logo-webcdlogo-mobilelogo-infoprologo-desktoplogo-desktop.originallogo-desktop.bakicon-theme-testicon-social-whatsappicon-social-twittericon-social-shareicon-social-linkedinicon-social-facebookicon-searchicon-search--activeicon-my-accounticon-homeicon-ctrl-chevron-righticon-ctrl-chevron-right-bakicon-ctrl-chevron-lefticon-ctrl-arrow-righticon-carticon-action-close

Aureabee – « Nous ne sommes pas là pour vendre du rêve mais pour financer des projets qui le méritent ! »

La fondatrice d’Aureabee, qui propose des solutions de financement participatif aux franchiseurs, revient sur les bases de ce mode de financement.

Publié le

Nathalie Dubiez a fondé, l’an dernier, la société Aureabee, spécialisée dans la recherche de ressources financières pour permettre le développement des enseignes. Elle revient aujourd’hui pour Toute la Franchise sur le contexte dans lequel elle a créé ce qu’elle qualifie elle-même d’écosystème et les différentes formes de financement qui s’offrent aux franchiseurs et têtes de réseaux souhaitant se développer.

nathalie dubiez, fondatrice aureabee, spécialisé dans la recherche de financement participatif pour les franchiseursToute la Franchise : Comment est née la volonté de créer Aureabee ?

Nathalie Dubiez : Tout est parti de constats différents mais concordants. Le premier est que la réglementation bancaire se durcissait considérablement, rendant plus difficile le financement de la création d’entreprise, même si les franchisés reconnaissent d’eux-mêmes que les banques les suivent beaucoup plus du fait qu’ils ont un franchiseur derrière eux. Le second point est que les fonds d’investissement sont là et qu’il y a de l’argent qui entre de plus en plus dans les réseaux pour leur permettre de se développer. Mais cet argent ne permet pas de couvrir tous les besoins, notamment sur le segment 10 KEUR / 1 MEUR. Nous sommes sur un marché porteur de fortes valeurs durables, avec une dynamisation du tissu local, la création d’emploi local, un ascenseur social grâce à la formation jusqu’à l’entrepreneuriat qui en font un schéma très vertueux, mais que les financeurs classiques ne peuvent pas toujours suivre ! C’est un paradoxe terrible pour lequel il convenait de chercher une solution.

TLF : Et cette solution, vous l’avez trouvée en créant Aureabee ?

N.D. : Aureabee n’est pas LA solution. C’est un écosystème qui regroupe différentes solutions de crowdfunding et crowdlending pour couvrir l’intégralité des problématiques auxquelles un franchiseur ou une tête de réseau peut être confronté dans le cadre de son développement.

TLF : Quelles sont ces problématiques ?

N.D. : Les freins au développement son nombreux ! Je dirais qu’ils sont de trois types et peuvent être liés
- à l’installation, avec un porteur de projet qui a un apport personnel insuffisant. Dans ce cas-là, certains réseaux mettent en place des franchises participatives, ce qui apporte une solution mais présente l’inconvénient de mobiliser beaucoup de fonds propres pour le franchiseur et de générer un lien capitalistique qui n’est pas nécessaire. En s’appuyant sur une plateforme de financement, on supprime cet aspect et en plus, selon les solutions, on gagne du temps par rapport à un financement bancaire classique et on fédère une communauté d’acteurs parfois locaux.
- au maintien de la promesse client : quand une enseigne met en place une évolution significative de son concept, cette dernière est généralement appliquée par la moitié de son réseau, qui fait l’effort du changement. Les autres franchisés ne le font pas, soit parce qu’ils préfèrent attendre « de voir les résultats », soit par manque de trésorerie. Et on est face à un nouveau paradoxe ! Le franchiseur investit pour faire évoluer son concept et satisfaire au mieux ses clients mais son réseau ne suit pas… C’est valable pour un changement de charte graphique ou de logo, mais aussi pour le déploiement d’un système d’information ou la mise aux normes des points de vente.
- A l’investissement immatériel, comme l’embauche de nouveaux collaborateurs, de la modification d’un site internet ou le lancement de campagnes de communication. Si le franchiseur a pu opérer une levée de fonds tout va bien, mais sinon, il est limité dans son développement ! Et cette problématique est également valable pour les jeunes franchiseurs, qui ont besoin de conseils et d’accompagnement de la part de cabinets spécialisés. Une banque accordera rarement un financement pour ce type d’investissement, pourtant essentiel à la réussite de son projet.

TLF : Concrètement, quelles sont ces solutions de financement dont vous parlez ?

N.D. : Il peut s’agir de crowdfunding, par le biais duquel on vient compléter l’apport en capital ou de crowdlending, sous forme de prêt et qui est beaucoup plus rapide – collecte réalisée en 10 jours en moyenne, mais en moins de 24h pour les montants inférieurs à 100 KEUR - mais engendre une dette. Pour moi, ce choix de crowdlending ne peut se faire que si la dette supplémentaire générée ne vient pas fragiliser la structure financière déjà en place. On ne prête qu’à une société qui est capable de rembourser, c’est la base ! Il est important de tenir compte du risque financier. On n’embarque pas une entreprise dans un montage financier qui va la mener à sa perte !
Il y a également une nouvelle forme de financement participatif qui est en train d’émerger ; il s’agit du crowdfunding « collectif », qui permet à de gros réseaux de proposer à leurs franchisés de prêter ou d’investir dans les projets de leurs pairs. Je pense que ce type de financement est également appelé à se développer en franchise comme il l’est dans le monde coopératif. Certaines enseignes de franchise le réclament depuis longtemps.

TLF : A qui s’adresse prioritairement votre offre ? Uniquement à de gros réseaux déjà bien implantés ? Ou également à d’autres types de franchiseurs ?

N.D. : A tout réseau, quel que soit son stade de développement ! Nous avons aussi bien de jeunes franchiseurs, comme Adomis ou Lucien & la Cocotte, qui ont fait appel à nos services pour obtenir des financements pour renforcer leur métier de tête de réseau, que des enseignes bien implantées qui avaient besoin de nous pour compléter l’apport personnel de leurs nouveaux porteurs de projet. C’est le cas notamment de V&B ou d’Esthetic Center, pour lesquels de futurs franchisés de moins de 30 ans ne disposaient que de 10 à 15% de l’apport personnel nécessaires pour ouvrir leur franchise. Les réseaux de toute taille et toute ancienneté peuvent trouver une réponse chez nous.

TLF : Toutes les enseignes sont-elles éligibles à des financements participatifs ?

N.D. : Chez Aureabee, nous sélectionnons avec soin les réseaux dont nous allons porter les projets devant les prêteurs ou les investisseurs. Nous voulons des enseignes qui ont déjà en main tous les fondamentaux nécessaires à un développement sécurisé, pérenne et performant de leur réseau ou qui recourent aux services des plateformes pour pouvoir les mettre en place. Il en va de la confiance des prêteurs ou des investisseurs sans lesquels le système de fonctionnerait pas !

Vous appréciez cet article? Notez-le.
Soyez le premier à noter
1 commentaire
05/05/2018 05:50:03
-
Chérif Dem
cherifdem76@gmail.com
Je voudrai nouer un partenariat avé ça feu vert en Mauritanie

Trouver une franchise

Les franchises qui recrutent dans le même secteur

Découvrez quelle franchise est faite pour vous !

Recherchez une franchise par thématique

Trouvez le secteur de vos rêves !

Vous souhaitez ouvrir une entreprise en franchise dans un secteur d’activité particulier ? Découvrez toutes les thématiques des franchises.

Voir toutes les thématiques
Scroll to top