Qui veut être mon associé ? 2026 : les vraies leçons de l’émission pour les futurs franchiseurs

La 6e saison de Qui veut être mon associé ? remet en lumière les exigences actuelles de l’entrepreneuriat. Mais au-delà du pitch et du spectacle, l’émission révèle surtout ce qu’implique, en 2026, la construction d’un modèle réellement franchisable.

Sandrine Cazan, writer

Publié le 08/01/2026 , Temps de lecture: 4 min

Qui veut être mon associé ? 2026 : les vraies leçons de l’émission pour les futurs franchiseurs

Une vitrine utile pour tester sa posture de franchiseur

Le lancement de la saison 6 de Qui veut être mon associé ? replace une nouvelle fois l’entrepreneuriat sous les projecteurs.

Autour de la table, Marc Simoncini, Anthony Bourbon, Éric Larchevêque, Kelly Massol, Alice Lhabouz et Jean-Michel Karam, rejoints cette année par Jonathan Anguelov, se préparent à écouter, questionner et parfois s’engager auprès d’entrepreneurs qui doivent tout donner au cours de ces émissions.

Ils sont en effet sommés de convaincre vite, clairement, et sans filet. Autant dire que l’exercice n’a rien de facile ni d’anecdotique, particulièrement pour un futur franchiseur !

La difficulté du pitch réside dans le fait qu’expliquer son concept en quelques minutes, c’est faire des choix !

Il faut à la fois

  • Clarifier sa proposition de valeur
  • Assumer un positionnement
  • Mettre des chiffres sur une intuition

Sur ce point, l’émission joue un rôle des plus intéressants. Elle rappelle qu’un concept ne vaut que s’il est compréhensible, lisible et défendable. Un franchiseur incapable de présenter son modèle de façon structurée aura les mêmes difficultés face à des candidats à la franchise que face à des investisseurs.

Mais cette vitrine a bien évidemment ses limites. Le montage accélère les décisions. Les négociations sont simplifiées et on ne voit que ce qu’on veut bien nous montrer. La dramaturgie prime sur la complexité réelle du développement.

Or, en franchise, la crédibilité se construit dans la durée, rarement en quelques minutes.

Ce que l’émission révèle des attentes envers un futur franchiseur en 2026

Derrière le spectacle de Qui veut être mon associé ? un message ressort nettement.

Dans le monde de l’entrepreneuriat, les projets flous ne passent plus.

Les investisseurs interrogent la solidité du marché, la réalité de la traction, la cohérence économique du modèle. Cette exigence n’est pas spécifique à la télévision. Elle reflète une attente devenue standard en 2026.

Pour un futur franchiseur, cette logique est directement transposable.

Un réseau de franchise ne se développe pas sur une promesse, mais sur une démonstration.

Il doit tout à la fois être être capable de démontrer

  • que le concept fonctionne
  • qu’il est rentable
  • qu’il peut être reproduit sans dépendre de son fondateur

Les investisseurs jouent ici un rôle de crash-test.

Ils challengent la vision long terme, la capacité à passer à l’échelle, la robustesse des hypothèses. Exactement comme le feront, plus tard, les candidats à la franchise, avec leurs propres critères et leurs propres risques.

Ce que la télévision ne montre jamais du métier de franchiseur

L’émission valorise l’entrepreneur qui porte son projet, alors que la franchise repose sur un entrepreneur qui accepte de s’effacer partiellement au profit d’un système.

Ce que la télévision ne montre pas, ce sont les fondations invisibles, qui font qu’un concept va fonctionner :

  • la formalisation des process
  • la rédaction des manuels opératoires
  • la structuration de la formation initiale et continue
  • l’animation du réseau
  • la capacité à accompagner des profils hétérogènes.

Devenir franchiseur, ce n’est pas seulement avoir un concept qui marche. C’est accepter un changement de rôle : passer de celui qui fait à celui qui fait faire, en arbitrant pour un collectif.

C’est un tout autre métier, qui paraît un peu spectaculaire, mais est déterminant dans la réussite d’un réseau.

5 questions à se poser devant l’émission avant de lancer un réseau de franchise

Regarder l’émission peut devenir un exercice utile, à condition de se poser les bonnes questions.

Mon concept fonctionne-t-il réellement sans moi ?

Un modèle trop dépendant de son fondateur est difficilement franchisable et il est capital d’en avoir conscience avant de prendre la décision de se lancer dans la franchise.

Mon économie est-elle viable pour un futur franchisé, pas seulement pour la tête de réseau ?

La rentabilité doit être partagée pour durer. L’objectif d’un franchiseur est que ses franchisés réussissent l’exploitation de son concept.

Suis-je capable de formaliser, transmettre et faire respecter un cadre ?

La franchise repose sur la clarté, pas sur l’improvisation.

Ai-je les ressources pour accompagner un réseau dans le temps ?

Recruter, former, animer exigent des moyens humains et financiers. Un franchiseur sans équipe autour de lui ne pourra pas tout gérer tout seul.

Suis-je prêt à changer de posture entrepreneuriale ?

C’est souvent la question la plus inconfortable, et la plus révélatrice. Car passer de chef d’entreprise à franchiseur est une étape très importante.

Sandrine Cazan, writer

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