“APEF encourage chacun à développer son agence avec sa propre personnalité”, Vanessa Palaric, franchisée à Chinon
À 51 ans, Vanessa Palaric a entamé un nouveau chapitre professionnel en ouvrant son agence de services à la personne à Chinon en avril 2024.
Interview de Vanessa Palaric, franchisée APEF à Chinon
Publié le 09/07/2026 , Temps de lecture: 7 min
Cela après 30 ans de carrière dans le commerce, au sein d’une enseigne de prêt-à-porter où elle a évolué d’hôtesse de vente à directrice régionale.
À quel moment de votre carrière avez-vous commencé à envisager une reconversion, et pourquoi ?
L’idée d’une reconversion est apparue autour de la cinquantaine. Après 30 ans dans le commerce, j’ai commencé à prendre du recul sur mon métier. Le secteur avait beaucoup évolué et je ne me retrouvais plus dans les valeurs qu’il véhiculait.
Je me suis alors posé une question très simple : « Est-ce que je me vois exercer ce métier encore dix ans ? » La réponse a été non. J’ai compris qu’il était temps d’ouvrir un nouveau chapitre. À cet âge-là, on sait aussi qu’en France, les opportunités peuvent se réduire après 50 ans. Je me suis donc dit que si je voulais changer de voie, c’était le bon moment.
Se lancer dans l’entrepreneuriat après 50 ans n’est pas toujours évident : qu’est-ce qui vous a convaincue de franchir le pas ?
Cette décision s’est construite progressivement. Après 30 ans passés dans la même entreprise, il y avait forcément un fort attachement. J’ai réalisé un bilan de compétences qui a confirmé que j’étais faite pour le commerce, mais aussi pour l’entrepreneuriat, notamment parce que j’avais besoin d’autonomie et de liberté. C’était déjà ce que j’appréciais dans mon dernier poste de directrice régionale.
Au départ, pourtant, entreprendre me semblait inaccessible. J’étais dans une période d’épuisement professionnel et je n’étais pas prête à me lancer immédiatement. J’ai donc pris le temps de réfléchir, de me documenter, d’échanger avec différentes personnes et d’explorer les possibilités qui correspondaient à mon profil.
Peu à peu, la franchise s’est imposée comme une évidence. Je voulais créer mon entreprise, mais sans être seule. J’avais besoin de conserver une certaine autonomie tout en bénéficiant de l’accompagnement d’un réseau. À 50 ans, on prend aussi des décisions plus réfléchies : je n’avais pas envie de compromettre les dix dernières années de ma carrière.
J’ai rencontré plusieurs enseignes dans différents secteurs et je me suis rendue au Salon de la Franchise. J’avais déjà échangé avec plusieurs franchiseurs, notamment le groupe Oui Care et sa marque APEF, avec qui le contact avait été particulièrement positif. En rencontrant l’équipe développement sur le salon, cette première impression s’est confirmée. J’ai découvert des personnes accessibles, sincères, qui parlaient avec authenticité. Je me suis reconnue dans leurs valeurs, ce que je n’avais pas retrouvé ailleurs.
Pourquoi avoir choisi le secteur des services à la personne, et plus particulièrement le modèle de la franchise ?
Les services à la personne faisaient partie des secteurs auxquels je pouvais accéder compte tenu de mon apport financier, mais ce n’est pas ce qui a motivé mon choix. Avec les évolutions du commerce, j’avais perdu le contact humain. J’avais envie de retrouver un métier plus concret, plus proche des personnes et davantage porteur de sens.
Je me suis également aperçue que beaucoup de mes compétences étaient transférables : le management, le développement commercial ou encore la gestion d’une structure. Je pouvais les mettre au service d’un nouveau projet sans repartir de zéro. À mon âge, je n’avais pas envie de retourner sur les bancs de l’école. J’étais prête à apprendre un nouveau métier, mais pas à reconstruire entièrement ma vie professionnelle. Mon objectif était plutôt de valoriser tout ce que j’avais acquis au fil de ces années. Après avoir travaillé dans de grandes structures, au sein de centres commerciaux et dans de grandes villes, j’avais aussi envie de revenir à un environnement plus simple, plus humain, en développant une activité en milieu rural.
Qu’est-ce qui vous a séduite dans le réseau APEF au moment de vous lancer ?
Lors du Salon de la Franchise, APEF m’a été présenté comme un réseau multiservices. Cette diversité m’a tout de suite parlé, car j’avais auparavant piloté 25 magasins et autant d’équipes à distance, avec une grande autonomie dans mon organisation.
L’univers de la marque m’a également séduite : son identité visuelle, son image, son logo ou encore ses couleurs faisaient écho à mon parcours dans la mode et le commerce. Mais ce qui a surtout fait la différence, c’est la place laissée aux franchisés. APEF encourage chacun à développer son agence avec sa propre personnalité. Aujourd’hui, je ne regrette absolument pas ce choix, car cela correspond pleinement à ma façon de travailler.
Vous avez choisi d’implanter votre agence à Chinon, en périphérie de Tours : pourquoi ce territoire s’est-il imposé pour lancer votre activité ?
La zone de Tours était déjà couverte, mais ce n’était pas forcément ce que je recherchais. J’avais envie de revenir à un environnement plus rural et plus humain, même si cela impliquait une part de risque. J’habite à Langeais, à une trentaine de kilomètres de Chinon, et, au départ, j’envisageais plutôt de m’y installer, car le potentiel y était réel. Au fil de mes échanges et de mon étude de marché, mon projet a évolué. Chinon s’est finalement imposée comme le territoire le plus en adéquation avec mes attentes. J’y ai trouvé un accueil particulièrement chaleureux et le sentiment de pouvoir m’intégrer durablement dans la vie locale.
Quels ont été les principaux défis à relever en changeant de secteur et de métier à cette étape de votre vie ?
Le premier défi a naturellement été d’apprendre un nouveau métier tout en développant mon activité sur un territoire où je n’étais pas encore connue professionnellement. Le changement le plus important a toutefois concerné les ressources humaines. Dans mon précédent parcours, j’encadrais des responsables de magasin. Je me suis ensuite retrouvée à recruter et accompagner des aides ménagères et des intervenants à domicile, avec des réalités de terrain très différentes. J’ai dû adapter mon regard et mes attentes afin de répondre au mieux aux besoins du secteur et de mes équipes.
À l’inverse, quels atouts votre parcours dans le retail vous a-t-il apportés dans votre rôle de cheffe d’entreprise aujourd’hui ?
Mon parcours m’est utile au quotidien. Les compétences acquises en management, en commerce et en gestion sont directement transposables à la direction de mon agence. Le fait d’avoir piloté plusieurs équipes et plusieurs points de vente m’a également apporté une solide capacité d’organisation ainsi qu’une grande autonomie, qui me servent chaque jour dans mon activité.
Le recrutement est souvent un enjeu majeur dans les services à la personne : comment parvenez-vous à attirer puis fidéliser vos équipes sur votre territoire ?
Aujourd’hui, l’agence compte 17 salariés, équipe administrative comprise, dont un noyau de cinq collaborateurs présents depuis l’ouverture. La fidélisation reste un véritable enjeu. Certaines personnes pensent que le métier est plus simple qu’il ne l’est réellement. Beaucoup se disent : « Je fais le ménage chez moi, donc je sais faire. » Pourtant, il existe un véritable savoir-faire et nous avons un niveau d’exigence important afin de garantir la satisfaction de nos clients.
Pour fidéliser les équipes, je veille à instaurer une ambiance conviviale et bienveillante. Nous organisons régulièrement des réunions, des temps d’échange et un repas de Noël. Nous proposons également des indemnités kilométriques plus avantageuses que celles prévues par la convention collective. Enfin, j’ai mis en place un système de cartes cadeaux pour le parrainage de nouveaux clients ou de nouveaux intervenants.
Envisagez-vous cette aventure comme une dernière étape de carrière ou comme un nouveau cycle avec encore des perspectives d’évolution ?
Même si la retraite approche à moins de dix ans, je ne considère absolument pas cette aventure comme une fin de carrière. Au contraire, je la vis comme un véritable nouveau départ. Pour moi, c’est une nouvelle vie professionnelle qui commence.
Quel message souhaiteriez-vous adresser à celles et ceux qui, comme vous, envisagent d’entreprendre après 50 ans ?
Je leur dirais avant tout d’oser et de ne pas s’imposer de limites. Aujourd’hui, il existe de nombreux dispositifs et structures pour accompagner les personnes qui souhaitent entreprendre. L’essentiel est de prendre le temps de se renseigner, de bien préparer son projet et de ne pas se lancer sans réflexion. Lorsqu’on entreprend après 50 ans, on n’a pas forcément l’âme d’un entrepreneur dès le départ. C’est aussi ce qui fait la force de la franchise : on bénéficie d’un accompagnement solide et d’un soutien précieux à chaque étape du projet.
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