Ce que je dis vraiment aux candidats sur les chiffres Body Addiction
Quand quelqu'un vient me voir pour la première fois pour parler d'une franchise Body Addiction, il s'attend souvent à ce que je lui sorte un tableau Excel avec des colonnes bien rangées.
Communiqué de l'enseigne, writer
Publié le 05/11/2026 , Temps de lecture: 4 min
Investissement total, charges mensuelles, chiffre d’affaires prévisionnel, point mort. Je comprends. C’est rassurant, les chiffres. Ça donne l’impression de maîtriser quelque chose. Mais ce n’est pas comme ça que je fonctionne, et ce n’est pas sans raison.
L’humain avant le business plan
Lors d’un premier entretien, les chiffres ne sont pas le plus important. Ce que je veux comprendre avant tout, c’est la personne en face de moi. Est-ce qu’elle a compris le concept ? Est-ce qu’elle a saisi ce qu’est vraiment cette aventure humaine, ce qu’elle implique au quotidien, ce qu’elle demande comme énergie, comme présence, comme personnalité ? Parce que si on n’y met pas les bons ingrédients — l’engouement, l’investissement personnel, l’envie réelle de transformer la vie des gens — aucun chiffre ne sauvera le projet.
Je parle d’investissement financier en entretien, mais seulement parce qu’il est directement lié au profil de la personne. Et c’est là que ça devient concret.
La question qui change tout : terrain ou pilotage ?
C’est probablement la variable la plus sous-estimée par les candidats. Est-ce que vous allez vous investir pleinement dans le centre — 35, 40, voire 50 heures par semaine — ou est-ce que vous allez être en position de management, à piloter à distance ? Les deux modèles sont possibles. Mais ils n’ont pas du tout le même impact sur vos charges.
Si vous choisissez le pilotage, vous allez devoir payer des coachs pour couvrir ces 35 à 50 heures hebdomadaires. Et ça représente une charge importante, récurrente, incompressible. Ce n’est pas un coût caché au sens propre — c’est un coût que certains candidats oublient d’intégrer dans leur calcul parce qu’ils se projettent dans la posture du gérant sans se demander concrètement qui va être dans la salle avec les clients. Chaque projet est différent, chaque envie est différente, et c’est exactement pour ça que je veux savoir comment chaque candidat se positionne par rapport à tout ça avant de parler de rentabilité.
Trois ans pour vraiment tourner — et voilà pourquoi
La rentabilité d’un centre EMS ne se construit pas en six mois. Je préfère être direct là-dessus. Trois ans, c’est le repère que je donne. Au bout de trois ans, on peut être sûr qu’un centre a atteint son seuil de rentabilité, qu’il a une clientèle fidèle, et que la continuité est installée. C’est une réalité du secteur, pas une faiblesse du modèle.
Ce qui change avec Body Addiction, c’est qu’on ne vous laisse pas vous débrouiller pendant ces trois ans. Nos démarrages sont surpuissants — on met vraiment le budget et l’investissement pour atteindre rapidement les premiers seuils, accélérer l’acquisition, créer le bouche-à-oreille. L’objectif, c’est de comprimer au maximum cette période de montée en charge.
Mais il y a un piège que j’observe souvent, et je tiens à le nommer franchement : on peut devenir victime de son développement. Le centre tourne, les clients sont là, le planning se remplit — et on se dit que c’est déjà bien. On lâche les animations, les posts, les concours, les actions de fidélisation. On se concentre sur la clientèle actuelle en oubliant que c’est précisément à ce moment-là qu’il faut maintenir l’effort. La fidélisation, l’animation de communauté, le fait de donner aux clients une raison supplémentaire de revenir — tout ça ne s’arrête jamais. C’est la différence entre un centre qui plafonne et un centre qui continue de croître.
Les frais que personne ne voit venir
Je vais être honnête sur ce point aussi, parce que c’est souvent là que les candidats se retrouvent en difficulté en phase de lancement. Il y a des frais auxquels on ne pense pas naturellement : les frais d’agence immobilière pour trouver le local, les frais d’avocat ou notariaux pour la rédaction du bail commercial, les honoraires d’architecte, les frais de création de société, les frais bancaires liés au montage du dossier de financement. Individuellement, chacun de ces postes semble gérable. Cumulés, ils représentent une somme réelle qui arrive souvent au pire moment — celui où l’on est entre deux eaux, avant que le centre ne génère ses premiers revenus.
C’est pour ça que l’apport personnel est important, et pas seulement pour rassurer la banque. Il faut aussi pouvoir subvenir à ses besoins pendant cette phase de construction, sans compter sur le centre pour payer ses factures personnelles dès le premier mois.
Le jeu en vaut-il la chandelle ?
Oui. Mais à condition d’y entrer les yeux ouverts. Body Addiction n’est pas un placement financier passif. C’est un projet qui demande de la présence, de la constance et une vraie appétence pour le contact humain. En échange, c’est un modèle qui a fait ses preuves, un réseau qui grandit, et une aventure qui a du sens. Les chiffres viennent confirmer quelque chose qu’on ressent d’abord. Pas l’inverse.
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