logo-webcdlogo-mobilelogo-infoprologo-desktoplogo-desktop.originallogo-desktop.bakicon-theme-testicon-social-whatsappicon-social-twittericon-social-shareicon-social-linkedinicon-social-facebookicon-searchicon-search--activeicon-my-accounticon-homeicon-ctrl-chevron-righticon-ctrl-chevron-right-bakicon-ctrl-chevron-lefticon-ctrl-arrow-righticon-carticon-action-close

Avis d'expert : Damien Cacaret, PDG de Domidom

Un témoignage éclairé sur l'enquête d'Oliver WYMAN

Publié le

Damien Cacaret, Docteur en pharmacie, fondateur et dirigeant du réseau Domidom, et vice-Président de la Fédération des Services à la Personne (FESP) revient sur les résultats de l'enquête Oliver Wyman en apportant son éclairage d'acteur engagé dans le développement du secteur des SAP en France.

TLF : Le secteur des services à la personne est en pleine mutation. Pouvez-vous nous retracer l'historique de ce secteur ?

Damien Cacaret : Les débuts des services à la personne remontent à l'après-guerre avec la création des associations historiques comme l'ADMR, l'UFA.... A partir de 1996, le marché s'est progressivement ouvert aux privés, au début sans agrément. Domidom fait partie de ces structures pionnières puisque nous nous sommes positionnés sur ce secteur dès 2003.
Depuis 2005 et la loi Borloo, le nombre de structures privées a explosé. Et il y a de la casse ! Les petites structures ont subi de plein fouet les effets de la crise. Ceci explique pourquoi depuis 2 ans, le secteur se structure par le haut. L'intégration est verticale. La concentration est un vrai phénomène de ces dernières années. »

TLF : Comment se positionne Domidom dans le paysage des SAP ?

Damien Cacaret : Domidom a été créé, je le disais, en 2003, soit avant la loi Borloo. Nous nous sommes d'emblée positionnés sur le secteur particulier des services liés à la dépendance. Cette hyper-spécialisation n'est pas la règle dans le secteur des SAP où la plupart des intervenants sont des généralistes. L'autre particularité de Domidom est que nous sommes un réseau mixte.
Nous avons d'abord commencé par un réseau en propre autour de succursales avant de nous lancer en 2008 dans la franchise. Aujourd'hui, Domidom représente 2 000 salariés répartis dans 67 agences dont une trentaine en franchise. Depuis peu, nous développons aussi un système en micro-franchise pour répondre à la demande en milieu rural. Je tiens à préciser que ce système n'est pas une franchise au rabais ! Il est proposé au cas par cas et uniquement en milieu rural pour permettre à des intervenants de bénéficier du savoir-faire et de l'accompagnement d'un réseau sur des zones restreintes en nombre d'habitants. Pour 2013, notre objectif est d'ouvrir une quinzaine de nouveaux points franchisés.
En mars, 6 d'entre eux seront en formation. Et nous poursuivons notre partenariat avec Pôle Emploi pour recruter 800 intervenants salariés sur toute la France. Nous allons également mener des actions de formation d'envergure pour professionnaliser 200 salariés aux exigences des pathologies lourdes de type Alzheimer.

TLF : A ce propos, on entend souvent dire que les emplois dans les SAP sont des « petits boulots » précaires et mal payés...

Damien Cacaret : C'est une des nombreuses idées reçues que nous combattons au quotidien ! Les métiers des services à la personne ne sont pas des « petits boulots ». Ils demandent de vraies compétences et un vrai esprit de service. Cette mauvaise réputation tient principalement au fait que les métiers des services à la personnes sont occupés essentiellement par des femmes peu ou pas diplômées, souvent issues de l'immigration. Ces femmes ont souvent des enfants ou des activités multiples. De ce fait, elles travaillent à horaires choisis.
Les services à la personne ont une culture multi-employeurs : La plupart de nos salariés travaillent chez nous sous contrat, mais aussi dans des associations ou en chèque emploi service directement avec des employeurs particuliers. Les salaires moyens versés sont supérieurs de 33 % au SMIC. Et la professionnalisation est de plus en plus la règle. Des diplômes et des compétences validées existent.

TLF : Vous évoquiez de nombreuses idées reçues ? Quelles sont elles ?

Damien Cacaret : Outre l'image de l'emploi précaire mal payé, l'autre grande idée reçue est de dire que les services à la personne sont essentiellement des prestations de confort que s'offrent quelques contribuables aisés qui profitent ainsi des avantages fiscaux. Ceci est bien évidemment complètement faux ! Comme l'a très justement souligné le rapport Oliver Wyman, plus de 30 % des utilisateurs des services à la personne perçoivent moins de 1 500 € par mois et près de 70 % de la valeur créée est le fait des personnes dépendantes, handicapées ou âgées.
On entend aussi souvent dire que les services à la personne coûtent cher aux finances publiques alors que c'est faux : Le bilan coûts / bénéfices du secteur est très largement positif et supérieur à 2,6 milliards d’euros par an.

TLF : Selon vous, quels sont les principaux points faibles du secteur des services à la personne aujourd'hui ?

Damien Cacaret : A l'évidence d'être mal perçus par le grand public. On en revient là aux idées reçues dont nous venons de parler. Cela a des répercussions importantes sur le recrutement des salariés. Mais le secteur souffre aussi du travail au noir et de la distorsion de traitement fiscal entre les entreprises privées et les réseaux associatifs.
Cela est d'autant plus regrettable que malgré les aides, les associations s'en sortent mal. Là où dans certains départements elles touchent 25 € de l'heure et s'en sortent pas, les entreprises doivent se contenter de 17 € de l'heure et tenter de s'en sortir. Tout ceci explique pourquoi les entreprises ne représentent que 4 % du marché. C'est peu !


Tout le dossier

Dominique André-Chaigneau, Toute La Franchise©

Vous appréciez cet article? Notez-le.
Soyez le premier à noter

Trouver une franchise

Les franchises qui recrutent dans le même secteur

Découvrez quelle franchise est faite pour vous !

Recherchez une franchise par thématique

Trouvez le secteur de vos rêves !

Vous souhaitez ouvrir une entreprise en franchise dans un secteur d’activité particulier ? Découvrez toutes les thématiques des franchises.

Voir toutes les thématiques
Scroll to top