logo-webcdlogo-mobilelogo-infoprologo-desktoplogo-desktop.originallogo-desktop.bakicon-theme-testicon-social-whatsappicon-social-twittericon-social-shareicon-social-linkedinicon-social-facebookicon-searchicon-search--activeicon-my-accounticon-homeicon-ctrl-chevron-righticon-ctrl-chevron-right-bakicon-ctrl-chevron-lefticon-ctrl-arrow-righticon-carticon-action-close

Enquête familles de l'Insee : Quels enseignements ?

Les familles françaises évoluent... dans la continuité !

Publié le

A la mi-décembre, l'Insee publiait une vaste étude faite d'un grand nombre de fiches thématiques sur les familles. Parmi les données publiées, certaines sont particulièrement intéressantes pour les réseaux en franchise !

La famille est-t-elle encore LA valeur sûre des Français ? Sans aucun doute résume l'Insee. « En 2013, la famille est jugée comme « très importante » par 73% des personnes âgées de 16 ans ou plus, résidant en ménage ordinaire en France métropolitaine. » La famille apparaît ainsi comme « la dimension la plus importante au sein de la population, devant le travail (ou les études) considéré comme « très important » par 42% des personnes en emploi ou étudiantes, et les amis jugés « très importants » pour 30% de l’ensemble des personnes interrogées. » Sous ces chiffres généraux, quelques différences sont toutefois à noter selon le sexe et la configuration familiale des répondants.

Les femmes accordent ainsi plus d’importance à la famille que les hommes : 79% d’entre elles l’estiment « très importante » contre 67% des hommes. La même prédominance de la famille est notée chez les familles avec au moins un enfant mineur. Celles-ci sont plus nombreuses à considérer que les familles monoparentales la famille comme « très importante » (88% pour les familles traditionnelles et 85% pour les familles recomposées, contre 74% pour les familles monoparentales).

Pour les personnes de moins de 65 ans seules ou en couple sans enfant la famille est jugée « très importante » pour 60% et 68% d’entre eux.

Globalement, parmi les personnes interrogées, 70% souhaiteraient consacrer plus de temps à leur famille, 65% à leurs loisirs, 56% à leurs amis et 16% au travail (ou à leurs études). Là encore, les résultats varient : « Plus on accorde d’importance à la famille, plus on souhaite y consacrer du temps. Ainsi, 76% des personnes qui jugent «très importante» la famille aimeraient avoir plus de temps à lui dédier contre 56 % de celles qui la jugent seulement « plutôt importante ».

Une consommation à vitesse variable


En 2011 selon les chiffres de l'Insee, il existe (comme on s'en doute !) de grandes différences de consommation entre les Français. Au plus bas, « le niveau moyen de consommation des ménages composés d’une personne de moins de 65 ans vivant seule est inférieur de 31% à celui de l’ensemble des ménages ».

Au niveau haut, l'on trouve les familles avec enfant(s) mineur(s) qui « sont celles qui consomment le plus (+30% par rapport à la moyenne), suivies des couples de deux personnes de moins de 65 ans sans enfant (+16%). » Logiquement, plus la taille des ménages est importante et plus la consommation moyenne est élevée, mais cette appréhension des chiffres est trompeuse.

En effet, « en rapportant les dépenses au nombre d’unités de consommation (UC) du ménage pour neutraliser cet effet de taille, les couples sans enfant dépensent le plus (+18% par rapport à la moyenne) et les familles monoparentales dépensent le moins (–14%). »

Ces chiffres lissés démontrent bien que les différences ne sont pas liées seulement à la taille des ménages, mais proviennent notamment des disparités de niveaux de vie. « À niveau de vie comparable, les couples sans enfant et les personnes seules restent ceux qui dépensent le plus par UC et les familles avec enfant(s) mineur(s), le moins. »

Si les dépenses par UC varient peu selon le type de famille (traditionnelles, recomposées, monoparentales), en revanche, l'Insee note une constante : « à niveau de vie comparable, quel que soit le type de famille, la consommation par UC est la plus faible lorsque la famille compte trois enfants ou plus. »

Par ailleurs, les familles monoparentales consomment le plus souvent moins que les autres familles parce que globalement leur niveau de vie est plus faible. « En moyenne, les familles monoparentales avec un enfant mineur dépensent annuellement 3 700 € de moins par UC que les couples avec un enfant mineur (soit 16% de moins). » En terme de structures de dépense, l'Insee note que les familles « traditionnelles » et recomposées sont très proches. « Les transports représentent leur premier poste de dépenses (respectivement 18% et 17%), suivis de l’alimentation (16% et 15%). L’ensemble des loisirs et de la culture et le logement correspondent chacun à environ 10% des dépenses.

Chez les familles monoparentales et les personnes seules, la part la plus importante du budget est consacrée au logement (respectivement 16% et 19%). L'alimentation représente 15% du budget des familles monoparentales, deuxième poste de dépense devant les transports (14 %). Chez les personnes seules l’alimentation représente le troisième poste de dépenses, derrière le logement et les transports (16%).


Les mères font plus souvent passer les enfants avant l'emploi

Globalement, et là encore sans surprise, le taux d’emploi des mères diminue avec le nombre d’enfants mineurs vivant au domicile. Dans le détail en chiffres, en 2014, « 75% des mères de famille « traditionnelle » avec un seul enfant, âgé de moins de 3 ans, ont un emploi mais elles ne sont que 40% dans ce cas lorsqu’elles ont une famille nombreuse comportant trois enfants ou plus dont un jeune enfant. »

Ce constat est le même au sein des familles recomposées. Les choses changent pour les familles monoparentales : À nombre d’enfants équivalent, le taux d’emploi des mères de famille monoparentale est plus faible, surtout s’il y a de jeunes enfants : « seulement la moitié des mères sans conjoint d’un enfant unique âgé de moins de 3 ans ont un emploi, soit 25 points de moins que les mères en couple. » Lorsque l’enfant est plus grand, l’écart est moindre (5 points de moins).

Et pour les pères ? Quant ils sont en couple, le taux d’emploi ne varie presque pas avec le nombre et l’âge des enfants. « Il s’élève au moins à 87 %, quelle que soit la situation familiale. » Ces chiffres démontrent clairement que ce sont les femmes qui font le plus souvent passer leurs enfants devant leurs carrières professionnelles.

Et cela se traduit aussi en terme de durée de travail. Ainsi, très peu de pères (4 % des pères en emploi) travaillent à temps partiel, et ce quelle que soit la configuration familiale. Les femmes quant à elles recourent plus souvent au temps partiel lorsqu’il y a plusieurs enfants dans la famille. « En 2014, 24% des mères en emploi qui vivent en couple dans une famille « traditionnelle » avec un seul enfant, âgé de moins de 3 ans, sont à temps partiel, contre 54 % lorsqu’elles ont trois enfants ou plus, dont au moins un de moins de 3 ans. »

A quoi sert ce temps partiel ? Pour plus de la moitié des mères en couple à temps partiel vivant avec au moins un enfant mineur, le temps partiel est destiné à s’occuper des enfants ou d’un autre membre de la famille, et « ce taux atteint 71 % lorsqu’elles ont au moins un enfant de moins de 3 ans. »

Globalement, les mères ont plus tendance à cesser leur activité professionnelle de façon temporaire à l'issue du congé maternité (55% contre 12% pour les pères). « Sept parents sur dix ayant interrompu leur activité l’ont fait en prenant un congé parental, tandis qu’un sur dix a utilisé uniquement des jours de congés et deux sur dix ont eu recours à d’autres arrangements. »

Tâches domestiques et garde d'enfants, les femmes en font plus !

« Le temps domestique est très différent pour les hommes et pour les femmes (2 heures et 36 minutes par jour pour les premiers contre 3 heures et 48 minutes pour les secondes en 2010). » Cela représente en moyenne pour pour 95% des femmes au moins 10 minutes par jour (contre 74% des hommes) en semaine, le week-end, les temps consacrés aux tâches domestiques sont mieux réparties entre hommes et femmes « notamment du fait d’une implication plus importante des hommes ces jours-là pour les courses, et, dans une moindre mesure, le ménage. »

En terme de répartitions des tâches, les femmes s’occupent davantage « des activités quotidiennes (cuisine, ménage, linge), tandis que les hommes sont plus nombreux à s’occuper du bricolage, du jardinage et de l’entretien du logement, activités plus ponctuelles. »

Face aux enfants, les tâches « parentales » répondent elles aussi peu ou prou à la même logique de répartition : « 60% des mères passent plus de 10 minutes par jour à s’occuper des soins (toilette, repas, trajets, etc.), contre 35% des pères » (92 minutes par jour pour les mères, soit 33 minutes de plus que les pères).

Parmi les évolutions notables de ces dernières années, l'Insee note une baisse importante du temps consacré aux tâches purement domestiques : « Cette baisse concerne uniquement les femmes, qui consacrent environ 48 minutes de moins aux tâches ménagères en 2010 qu’en 1999, quelle que soit leur situation familiale. » Avoir trois enfants ou plus augmente le temps domestique des mères de plus d’une heure par jour par rapport à celles qui n’en ont qu’un, mais a peu d’impact sur le temps domestique des hommes.

Plus spécifiquement sur la garde d'enfants, « en 2013, six enfants de moins de 3 ans sur dix sont principalement gardés (du lundi au vendredi, entre 8 et 19 heures) par un de leurs parents. Deux enfants sur dix ont pour mode de garde principal un(e) assistant(e) maternel(le), 13% un établissement d’accueil du jeune enfant (EAJE) et 3% passent l’essentiel du temps avec leurs grands-parents ou une autre personne de la famille ».

Globalement, lorsqu’ils ne sont pas scolarisés, « 55% des enfants de moins de 3 ans sont pris en charge, à un moment ou un autre de la semaine, par un mode d’accueil payant. »

Le mode de garde des enfants dépend de l’offre d’accueil disponible, très variable localement.

En 2013, « les familles les plus aisées sont quasiment les seules à recourir à la garde à domicile, qui est le mode d’accueil le plus onéreux. La fréquence et la durée de recours à l’accueil payant des jeunes enfants, et donc les dépenses associées, augmentent avec le niveau de vie des familles. »

Après déduction d’impôts et versement des allocations, le reste à charge des familles modestes se monte à 89€ par mois et par enfant, contre 331€ pour les familles plus aisées.

Vous appréciez cet article? Notez-le.
Soyez le premier à noter

Trouver une franchise

Les franchises qui recrutent dans le même secteur

Découvrez quelle franchise est faite pour vous !

Recherchez une franchise par thématique

Trouvez le secteur de vos rêves !

Vous souhaitez ouvrir une entreprise en franchise dans un secteur d’activité particulier ? Découvrez toutes les thématiques des franchises.

Voir toutes les thématiques
Scroll to top