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Ouvrir une franchise en Algérie : quelles opportunités ?

En attendant une loi favorable...

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L'Algérie avec ses quelque 40 millions d'habitants accuse un retard certain sur la question du déploiement de la franchise. Pourquoi ? Une loi défavorable et le manque de centres commerciaux plombent les initiatives.

Ouvrir une franchise en AlgérieAvec une soixantaine de réseaux installés sur son sol, l'Algérie est à la traîne en matière de franchise. Comparativement à ses voisins proches, la Tunisie et le Maroc, l'Algérie accuse un vrai retard. Pourquoi ? Plusieurs explications sont avancées parmi lesquelles une loi particulièrement défavorable pour les concepts étrangers, un manque avéré de surfaces commerciales organisées, un climat politique jugé délicat, une économie gangrenée par les marchés « informels » et la contrefaçon, et un niveau de vie assez bas qui limite les possibilités de développement.

Une hypothétique loi plus favorable

Ceci étant, les lignes bougent en Algérie. Un récent séminaire (janvier 2016) organisé par la chambre du commerce et d’industrie algérienne, sous le haut patronage du Ministre du Commerce l'atteste : la franchise est bel et bien considérée sur place comme un formidable outil de développement de l'économie nationale.

Oui, mais voilà, pour que les choses avancent, le législateur est bien conscient que le premier verrou à faire sauter est la loi de 2008. Cette loi est de fait bien trop contraignante puisqu'elle interdit de payer les royalties aux franchiseurs étrangers. Le hic ? Pour que ce verrou soit levé, la réglementation des changes sur la monnaie et le crédit, ainsi que celle sur le commerce extérieur, doivent être révisées. Un gros chantier jugé dangereux par le gouvernement. En effet, pour seulement justifier et légitimer le transfert de l’argent des royalties aux franchiseurs étrangers, le pays devrait modifier ses modalités de transfert de devise vers l'étranger. Un scénario qui n'est pas du tout d'actualité en Algérie sous peine de voir revenir la fuite des capitaux ! En clair, la révision de la loi n'est pas pour demain... et la franchise a toutes les chances de devoir attendre encore un bon moment pour se développer en Algérie. Ceci est d'autant plus vrai qu'à l'heure actuelle, les réseaux algériens sont quasi-inexistants !

Un manque criant de locaux adaptés

Outre la législation peu encourageante (crédit à la consommation interdit, financements des investissements uniquement en dinars, bénéfices des avantages liés aux investissements obligatoirement réinvestis dans les quatre ans), la franchise en Algérie se trouve également confrontée à un autre souci majeur : le pays ne compte en tout et pour tout que 6 centres commerciaux. Quant aux rues traditionnellement commerçantes des grandes villes algériennes, elles proposent le plus souvent des locaux vétustes où de gros travaux sont à prévoir. Le problème, c'est que les franchisés potentiels n'ont pas vraiment intérêt à faire réaliser les travaux de leur poche puisque, contrairement à la France, aucune loi ne protège les locataires professionnels. Le propriétaire peut donc de façon unilatérale mettre fin à la location du jour au lendemain ou décider de modifier à la hausse le loyer sans que le commerçant n'ait rien à dire ! La place manque donc pour accueillir de nouvelles enseignes.

Quelles opportunités pour les franchiseurs en Algérie ?

Malgré le contexte législatif peu favorable, et pour répondre à une forte attente des consommateurs sur place, quelques franchiseurs ont fait le choix de braver l'adversité pour s'installer en Algérie.

Comment s'y prennent-t-ils ? Deux solutions sont principalement choisies. La première consiste à supprimer les redevances, et pour contrebalancer ce manque à gagner, d'augmenter le prix des produits vendus par le franchiseur au franchisé. Cette solution a des inconvénients notables : elle renchérit le prix payé par le consommateur final, puisqu'elle augmente le prix d'origine, ce qui augmente les droits de douane. Elle incite également les Algériens à recourir au système D en achetant des produits meilleur marché ailleurs. Dans un pays où la contrefaçon pèse pour près de 30 milliards de dinars par an (plus de 255 millions d'euros), le franchiseur se doit d'être très vigilant et ne proposer que des produits à forte personnalité, parfaitement identifiables. L'autre inconvénient majeur de cette solution est qu'elle ne peut être utilisée que par les réseaux typés distribution de produits. Les enseignes proposant des services sont à l'évidence exclues.

La seconde solution est d'adapter le contrat de franchise type en le scindant en deux parties distinctes, d'un côté le service, de l'autre côté l'assistance technique. En procédant de la sorte, la redevance sur la mise à disposition de la marque est remplacée par des contributions techniques qui peuvent se justifier auprès de la Banque Centrale d’Algérie. En effet, pour mémoire, la Banque Centrale d’Algérie n’autorise l’exportation de redevances que si elles sont considérées comme une prestation de service.

Les réseaux de franchise à suivre en Algérie

Si les réseaux étrangers sont peu nombreux en Algérie, et les réseaux algériens inexistants, il n'empêche que la demande est forte sur place du côté de la population. Et en pratique, le retard accumulé fait que tout ou presque reste à faire.

Parmi les réseaux déjà installés, on peut citer notamment des marques de mode comme Mango ou Levi's, des réseaux de coiffeurs comme Franck Provost, Jacques Dessange, des spécialistes de beauté comme Yves Rocher, Hyperminceur, Relooking Beauté Minceur, Happy Sourire, Adopt', des spécialistes du tourisme comme L'Invitation ou ADA, des spécialistes de l'optique comme ALAIN AFFLELOU, ou encore des enseignes de meubles et d'articles de décoration comme Gautier, Cuisine Plus, Ixina, Mobalpa, Mi Casa, et des spécialistes du service comme les laveries Wash'n Dry, Aqua Blue.


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