“J’ai commencé à me rémunérer après un an et demi d’activité”, Nicolas Grandin, multi-franchisé APEF

Après plus de 15 ans dans la vente et la location de matériel médical, Nicolas Grandin fait le choix de l’entrepreneuriat en 2021, à la suite du confinement.

Publié le 06/05/2026 , Temps de lecture: 5 min

“J’ai commencé à me rémunérer après un an et demi d’activité”, Nicolas Grandin, multi-franchisé APEF

Aujourd’hui à la tête de deux agences de services à la personne APEF à Montivilliers et Fécamp (ouverte en mars 2024), il revient sur son développement en multi-franchise, ses choix d’organisation et les enseignements tirés de cette seconde ouverture.

1. Vous êtes aujourd’hui à la tête de deux agences APEF. Qu’est-ce qui vous a donné envie de vous développer en multi-franchise après une première ouverture ?

Je souhaitais couvrir l’ensemble de mon territoire. Au nord de Montivilliers, une zone restait encore non desservie, alors même que les besoins y étaient bien présents. L’ouverture d’une seconde agence s’est donc imposée assez naturellement, notamment pour maintenir une vraie proximité avec les clients et les intervenants, qui diffèrent selon les secteurs.

Fécamp s’est rapidement imposée comme une évidence : je fréquentais déjà la ville le week-end, j’en avais une bonne perception, ce qui a conforté mon choix. Et puis, j’ai toujours eu cette volonté de développement. Cette deuxième agence s’inscrit donc dans la continuité de mon parcours.

2. Quelles ont été les principales différences entre la gestion d’une agence et celle de deux structures au quotidien ?

La différence majeure concerne le temps et l’énergie disponibles. Lorsqu’on gère une seule agence, on peut s’y consacrer pleinement, notamment au moment du lancement, pour structurer et développer l’activité. Avec deux agences, ce n’est plus possible : il faut répartir son temps, ce qui implique nécessairement d’en accorder moins à chacune, d’autant que la première continue de demander une attention régulière.

3. Comment avez-vous structuré votre organisation pour piloter ces deux agences ? Êtes-vous davantage dans l’opérationnel ou dans le pilotage stratégique ?

J’ai commencé par faire évoluer une encadrante de l’agence de Montivilliers, qui occupe désormais le poste de responsable adjointe. Cela m’a permis de me libérer du temps pour me concentrer davantage sur Fécamp. Sur cette seconde agence, j’ai mis en place une organisation avec une assistante polyvalente, en capacité de gérer le quotidien.

Aujourd’hui, je me situe dans une position intermédiaire : je ne suis plus dans l’opérationnel pur - je ne réalise pas les plannings, par exemple - mais je ne suis pas non plus uniquement sur des missions stratégiques. Je reste impliqué dans les visites et le développement commercial.

4. Comment adaptez-vous votre management avec des équipes réparties sur deux sites ?

Je veille à appliquer un cadre identique dans les deux agences : mêmes conditions salariales, mêmes primes, mêmes contrats, mêmes indemnités kilométriques et avantages. J’organise également une réunion annuelle commune afin de créer du lien entre les équipes.

Même si le turnover est une réalité du secteur, il reste limité dans mon cas. Selon moi, tout se joue dès le recrutement et dans la continuité : il est essentiel de respecter les engagements pris et de rester attentif à la situation personnelle des intervenantes. Cela passe par des plannings adaptés, le respect de leurs contraintes et de leur équilibre de vie.

J’ai aussi fait le choix de ne pas faire travailler les équipes le week-end, afin de préserver cet équilibre. Je suis attentif aux temps de trajet, aux zones d’intervention et je reste à l’écoute de leurs besoins. C’est, à mon sens, un levier clé de fidélisation.

5. Concrètement, à partir de quel moment votre première agence vous a-t-elle permis de vous verser un salaire ? Et comment cela a-t-il évolué avec l’ouverture de la seconde ?

J’ai commencé à me rémunérer après un an et demi d’activité, à un niveau équivalent à ce que je percevais auparavant via l’ARE (revenu de remplacement suite à une perte d’emploi) avec France Travail. Avec l’ouverture de la deuxième agence, mes revenus ont progressé pour atteindre aujourd’hui environ trois fois et demie ce montant.

Cela suppose néanmoins un investissement important. Il faut développer l’activité et générer du volume d’heures de prestations. En tant qu’entrepreneur, on travaille d’abord pour faire grandir son entreprise : rémunérer ses équipes, leur offrir de bonnes conditions de travail et les bons outils, tout en construisant sa propre rémunération.

6. Quels ont été les principaux défis financiers ou organisationnels à anticiper avant d’ouvrir une deuxième agence ?

Le principal enjeu est d’accepter que l’on ne pourra pas s’impliquer à 100 % comme lors de la première ouverture. On pourrait penser que, si la première agence fonctionne bien, la seconde suivra la même trajectoire. En réalité, chaque implantation est différente : le territoire, les clients, les équipes, mais aussi le fait que l’on est moins présent au quotidien. C’est un point que j’ai moi-même constaté : le fonctionnement n’est pas transposable à l’identique.

7. Avec le recul, qu’auriez-vous aimé savoir avant de vous lancer dans la multi-franchise ?

Avec le recul, je pense surtout qu’il est essentiel de bien structurer sa première agence, voire de réussir à en sortir de l’opérationnel, pour pouvoir se consacrer pleinement à la seconde. C’est un point sur lequel j’avais d’ailleurs été bien accompagné par APEF au moment de l’ouverture de ma deuxième agence. Malgré cela, l’organisation RH de mon agence de Montivilliers ne m’a pas permis de la structurer aussi efficacement que je l’aurais souhaité, ce qui a rendu cette étape plus complexe.

8. Quel conseil donneriez-vous à un futur franchisé ? ou un franchisé qui envisage aujourd’hui d’ouvrir une deuxième agence ?

Je lui conseillerais avant tout de conserver le plaisir d’exercer ce métier. Il ne faut pas que cela devienne une contrainte. Ouvrir une deuxième agence revient à repartir de zéro : il faut recruter à nouveau, prospecter et reconstruire une activité. Il est donc essentiel de garder intactes sa motivation et son envie !

Communiqué de l'enseigne, writer

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