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Regards croisés sur les intentions de cession et les opérations effectives

Enquête CA auprès des chefs d'entreprise

Publié le

Pour compléter le premier panorama dressé par l'analyse des chiffres et des données récoltées auprès d'Infolégale et de Corpfin, BPCE L'Observatoire a demandé à l'institut CSA de mener l'enquête auprès des chefs d'entreprise.

Cette enquête a été réalisée en juillet et en septembre 2011 auprès de 1 480 dirigeants de PME de 10 à 249 salariés, à l’exclusion des secteurs de l’agriculture et des activités financières, ainsi que des statuts juridiques peu adaptés au thème de la cession-transmission (entités publiques, sous forme associative, coopérative, SCI). Il ressort de cette enquête un écart important entre les intentions de cession exprimées par les dirigeants interrogés et la réalité des opérations effectives de cession-transmission.
Ainsi, 24 % des dirigeants de PME déclarent « avoir l’intention de céder partiellement ou totalement leur entreprise dans les deux ans à venir ». Si l'on ne retient que les dirigeants envisageant une cession dans les deux ans à venir et « tout à fait prêts » à vendre leur entreprise en cas de proposition de reprise immédiate, cela représente, en extrapolant ce pourcentage aux 202 000 PME de 10 à 249 salariés existantes, environ 14 000 entreprises cessibles.
Si l'on ajoute à ces intentions les dirigeants qui envisagent une cession dans les deux ans à venir et qui se disent « peut-être prêts » à vendre leur entreprise en cas de proposition actuelle de reprise, le taux d’intention de cession s’élève à plus de 10 %, soit un potentiel annuel élargi de PME ouvertes à une reprise de l’ordre de 20 000 entités. Ces chiffres sont largement supérieurs aux 12 000 cessions effectives.

Dans le détail, les chiffres révèlent un vrai décalage entre les intentions et la réalité mais aussi une forte corrélation entre les intentions et l'âge des chefs d'entreprise. En effet, l'intention de céder s’affirme entre 55-59 ans à 36 % et surtout à partir de 60 ans à 49 % (+ 13 points depuis 2006). Entre 50-54 ans, la proportion n'est plus que de 18 %, et 13 % pour les moins de 45 ans.
Ces chiffres d'intention démontrent que « l’âge clé de l’émergence d’un objectif précis de cession-transmission n’est donc pas 50 ans, comme cela est souvent évoqué dans diverses analyses projectives sur les problématiques de cession associées au vieillissement des entrepreneurs » mais après 55 ans. Les raisons les plus souvent évoquées par les entrepreneurs interrogés allant vers une cession sont principalement pour les dirigeants âgés de 55 ans et plus de partir à la retraite (78 %), valoriser son investissement (46 %), Pour les dirigeants âgés de moins de 50 ans, l'hypothèse de la cession est plus spécialement motivée par l'opportunité ressentie de monter une autre activité (47 %), mais aussi de valoriser son investissement (47 %), et faire passer un nouveau cap à l'entreprise (45 %).

Si les intentions de cession à 2 ans ou à 5 ans sont fortes au sein des dirigeants des PME, l'enquête note toutefois que « la préparation effective de la cession intervient tard. Ce n’est qu’à partir de 60 ans qu’une courte majorité déclare avoir pris des mesures permettant de faciliter la cession de leur entreprise et seuls 36 % ont « tout à fait» pris de telles mesures. »
Ce manque d'anticipation des dirigeants pour préparer la reprise de leur entreprise dans de bonnes conditions fait écho à la difficulté de chacun de passer la main. Plus encore que l'absence de repreneur, le blocage de la cession-transmission vient du niveau d'exigence du cédant sur le profil du repreneur. Le fameux alter égo ou le fils spirituel....

Pour les dirigeants ayant l'intention de céder à 2 ans, les repreneurs potentiels sont principalement identifiés parmi les concurrents de l'entreprise (47 %) à égalité avec une personne physique hors famille.
Pour 37 % des cédants, le repreneur peut aussi être une personne morale (autre entreprise...), à 26 % un ou des salariés de l'entreprise, à 25 % un enfant ou un conjoint, à 19 % un fonds d'investissement, et enfin à 7 % un membre de la famille (hors enfant et conjoint). 63 % des dirigeants qui envisagent une cession-transmission dans les deux ans à venir se déclarent « prêts à accepter une décote sur le prix qu'ils estiment pour pouvoir vendre leur entreprise » contre 57 % de l'ensemble des cédants potentiels d'ici à moins de 10 ans.

Sommaire du dossier

Dominique André-Chaigneau, Rédaction TOUTE-LA-FRANCHISE©

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