“J’ai donc pu être accompagnée sur les différentes étapes du projet, de la création de l’entreprise jusqu’au lancement du showroom, tout en étant entourée par les différents interlocuteurs nécessaires à la réussite du projet”, Jennifer Hellio, franchisée
Après plus de 14 ans chez Heytens, Jennifer Hellio a choisi de transformer son expérience de salariée en véritable projet entrepreneurial. De conseillère déco à franchisée, elle revient sur ce changement de dimension, les étapes de sa transition et ses ambitions pour la suite.
Interview de Jennifer Hellio, Franchisée Heytens
Publié le 28/08/2026 , Temps de lecture: 8 min
Depuis combien de temps évoluiez-vous dans ce secteur d’activité avant de devenir franchisée ?
Conseillère déco chez Heytens depuis 2012, soit plus de 14 ans au moment où je suis devenue franchisée. Avec le recul, je réalise que cette longévité a été une véritable force dans mon projet. J’ai eu le temps de maîtriser le métier, les produits, la relation client, la conception, la technicité et surtout de comprendre profondément l’ADN de l’enseigne. Heytens a finalement accompagné une grande partie de mon parcours professionnel. Je suis entrée dans l’entreprise comme salariée et j’ai progressivement évolué jusqu’à vouloir en devenir moi-même dirigeante.
Qu’est-ce qui vous a motivée à passer du statut de salariée à celui de franchisée, dans un secteur que vous connaissiez déjà bien ?
Après autant d’années chez Heytens, j’avais envie de voler de mes propres ailes. J’avais envie de prendre des décisions qui me ressemblent, de pouvoir porter pleinement mes convictions, ma vision du métier et ma manière de travailler. J’ai toujours été très investie dans le showroom, avec beaucoup d’exigence et de rigueur, et j’ai toujours eu cette sensation de m’investir comme si c’était mon propre magasin. Devenir franchisée était donc une suite assez naturelle. Je voulais passer de “je fais grandir un magasin” à “je construis et je fais grandir mon entreprise”. Et puis il y avait aussi une dimension très symbolique pour moi : porter les couleurs de la marque en tant que dirigeante, devenir à mon tour le visage qui représente un showroom et, pourquoi pas demain, plusieurs showrooms. C’est aujourd’hui l’objectif que je me fixe. Pour moi, c’est aussi une forme de récompense après toutes ces années d’investissement sincère dans l’enseigne. Je ne suis pas partie vers quelque chose d’inconnu : j’ai choisi de transformer mon expérience en véritable projet entrepreneurial.
En quoi votre expérience précédente vous a-t-elle aidée lors de la création ou de la reprise de votre franchise ?
C’est une aide absolument précieuse. Quand on se lance dans l’entrepreneuriat, il y a déjà énormément de choses nouvelles à apprendre. Le fait de maîtriser parfaitement son métier permet de ne pas avoir à tout découvrir en même temps. Je connaissais la conception, la décoration, la technicité, les produits, la pose, la relation client, les attentes des clients et les réalités quotidiennes d’un showroom. Je connaissais également parfaitement la marque et son fonctionnement. Et au-delà du métier, connaître Heytens depuis plus de 14 ans m’a apporté quelque chose de très important : de la confiance. Je savais dans quoi je me lançais, je connaissais la qualité des produits et le positionnement de l’enseigne. Cela ne veut pas dire que tout était simple, mais j’ai pu concentrer mon énergie sur la partie entrepreneuriale plutôt que de devoir apprendre simultanément un nouveau métier.
Quelles sont, selon vous, les principales différences entre travailler comme salariée et diriger une entreprise en franchise dans ce secteur ?
La principale différence, c’est évidemment le pilotage. En tant que salariée, même avec beaucoup d’implication, on reste concentrée principalement sur son activité, ses clients et ses objectifs. En tant que dirigeante, il faut prendre de la hauteur et regarder l’entreprise dans son ensemble. Il faut apprendre à déléguer, à faire confiance, à trouver les bonnes personnes aux bons postes et à faire grandir une équipe. C’est une vraie évolution. Les enjeux ne sont plus les mêmes. Il faut penser chiffre d’affaires, rentabilité, charges, organisation, ressources humaines, satisfaction client, développement commercial… et en même temps continuer à être présente sur le terrain. Ce qui est assez amusant, c’est que j’ai toujours eu une exigence et une rigueur qui faisaient que je m’investissais déjà comme si le magasin était le mien. Mais le fait que ce soit officiellement mon entreprise change forcément la donne. Chaque décision prend une autre dimension. Aujourd’hui, mon rôle n’est plus seulement de bien faire mon métier : c’est de faire en sorte que toute l’équipe puisse bien faire le sien et que l’entreprise puisse grandir.
Avez-vous été surprise de certains aspects en prenant la casquette de cheffe d’entreprise ?
Pas vraiment, pour être honnête ! J’ai évidemment découvert toute une partie administrative et entrepreneuriale que je connaissais beaucoup moins : les obligations d’une dirigeante, la création de la société, les démarches bancaires, les financements, les assurances, les ressources humaines… Mais je pense que j’avais aussi une vision assez réaliste de ce qui m’attendait. Et surtout, je n’ai pas été seule. J’ai été accompagnée par Heytens, par la banque et par mon comptable, avec tout le soutien de mes proches et de ma future équipe ce qui permet de solidifier les choses et surtout d’avancer étape par étape. Il y a beaucoup de choses à gérer, mais finalement, on fait ce qu’il faut faire, dans le bon ordre, et on avance. Je n’ai pas découvert une réalité qui m’a fait regretter mon choix. Au contraire, chaque nouvelle étape me confortait plutôt dans l’idée que j’avais fait le bon choix.
Quelles difficultés avez-vous dû surmonter pour devenir cheffe d’entreprise ?
Je ne parlerais pas réellement de difficultés, mais plutôt d’étapes qui peuvent être stressantes. La création de l’entreprise, le financement, les demandes de prêt, les démarches administratives, les validations… Ce sont des choses que l’on ne maîtrise pas forcément au départ et qui représentent forcément une certaine pression, parce qu’il y a beaucoup d’enjeux derrière. Il y a aussi eu toute la période de préparation et de transformation du showroom, puis le lancement de l’activité. C’était un projet important et forcément, quand on investit autant personnellement et professionnellement, on veut que les choses fonctionnent. Mais je pense que mon expérience chez Heytens m’a beaucoup aidée à garder les pieds sur terre. Je connaissais mon métier, je connaissais mes clients et je savais pourquoi je me lançais. Finalement, la difficulté n’a pas été de me demander si j’en étais capable. C’était plutôt de franchir les différentes étapes une par une.
Comment votre franchiseur vous a-t-il accompagnée dans cette transition ?
Parfaitement, et surtout de manière très progressive. Le fait d’être accompagnée par une enseigne que je connaissais déjà a été rassurant. Je connaissais le métier et l’univers Heytens, mais devenir franchisée impliquait de changer complètement de posture. J’ai donc pu être accompagnée sur les différentes étapes du projet, de la création de l’entreprise jusqu’au lancement du showroom, tout en étant entourée par les différents interlocuteurs nécessaires à la réussite du projet. Ce que j’ai particulièrement apprécié, c’est de ne pas avoir eu le sentiment d’être seule face à mes nouvelles responsabilités. Je reste la dirigeante de mon entreprise et je prends mes décisions, mais je bénéficie d’un cadre, d’une marque, d’une expérience et d’un réseau. Pour quelqu’un qui passe du salariat à l’entrepreneuriat, c’est une vraie sécurité.
Quels sont les pièges ou idées reçues à éviter lorsqu’on pense tout connaître du secteur en tant qu’ex-salariée ?
Le principal piège serait peut-être justement de penser que parce qu’on connaît parfaitement le métier, on connaît déjà tout ce qu’implique le fait d’être dirigeante. Être une très bonne conceptrice ou une très bonne commerciale ne suffit pas à devenir cheffe d’entreprise. Il faut accepter de changer de posture. Il faut apprendre à prendre de la hauteur, à déléguer, à manager, à piloter les chiffres, à anticiper et parfois à prendre des décisions qui ne sont pas forcément les plus confortables. J’ai aussi dû accepter de ne pas pouvoir tout faire moi-même. C’est probablement l’une des évolutions les plus importantes pour moi. Mon expérience m’a donné une vraie longueur d’avance sur le métier, mais elle ne m’a pas dispensée d’apprendre le métier de dirigeante. Et finalement, c’est justement cette nouvelle partie du parcours qui est la plus stimulante.
Quels conseils donneriez-vous à un salarié qui hésite à se mettre à son compte sur son secteur d’activité ?
De ne surtout pas hésiter trop longtemps. Je crois qu’il n’existe jamais de moment parfait pour se lancer. Il y aura toujours une raison d’attendre : le contexte économique, les finances, la peur de se tromper, le manque de temps, les responsabilités… Moi-même, j’ai forcément eu des moments de stress et de doute pendant la création de mon entreprise. Mais si je ne m’étais pas lancée, je ne saurais jamais ce que j’aurais été capable de construire. Et je pense que c’est finalement ça que je dirais à quelqu’un qui hésite : renseignez-vous, préparez-vous, entourez-vous, faites vos calculs… mais à un moment donné, il faut oser.
Se lancer ne garantit évidemment pas que tout sera facile. En revanche, ne pas essayer garantit de garder le doute et de se demander un jour : “Et si j’avais osé ?” Pour moi, oser, c’est déjà une réussite. Et aujourd’hui, quelques mois seulement après être devenue franchisée, je peux dire que je suis fière d’avoir franchi le pas. Je sais que ce n’est que le début de l’aventure, et justement, c’est ce qui me plaît le plus. Mon objectif n’est pas simplement d’avoir mon showroom : j’ai envie de le faire grandir, de développer mon équipe et, à terme, de construire un véritable parcours de multi-franchisée avec Heytens. Je n’ai pas changé de métier. J’ai changé de dimension.
La Rédaction, writer












