“Dès le départ, j'ai bénéficié d'un accompagnement complet, qui m'a permis de me concentrer sur le développement de mon activité tout en étant soutenu sur les aspects les plus techniques”, Toufik Meddah, affilié SAGESSE Assurances à Pont-du-Château

Responsable de l’agence SAGESSE de Pont-du-Château, Toufik Meddah livre un regard concret sur l’entrepreneuriat dans le courtage en assurances.

Interview de Toufik MEDDAH, affilié SAGESSE ASSURANCE

Publié le 22/07/2026 , Temps de lecture: 8 min

“Dès le départ, j'ai bénéficié d'un accompagnement complet, qui m'a permis de me concentrer sur le développement de mon activité tout en étant soutenu sur les aspects les plus techniques”, Toufik Meddah, affilié SAGESSE Assurances à Pont-du-Château

Préparation du projet, gestion quotidienne, développement commercial et accompagnement : il partage les enseignements tirés de son parcours et ses conseils aux futurs partenaires.

Depuis combien de temps évoluiez-vous dans ce secteur d’activité avant de devenir affilié ?

Depuis maintenant 15 ans.

Qu’est-ce qui vous a motivé à passer du statut de salarié à celui de franchisé dans un secteur que vous connaissiez déjà bien ?

Mon projet initial était de reprendre un cabinet d’agent général AXA. Même si cette opportunité n’a finalement pas abouti, elle a confirmé mon envie d’entreprendre et de devenir indépendant. C’est dans ce contexte que l’opportunité de devenir courtier s’est présentée. Ce statut m’a immédiatement séduit, car il me permet de travailler avec plusieurs compagnies et de proposer une gamme de produits beaucoup plus large, afin d’apporter des solutions réellement adaptées aux besoins de chaque client. Au-delà de cette diversité d’offres, ce qui m’a motivé est la possibilité de gérer mon portefeuille et mon cabinet selon ma propre vision : développer une relation de proximité avec mes clients, être libre dans mes choix commerciaux et organiser mon activité en accord avec mes valeurs et mes objectifs. Après plusieurs années d’expérience dans le secteur, cette évolution représentait la suite logique de mon parcours professionnel.

En quoi votre expérience antérieure dans ce secteur vous a-t-elle aidé lors de la création ou de la reprise de votre franchise ?

J’ai eu la chance d’évoluer progressivement dans le secteur de l’assurance, en passant par toutes les étapes du métier. J’ai débuté en tant que collaborateur d’agence, puis collaborateur commercial, avant de devenir responsable d’agence. Cette évolution s’est faite naturellement, sans brûler les étapes, ce qui m’a permis d’acquérir une vision complète du fonctionnement d’un cabinet. Au fil de ces expériences, j’ai construit un solide réseau relationnel et développé une bonne connaissance des attentes des clients, des aspects commerciaux et de la gestion d’une activité. J’ai également eu la chance d’être accompagné par deux dirigeants qui ont profondément marqué mon parcours. L’un excellait dans le développement commercial, l’autre dans la gestion et l’organisation. Ils ont été de véritables modèles, chacun dans son domaine, et m’ont transmis des méthodes de travail, des valeurs et une exigence qui m’accompagnent encore aujourd’hui. En créant mon propre cabinet, je me suis naturellement inspiré de ce que j’avais appris à leurs côtés, tout en développant ma propre façon de travailler. Ces expériences ont largement contribué à la réussite de mon projet et continuent de guider mon développement au quotidien.

Quelles sont, selon vous, les principales différences entre travailler comme salarié et diriger une entreprise en franchise dans ce secteur ?

La principale différence réside dans le niveau d’engagement et de responsabilité. En tant que salarié, j’étais pleinement investi dans mes missions, mais les décisions stratégiques et le développement de l’entreprise ne dépendaient pas directement de moi. En devenant entrepreneur, tout change. Il faut être prêt à ne pas compter ses heures, à s’investir pleinement et à fournir des efforts constants pour développer son activité. Chaque décision, chaque action et chaque résultat reposent sur vous. Cette responsabilité est exigeante, mais elle est aussi extrêmement motivante. En contrepartie, on bénéficie d’une véritable liberté : celle de construire son entreprise selon sa vision, de choisir sa stratégie, de développer son portefeuille à sa manière et de créer une relation durable avec ses clients. Certes, entreprendre demande beaucoup de sacrifices et de persévérance, surtout au début.

Avez-vous été surpris de certains aspects en prenant la casquette de chef d’entreprise ?

Oui, certains aspects m’ont surpris lorsque je suis devenu chef d’entreprise. Je savais que la gestion d’un cabinet ne se limitait pas au développement commercial, mais j’ai pris pleinement conscience du temps consacré à la comptabilité, au suivi des charges, à la trésorerie et à toutes les obligations administratives. J’ai également été confronté à une réalité que je n’avais pas anticipée dans une telle ampleur : la surcharge des dossiers sinistres. Leur gestion demande beaucoup de disponibilité, de rigueur et de réactivité, tout en nécessitant un accompagnement de qualité pour les clients, souvent dans des moments difficiles. Il faut réussir à concilier ce suivi avec le développement commercial et la gestion quotidienne du cabinet.

Quelles difficultés avez-vous dû surmonter pour devenir chef d’entreprise ?

La principale difficulté a été de devoir gérer l’ensemble des facettes de l’entreprise. En tant que salarié, j’étais spécialisé dans certaines missions. En devenant chef d’entreprise, j’ai dû apprendre à piloter tous les domaines en même temps. Au quotidien, je dois gérer les dossiers sinistres, le suivi des contrats, les encaissements, la comptabilité, les charges, les obligations réglementaires, les audits, ainsi que le développement commercial et la relation client. Il faut être capable de passer d’un sujet à un autre tout au long de la journée, tout en maintenant un haut niveau de qualité de service. Cette polyvalence demande une organisation rigoureuse, une bonne capacité à prioriser et une grande réactivité. C’est un défi permanent, mais c’est aussi ce qui rend le métier passionnant. Avec le temps, j’ai appris à structurer mon activité, à mettre en place des méthodes de travail efficaces et à m’entourer lorsque cela est nécessaire. Aujourd’hui, cette vision globale de l’entreprise est devenue l’une de mes principales forces. Elle me permet de piloter mon cabinet avec sérénité et d’offrir un accompagnement de qualité à mes clients.

Comment SAGESSE Assurances vous a-t-il accompagné dans cette transition ?

Le réseau SAGESSE Assurances a joué un rôle essentiel dans ma transition vers le statut de chef d’entreprise. Dès le départ, j’ai bénéficié d’un accompagnement complet, qui m’a permis de me concentrer sur le développement de mon activité tout en étant soutenu sur les aspects les plus techniques. J’apprécie particulièrement le suivi et les conseils apportés sur les aspects réglementaires du métier par de véritables spécialistes. C’est un réel gage de sécurité dans un secteur où les exigences évoluent en permanence. Le suivi comptable est également d’une grande qualité et constitue un véritable soutien dans le pilotage de l’entreprise. Je peux aussi compter sur des gestionnaires en production et en sinistres qui sont facilement joignables, disponibles et réactifs. Le pôle marketing et commercial est toujours présent pour accompagner le développement du cabinet, tandis que la direction reste proche de ses affiliés, à l’écoute de leurs besoins et soucieuse de leur réussite. Enfin, au niveau régional, nous bénéficions d’un accompagnement de proximité avec un animateur régional et un spécialiste de la souscription des risques professionnels, ce qui représente une véritable valeur ajoutée. Au-delà des services proposés, ce qui fait la différence à mes yeux, c’est la dimension humaine du réseau. Malgré son développement, l’entreprise a su conserver une relation de proximité avec ses affiliés. On se sent écouté, accompagné et considéré, ce qui est particulièrement appréciable lorsque l’on dirige sa propre entreprise.

Quels sont les pièges ou idées reçues à éviter lorsqu’on pense tout connaître du secteur en tant qu’ex-salarié ?

L’un des principaux pièges est de croire que l’on peut tout faire et accepter tous les clients. Au début, on a souvent envie de saisir toutes les opportunités pour développer son activité. Pourtant, avec l’expérience, on comprend qu’il est essentiel de savoir sélectionner ses clients et les risques que l’on souhaite accompagner. De la même manière, il est facile de vouloir tout gérer soi-même : le développement commercial, les sinistres, la comptabilité, les encaissements, les obligations réglementaires, les audits ou encore le suivi des contrats. À vouloir être sur tous les fronts, on risque de se disperser et de perdre en efficacité. Enfin, il ne faut pas penser que l’expérience acquise en tant que salarié suffit à elle seule. Devenir chef d’entreprise demande une vision plus globale, de l’organisation, de la capacité à déléguer et à faire des choix. J’ai appris qu’il vaut mieux développer un portefeuille de qualité, avec des clients qui correspondent à notre stratégie et à nos valeurs, plutôt que de vouloir tout faire et répondre à toutes les sollicitations.

Quels conseils donneriez-vous à un salarié qui hésite à se mettre à son compte sur son secteur d’activité ?

Je lui dirais avant tout de bien préparer son projet et de ne pas se lancer uniquement parce qu’il maîtrise son métier. Être un bon salarié et être un bon chef d’entreprise sont deux choses différentes. Il faut être conscient que l’on devra gérer bien plus que son cœur de métier : la comptabilité, les charges, la réglementation, les sinistres, les encaissements, le développement commercial et le pilotage global de l’entreprise. Je lui conseillerais également de ne pas vouloir tout faire ni de chercher à satisfaire tout le monde. Il est important de savoir s’organiser, de bien s’entourer et d’accepter que l’on ne peut pas tout maîtriser seul. Savoir sélectionner ses clients et construire un portefeuille cohérent est tout aussi important que de développer son chiffre d’affaires. Enfin, je lui dirais de croire en son projet et de ne pas avoir peur de sortir de sa zone de confort. L’entrepreneuriat demande beaucoup de travail, de persévérance et d’investissement personnel. On ne compte pas ses heures, mais si l’on est passionné par son métier, que l’on est prêt à s’investir et que l’on est bien accompagné, c’est une aventure extrêmement enrichissante, tant sur le plan professionnel que personnel. Je ne regrette absolument pas ce choix.

La Rédaction, writer

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