Le marché des salles de sport en France : une dynamique qui s'accélère en 2026

La France compte près de 6.800 établissements de sport et de remise en forme actifs. Un chiffre qui dit tout sur l'état du secteur : le fitness n'est plus une niche, c'est un marché de masse. Et pour les entrepreneurs qui regardent du côté de la franchise, les signaux restent au vert.

Sandrine Cazan, writer

Publié le 24/01/2025 , Mis à jour le 03/06/2026, Temps de lecture: 7 min

Le marché des salles de sport en France : une dynamique qui s'accélère en 2026

Le fitness en bref

  • Près de 6.800 salles actives en France en mars 2026
  • 60% du parc détenu par les grandes enseignes en réseau.
  • Un taux de pénétration à 10% : la France reste en retard sur ses voisins européens.
  • La franchise tire le marché vers le haut avec des plans d’expansion ambitieux.
  • Premiumisation, niches spécialisées et coaching à distance : trois tendances qui structurent 2026.

Un marché qui ne connaît pas la crise

Les chiffres publiés en mars 2026 par Epsimas sont parlants : le secteur des salles de sport recense au moins 6.811 établissements actifs en France, contre environ 6.000 en début 2025 (*). En un an, près de 800 nouveaux établissements ont ouvert leurs portes. C’est une progression qui ne se dément pas depuis la sortie de crise Covid.

Selon l’étude Xerfi “Le marché des salles de sport en France - Stratégies de différenciation des acteurs et perspectives à l’horizon 2027”, le chiffre d’affaires du secteur avoisinait 2,4 milliards d’euros en 2024, porté par près de 7 millions d’adhérents actifs (**). Entre le premier trimestre 2024 et le premier trimestre 2025, le chiffre d’affaires des clubs a progressé de 6,2%, selon Virgile Caillet, délégué général de l’Union Sport & Cycles (USC). La fréquentation, elle, a grimpé de 7,7% sur la même période.

Le tarif moyen d’un abonnement se stabilise autour de 32 à 35€ par mois, avec une polarisation nette entre le segment low-cost (20 à 30€) et les studios haut de gamme qui dépassent largement ce seuil.

La franchise, moteur du développement territorial

Les grandes enseignes en réseau représentent aujourd’hui environ 60% du parc national, soit près de 3.500 clubs. Et ce n’est pas un plafond : c’est un point de départ. Les plans d’expansion annoncés pour 2026 et au-delà sont tous orientés dans le même sens.

Plusieurs réseaux affichent des objectifs d’ouvertures significatifs pour les prochains mois, aussi bien dans les grandes agglomérations qu’en zones rurales ou périurbaines, des marchés encore peu exploités. L’Orange Bleue, par exemple, vise 50 ouvertures en 2026. D’autres réseaux ciblent les villes moyennes, où l’offre reste insuffisante et la demande bien réelle.

Le modèle franchise s’impose comme le levier naturel de cette expansion : il permet aux enseignes de déployer un maillage rapide sans mobiliser la totalité des capitaux en propre, tout en s’appuyant sur des entrepreneurs locaux ancrés dans leur territoire.

Les franchises qui recrutent dans le même secteur

KEEPCOOL
KEEPCOOL
  • 450 000 €
    CA potentiel après 2 ans
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FITNESS PARK
FITNESS PARK
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    CA potentiel après 2 ans
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MY COACH BY GINKGO
MY COACH BY GINKGO
  • 250 000 €
    CA potentiel après 2 ans
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BODY ADDICTION
BODY ADDICTION
  • 200 000 €
    CA potentiel après 2 ans
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CLUB PILATES
CLUB PILATES
  • 650 000 €
    CA potentiel après 2 ans
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MYOTEC
MYOTEC
  • 350 000 €
    CA potentiel après 2 ans
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ELANCIA
ELANCIA
  • 450 000 €
    CA potentiel après 2 ans
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MAGICFIT
MAGICFIT
  • 2 000 000 €
    CA potentiel après 2 ans
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WEFIT.CLUB
WEFIT.CLUB
  • 300 000 €
    CA potentiel après 2 ans
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PROXIFORME
PROXIFORME
  • 250 000 €
    CA potentiel après 2 ans
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Premiumisation et niches : la différenciation comme stratégie de survie

Sur un marché qui se densifie, la standardisation ne suffit plus. Les enseignes qui progressent sont celles qui ont choisi un positionnement clair.

Deux dynamiques coexistent :

  • La montée en gamme des réseaux généralistes, qui enrichissent leur offre de services, de coaching personnalisé et d’équipements premium pour justifier un abonnement plus élevé et fidéliser leurs membres.
  • L’émergence de concepts spécialisés, qui ciblent des pratiques précises : électrostimulation, cryothérapie, pilates, biking, cours collectifs thématiques, ou encore les concepts de “party fitness” qui mêlent sport et ambiance discothèque.

Ces formats de niche séduisent une clientèle qui ne se retrouve pas dans la salle de sport traditionnelle. Ils permettent aussi de pratiquer des tarifs plus élevés, avec un panier moyen qui peut dépasser les 41€ par mois selon certaines sources du secteur.

Autre signal fort : le taux de résiliation des abonnements a diminué de 1% entre 2024 et 2025, toujours selon l’USC. Les clubs qui proposent une expérience différenciante fidélisent mieux. Ce n’est pas une tendance anecdotique, c’est un indicateur de rentabilité.

Notre article consacré à l’électrostimulation musculaire illustre bien comment ces concepts de niche parviennent à se démarquer durablement.

Le taux de pénétration, argument numéro un pour investir

C’est le chiffre qui revient dans toutes les analyses : la France affiche un taux de pénétration du fitness autour de 10%, contre 13 à 15% en Allemagne, au Royaume-Uni ou dans les pays scandinaves. Selon le rapport EuropeActive/Deloitte 2024, le taux de pénétration européen s’établit à 8,9% en population générale et 10,6% chez les 15 ans et plus.

Traduction concrète pour un entrepreneur : le marché n’est pas saturé. Il reste de la place, mais elle n’est pas uniforme. Elle se joue à l’échelle des zones et des micro-marchés, dans les villes moyennes, les périphéries et les bassins de vie mal couverts.

Selon une enquête Propulse by CA, 30% des Français déclarent pratiquer des activités de fitness, que ce soit en salle, à domicile ou en extérieur. Et selon l’INJEP, 58% des personnes de 15 ans et plus pratiquent une activité physique régulière en 2025 (***). Le vivier de pratiquants potentiels est large. La question n’est plus de savoir s’il y a un marché, mais où il est et comment le capter.

Ce que ça change pour un porteur de projet

Un secteur en croissance ne signifie pas un investissement sans risque. Quelques points de vigilance s’imposent.

Les zones blanches existent, mais elles se réduisent. L’étude de marché locale reste incontournable avant de signer quoi que ce soit. La présence d’un concurrent low-cost à 500 mètres change radicalement l’équation économique.

Le positionnement conditionne la rentabilité. S’aligner sur le low-cost impose un volume d’adhérents élevé pour atteindre l’équilibre. Les concepts premium ou spécialisés permettent un ticket moyen plus élevé, mais exigent un travail de recrutement client plus fin.

La franchise reste le modèle le plus sécurisant. Elle apporte une marque connue, un concept éprouvé, un accompagnement au démarrage et une notoriété qui accélère le remplissage. Dans un secteur où la confiance du consommateur est déterminante, partir sous enseigne est un avantage concurrentiel réel.

La rentabilité durable passe par la fidélisation. Les enseignes qui investissent dans l’expérience membre, la diversité des cours et la qualité de l’encadrement résistent mieux aux pics de résiliation de janvier et septembre.

Pour aller plus loin dans votre réflexion, retrouvez tous nos articles sur les coûts et la rentabilité en franchise.

Questions Fréquentes

Combien y a-t-il de salles de sport en France en 2026 ?

Selon Epsimas, au moins 6.811 établissements actifs étaient recensés en mars 2026 sous le code NAF 93.13Z.

Quel est le chiffre d’affaires du marché des salles de sport en France ?

Selon l’étude Xerfi, le secteur a atteint environ 2,4 milliards d’euros en 2024. Epsimas estime le marché à 2,1 milliards d’euros en 2025 selon ses premières estimations, avec une croissance de 14,7% sur un an.

Quel est le taux de pénétration du fitness en France ?

Environ 10%, contre 13 à 15% dans certains pays européens comme l’Allemagne ou le Royaume-Uni, selon les données d’EuropeActive/Deloitte (2024).

Quel est le prix moyen d’un abonnement en salle de sport en France ?

Le tarif médian se situe autour de 32 à 35€ par mois. Le segment low-cost oscille entre 20 et 30€, les studios spécialisés et haut de gamme dépassent largement ce seuil.

La franchise est-elle un bon modèle pour ouvrir une salle de sport ?

Oui, dans un marché en croissance mais de plus en plus concurrentiel, la franchise apporte notoriété, concept éprouvé et accompagnement opérationnel. Les grandes enseignes en réseau représentent déjà 60% du parc national.

Quelles sont les pratiques fitness qui se développent le plus en 2026 ?

L’électrostimulation, la cryothérapie, le biking, les cours collectifs thématiques et les concepts de “party fitness” enregistrent une forte dynamique, portés par une demande de différenciation et d’expérience.


Sources :
(* ) Etat du marché du fintess en 2026, Epsimas
(** ) Le marché des salles de sport en France - Stratégies de différenciation des acteurs et perspectives à l’horizon 2027, Etude Xerfi
(*** ) Les chiffres clés du sport en 2025, données INJEP

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