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L’évolution du métier de coiffeur

Secteur dynamique, la coiffure évolue pour s'adapter aux attentes des consommateurs

Publié le , Franchise beauté, Franchise coiffure
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Constituant le deuxième plus important secteur d’activité de l’artisanat en France, le métier de coiffeur subit depuis quelques années une baisse en volume de son chiffre d’affaires, liée à la diminution du pouvoir d’achat. On constate une réelle disparité entre les indépendants en salon et les franchisés, ces derniers bénéficiant d’une meilleure image de marque auprès de la clientèle et tirant ainsi mieux leur épingle du jeu. Les coiffeurs à domicile quant à eux profitent de l’essor de leur profession qui tend elle aussi à se structurer en réseau. L’ubérisation du métier du coiffeur et la diversification des activités apparaissent nécessaires pour adapter le business aux attentes du consommateur.

evolution-metier-coiffeurLa coiffure, le deuxième secteur de l’artisanat en France

Après la maçonnerie générale, la coiffure prend la deuxième place au rang des activités artisanales et fait figure d’acteur majeur dans le secteur du commerce de proximité. Pour autant, elle accuse une baisse continue du nombre d’ouvertures depuis une petite dizaine d’années, avec -0.2% pour l’année 2017.

Selon l’Union Nationale des Entreprises en Coiffures (UNEC), l’artisanat de la coiffure représente tout de même en 2018 :

  • 85 492 établissements dont 53.2% n’occupent aucun salarié et 75% qui exercent leur activité en salon. Un tiers des salons sont présents en Île-de-France et en Rhône-Alpes ;
  • 184 065 actifs dont 114 456 sont des salariés ;
  • 17 610 apprentis et 3 047 en contrat de professionnalisation ;
  • 5.8 milliards d’euros de chiffre d’affaires, soit un CA moyen par salon de 75.7 K€ ;
  • Près de 1 million de clients reçus par jour.

Le secteur de la coiffure fait apparaître une baisse continue tant au niveau de la fidélisation des clients que du recrutement. Une source d’inquiétude pour les professionnels, qui assistent à une diminution de leur CA et qui ont du mal à recruter, l’apprentissage accusant une diminution de 28% de ses effectifs en 10 ans, un nombre qui passe à 38% pour la formation par voie scolaire.

La clientèle du salon de coiffure

Sans surprise, c’est majoritairement auprès des femmes que les coiffeurs réalisent leur chiffre d’affaires. Elles pèsent en effet 72% du CA et représentent 55% de la clientèle. Selon une étude basée sur 700 000 salons équipés du logiciel de caisse Shortcuts, on assiste à une contraction du fichier clients, à mettre en balance avec l’augmentation de la clientèle masculine, qui progresse en volume de visites et en CA. Ils représentent désormais 35% du fichier client et 24% du CA. Les enfants quant à eux représentent 10% du fichier client et 4% du CA.

La disparité entre les indépendants et les salons en franchise

Les réseaux en franchise profitent des disparités structurelles du secteur pour poursuivre leur développement sur le territoire national, alors qu’en parallèle, les indépendants en salon souffrent d’une image de marque vieillissante. En outre, les modes de consommation ont subi une profonde mutation ces dix dernières années, avec par exemple l’arrivée sur le marché des plateformes de réservation en ligne, sur lesquelles les indépendants peinent à se faire une place.

Bénéficiant d’une meilleure capacité d’investissement, les réseaux réussissent mieux à s’adapter aux transformations du secteur et à moderniser les salons. Dans le même temps, ils parviennent à multiplier leurs offres, avec des prestations plus techniques et des prestations de soins dont la clientèle est de plus en plus friande. C’est ainsi que les enseignes, qui ne représentent pourtant que 10% des salons, dégagent un CA plus élevé.

La concurrence est rude pour les indépendants, et les coiffeurs tendent à rallier un réseau en franchise après avoir exercé quelques temps à la tête de leur propre salon. Ils ont d’ailleurs également à faire face à la concurrence des coiffeurs à domicile, qui connaissent une progression forte de leur activité.

>> Lire aussi : Ouvrir un salon de coiffure : Les tendances en 2018

La coiffure à domicile, l’une des évolutions les plus marquées du secteur

L’UNEC a pu constater le doublement de l’activité de coiffeur à domicile entre 2000 et 2007, qui a une autre fois été multipliée par deux entre 2007 et 2017. C’est dire l’engouement de la clientèle pour ce type de prestations ! Mais un autre facteur explique la bonne vitalité du secteur, l’arrivée du régime de l’autoentrepreneur en 2009. Il a permis un véritable boom de la profession jusqu’en 2013 mais tend aujourd’hui à régresser, les entrepreneurs préférant se tourner vers l’entreprise individuelle ou la société commerciale. La coiffure à domicile évolue elle aussi vers le regroupement, avec l’émergence de réseaux d’indépendants à domicile.

Et ce qui fait aussi grincer des dents les indépendants en salon, c’est que les coiffeurs à domicile profitent d’une TVA à 10% lorsqu’ils exercent leur activité auprès des personnes dépendantes, une concurrence qu’ils estiment déloyale. Ils sont d’ailleurs nombreux à réclamer un taux réduit pour l’ensemble de la profession.

Quelles sont les tendances de demain dans le secteur de la coiffure ?

Nous l’avons vu, le secteur de la coiffure dans son ensemble est amené à évoluer vers une activité sous l’égide d’une enseigne, comme celle de Frank Provost, l’une des plus dynamiques de France.

Une autre tendance se dessine sur le marché de la coiffure : l’activité de barbiers et barbières. La coloration de la barbe, le rasage à la vapeur ou les extensions de barbes et moustaches constituent autant de prestations pour lesquelles la demande va crescendo. Certaines enseignes l’ont bien compris et dévoilent des concepts uniquement centrés sur la coiffure cheveux et barbes de ses messieurs, comme c’est le cas notamment de Barber Men.

Enfin, à l’instar de nombre de secteurs en France, la coiffure doit faire face à l’ubérisation de la profession et adapter son activité aux besoins en flexibilité de la clientèle. Les enseignes font donc un effort pour diminuer le coût de leurs prestations, ou comme Addict Paris, pour proposer des services comme la coiffure sans rendez-vous et sur abonnement.

A noter également que la problématique de l’investissement de départ, qui peut être lourd dans un salon de coiffure, a entraîné la création d’espaces de co-working adaptés aux coiffeurs. Cette évolution va-t-elle devenir structurelle à terme ?

La profession ne manque pas de ressources et d’idées pour dynamiser le secteur de la coiffure, qui présente toujours de belles opportunités de développement pour les entrepreneurs.


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