en lien avec la recherche de praticité et le fractionnement des prises alimentaires. »

Vers une consommation alimentaire plus « digitale »

Le digital transforme déjà les comportements alimentaires des consommateurs et ce, à toutes les étapes de l’acte d’achat. En amont, la recherche et le partage de l’information passent désormais de plus en plus souvent par internet (comparateurs, bases de données, géolocalisation, alimentation connectée). Pendant et après l’achat aussi, le digital est là : click&buy, livraison et évaluation post-achat. « Cette tendance émergente a déjà commencé à s’ancrer dans les habitudes (succès des drives) et pourrait modifier en profondeur notre rapport à l’alimentation. » Le digital facilite la vie des consommateurs en quête de praticité et de temps. Et en 2025 ? Le développement des achats en ligne devrait augmenter par effet de génération. « Au moment où l’essor des pratiques liées au drive semble ralentir et que ce segment arrive à maturité, le développement des usages liés au commerce alimentaire digital pourraient prendre d’autres formes. Celles-ci dépendront également de l’offre proposée par les distributeurs: essaimage de nouveaux points et lieux de collecte de ces achats, (re)développement de la livraison à domicile en centre urbain, mais aussi en milieu rural (face à la disparition de commerces alimentaires). »

Les autres tendances fortes mises en lumière par l'étude prospective s'orientent :

  • Vers une consommation moins gaspi : généralisation du Doggy Bag, applis pour la commercialisation en direct des DLC courtes, applis pour la gestion des DLC dans le frigo...
  • Vers une consommation de « prêt-à-manger » : plats préparés, sandwichs, restauration et livraison à domicile…
  • Vers une consommation de proximité : géographique (produits locaux/régionaux) et relationnelle (circuits courts, relation avec le primeur, l’artisan…)
  • Vers une consommation plus transparente : généralisation des étiquetages nutritionnels, et des indications des provenances des produits.
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