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Dépenses alimentaires : de 1960 à 2014, un panier en mutation

En 2014, les ménages consacrent 232 milliards d'euros à leur budget « alimentation »

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Dans une étude intitulée « Cinquante ans de consommation alimentaire », l'Insee dresse le portrait d'une consommation en proie à de nombreux changements. Plus de plats préparés et moins de produits bruts, plus de repas pris à l'extérieur... retour sur 50 années de dépenses alimentaires.

Vie de la Franchise évolution des dépenses alimentairesLe 9 octobre dernier, l'Insee publiait les résultats d'une vaste étude comparative entre les dépenses alimentaires des années 1960 en France et celles d'aujourd'hui. Il ressort de cette étude, des données chiffrées parfois étonnantes. Ainsi, en 1960, le budget alimentation était le premier poste de dépenses des Français. Les courses alimentaires représentaient alors 34,6% de leur budget contre 20,4% seulement aujourd'hui.

Ce lent déclin de la part du budget consacré à l'alimentaire s'explique en grande partie, non pas par une moindre consommation, mais plutôt par l'élévation du niveau de vie moyen des Français. En clair, le volume acheté ne faiblit pas, au contraire même :
« De 1960 à 2014, la consommation alimentaire progresse certes en volume par habitant, de 1,1% par an en moyenne, mais deux fois moins rapidement que l'ensemble de la dépense de consommation. En revanche, les prix de l'alimentation évoluent au même rythme que ceux de l'ensemble de la consommation. »

Un panier en évolution

« En 2014, les trois quarts du budget alimentaire concernent l'alimentation à domicile, le quart restant étant dépensé dans les restaurants, cantines, débits de boissons, etc. » Comparée à 1960, cette structure est en évolution. En effet, en 1960, 86% de la consommation alimentaire se faisait au domicile. « En 2014, les ménages consacrent 232 milliards d'euros à leur budget « alimentation », à domicile ou en dehors du domicile, soit 3 600 euros en moyenne par habitant sur l'année. »

Que consomment les Français pour cette somme ? De moins en moins de viandes, de fruits et légumes et de pains et céréales. Dans le détail, « la part de la viande diminue depuis les années 1980 et n'atteint plus que 20% en 2014, contre 26% à son apogée en 1967 ; la viande reste toutefois la principale dépense du panier alimentaire en 2014. » Dans le même temps, les boissons alcoolisées chutent nettement passant de 15,9% en 1960 à 12,0% en 2014. Les fruits et légumes font de même passant de 18,0% en 1960 à 15,5% en 2014. « Il en est de même pour le budget global « pain et céréales » (13% en 2014 contre 15% en 1960) : la consommation de pain en volume diminue tandis que celle des autres produits à base de céréales (pâtes, biscottes, biscuits, riz, farine...) augmente. »

Les aliments dont le poids augmente dans le panier moyen sont les plats préparés (0,9% en 1960 vs 3,9% en 2014), les produits sucrés (sucre, confiserie, chocolat, confitures...) qui passent de 5,0% en 1960 à 6,8% en 2014. « Après avoir pris de l'ampleur entre 1960 et 1990 sous l'effet des hausses de prix, la part de la consommation en œufs et laitages, ainsi qu'en poisson, stagne depuis les années 1990. »

Et du côté des boissons ? Les boissons non alcoolisées s'imposent (4,5% en 1960 vs 7,5% en 2014). Dans le même temps, la consommation de boissons alcoolisées évolue fortement.
« Globalement, la consommation d'alcool devient plus occasionnelle : les ménages privilégient de plus en plus les vins de meilleure qualité. Ainsi, ceux de qualité supérieure progressent au détriment des vins de consommation courante (+1,8% par an en volume par habitant contre -2,7%). Par ailleurs, les achats d'alcools forts sont dynamiques (+2,2% par an). »

Les raisons de l'évolution

Si l'évolution des prix joue un rôle non négligeable dans la composition du panier alimentaire des ménages, d'autres facteurs viennent également expliquer les arbitrages. Ainsi, quand au fil des décennies, l'Insee constate que les Français consomment de plus en plus de plats préparés et de produits transformés tels que des légumes déjà coupés ou des pommes de terre en purée, cela tient essentiellement aux changements de nos modes de vie.

Clairement, au fil des années, les Français ont fortement réduits le temps de préparation des repas à domicile (-25% entre 1986 et 2010). Cette réduction profite aux produits faciles d'emploi, tels que les pizzas ou les desserts lactés frais, mais aussi aux acteurs proposant des repas hors domicile (restauration traditionnelle, restauration rapide, terminal de cuisson, etc). « Parfois, cette recherche de praticité se fait au détriment de produits bruts et non transformés : par exemple, les produits dérivés de la pomme de terre progressent tandis que les pommes de terre brutes reculent (+ 3,0% par an en volume par habitant contre - 0,8%). » L'innovation des industriels offre également aux Français de plus en plus de produits déjà transformés plus pratiques et rapides à la préparation (légumes coupés ou emballés notamment).

Dans les mêmes temps, les recommandations sanitaires se sont succédé au fil des années pour orienter les ménages vers une alimentation plus saine. Ces recommandations qui s'accompagnent parfois d'un volet répressif (taxe sur les sodas par exemple), n'ont selon l'Insee que peu d'influence sur les arbitrages des ménages. La dernière en date « Manger au moins 5 fruits et légumes par jour » lancé en 2007 n'a ainsi pas eu le succès escompté. « Quelques mois après le lancement de cette campagne, une étude de l'Inpes montrait que 93% des Français avaient eu connaissance de ce message, mais que seuls 3% d'entre eux déclaraient avoir changé d'alimentation volontairement sur cette période. »


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