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Le secteur de l'esthétisme et de la beauté en franchise

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Le secteur de l'esthétisme et de la beauté connait depuis quelques années un rythme de progression soutenu. Au sein de ce secteur, de nombreuses activités diverses plus ou moins ciblées sont venues progressivement se greffer sur les poids lourds du secteur que sont les salons de coiffure et les instituts de beauté. Centre d'épilation, beauté des mains et des ongles, bronzage, centre d'amincissement, parfumerie sélective... l'offre d'aujourd'hui est extrêmement diversifiée.

Frappés de plein fouet par la crise économique actuelle, le secteur dans son ensemble doit faire le gros dos. Les baisses de fréquentation varient en fonction de l'activité et du ciblage des enseignes.


L'esthétique et la beauté en chiffres

Le secteur de l'esthétisme et de la beauté pèse lourd en franchise. Selon, la Fédération Française de la Franchise, le secteur dans son ensemble fait partie des poids lourds du monde de la franchise. En 2007, la FFE dénombrait 111 réseaux dans le secteur de la coiffure et de l’esthétique. Un an plus tard, 118 réseaux de franchise étaient comptabilisés soit un total de 5 882 franchisés à la fin de l’année 2008 (contre 5 545 un an plus tôt). Les salons de coiffure franchisés représentent 10% du nombre total des salons de France (soit quelque 6 000 salons sur 66 000 en 2008). Ces salons franchisés génèrent 30% du CA global du secteur (soit 1,6 milliard d'euros) et emploient près de 20% des salariés. Les instituts de beauté, quoique moins nombreux en chiffre absolu (7 700 en 2008) sont plus souvent franchisés. Environ 1/3 du parc des instituts français sont sous enseigne. Les parfumeries sélectives quant à elles sont peu développées encore en franchise du fait du coût d'investissement important pour les franchisés mais aussi du fait de la suprématie des deux enseignes leader que sont Marionnaud et Séphora.

La coiffure, un poids-lourd de la beauté

Historiquement, la coiffure fait partie des secteurs les mieux développés en franchise aux côtés des secteurs de l'équipement de la personne et de la maison, de l'hôtellerie et de l'alimentaire. Selon les chiffres de la Fédération Nationale de la Coiffure, le secteur comptait en 2008 en France 66 124 établissements de coiffure. Chaque jour, ces établissements reçoivent près d'un million de clients. En 2007, ces établissements ont réalisé 5,64 MD€ de chiffre d'affaires soit un CA Moyen par établissement de 85 K€ . Si le secteur de la coiffure est principalement composé de salons indépendants (90%), il n'empêche que les salons de coiffure franchisés génèrent à eux seuls 30% du C.A du secteur. Ils représentent environ 10% du nombre de points de vente coiffure en franchise en France et 20% des salariés. Pour 2008, la Fédération nationale de la Coiffure et l'Observatoire de la Coiffure attestent d'une forte baisse des fréquentations.
Au premier trimestre 2009, la baisse s'est accentuée encore pour atteindre -5% en moyenne sur les chiffres d'affaires selon l'Observatoire de la Coiffure. Par rapport à 2008, la Fédération nationale de la Coiffure estime pour le premier trimestre 2009 une baisse de 4,4% pour les salons féminins et 6,6% pour les salons masculins. Malgré cette conjoncture morose, le nombre de salons ne fait que croitre selon la Fédération Nationale de la Coiffure. Ainsi, en 2008, la FNC a comptabilisé plus de 6 700 nouvelles immatriculations. Selon les statistiques de la FNC, les créateurs repreneurs sont dans 83% des cas des femmes. Ces entrepreneurs ont en moyenne 34 ans. A une écrasante majorité (90%), les créateurs repreneurs en coiffure sont titulaires d'une qualification professionnelle (CAP ou BP). Dans 76% des cas, cette qualification a été acquise par la filière apprentissage.

Globalement, la FNC constate que les nouveaux entrepreneurs sont majoritairement des anciens salariés qui attestent d'une expérience moyenne en salon de 14 ans. Aux côtés des grandes enseignes de ce secteur que sont Jean-Louis David (1 165 salons), Jacques Dessange (210) ou encore Franck Provost (600 salons), de nombreux « petits » réseaux viennent apporter leurs grains de beauté. Pour se différencier, ils jouent la carte de l'hyper ciblage éthique, d'un service low-cost (Coiff&Co, Self Coiff, Tchip Coiffure) ou encore celle du développement durable à l'image de l'enseigne Les naturelles, un concept de distribution innovant, basé sur la vente directe de cosmétiques suisses.
A ces diversifications s'ajoutent également des offres de franchise dédiées à la vente de produits professionnels de coiffure et d'esthétique aux particuliers et aux professionnels à l'image de l'enseigne Beauty Coiff. Le secteur en franchise s'illustre également par une présence forte de groupes comme Vog (450 sous enseignes Vog Coiffure, Claude Maxime et Tchip Coiffure). Les profils recherchés au sein de ces petits et grands réseaux sont principalement des anciens salariés puisque contrairement à l'ouverture d'un centre de beauté, un salon de coiffure demande obligatoirement une qualification professionnelle.

Les instituts de beauté, un secteur en plein essor

Globalement, 1/3 des entrepreneurs en institut de beauté sont franchisés. Selon la Confédération Nationale Artisanale des Instituts de Beauté (CNAIB) le secteur des soins de beauté regroupe 7 700 instituts.

En 2008, les trois quarts (77 %) des instituts de beauté employaient 1 à 2 salariés (19% 3 à 5 salariés, 4% 6 salariés et plus). Toujours selon les chiffres de la CNAIB, le chiffre d’affaires de la profession (instituts et écoles) s'est élevé pour l’année 2008 à 861,5 millions d’euros H.T.. A eux seuls, les instituts de beauté réalisent 92 % de ce montant, c’est-à-dire 790 millions d’euros. Ce chiffre d'affaires est réalisé pour moitié par la vente de produits et l’épilation. L'autre moitié est générée par les soins du visage (18%), les soins du corps (17%), la manucure pédicure (8%) et le maquillage (4%). En moyenne selon la FNAIB, chaque client dépense 38 € en institut de beauté. Comme dans le secteur de la coiffure, quelques enseignes leaders dominent le marché. Ces enseignes généralistes sont principalement Esthetic Center (150 franchisés), Point Soleil (137 franchisés), K2 Chocolate (130 franchisés) et Citron vert (46 franchisés).

De nombreux petits réseaux tentent depuis peu de se faire une place au soleil. Ces nouveaux venus parmi lesquels Ethnicia (3 franchisés) ou encore Isodent (6 franchisés) ou Ensorcelle Beauté (13 franchisés) ont opté pour des offres différentes et des concepts novateurs pour mieux se différencier. Le secteur compte également de grandes enseignes dédiées plus spécifiquement à la minceur comme Effea (65 franchisés), Hyperminceur (76 franchisés), Lady Fitness (50 franchisés). Les profils recherchés dans ce secteur en franchise sont très divers.

Les qualités requises tiennent principalement à l'accueil et aux talents commerciaux des candidats mais aussi à des capacités de gestion rôdées ainsi qu'à une bonne faculté à gérer des équipes. Ce profil très ouvert tient principalement au fait qu'aucun diplôme préalable spécifique n'est requis pour ouvrir un salon d'esthétique.

La parfumerie et les cosmétiques : une chasse gardée !

Dans la nébuleuse divers du secteur de l'esthétisme et de la beauté, la parfumerie et la vente de produits cosmétiques ont un statut à part. 4e secteur de l’économie française, l'industrie des produits de beauté représentait en 2007 en France selon les chiffres de la Fédération des entreprises de la beauté quelque 6,9 MD€ de CA sur le marché national (16,3 MD€ sur le marché mondial). Devant cette mine d'or, la franchise reste timide. Les nouveaux concepts ont de fait bien du mal à se faire jour face à l'écrasante suprématie des deux grandes enseignes leaders à la logique succursaliste que sont Marionnaud (27% des parts de marché) et Séphora (22% des parts de marché). Loin derrière, quelques challengers comme Nocibé, Douglas, Yves Rocher tentent de faire bonne figure mais la bataille est rude.

Seuls 11 réseaux se partagent aujourd'hui le marché de la vente sélective de cosmétiques en France pour un petit millier de franchisés. Et cet état des lieux a peu de chances d'évoluer dans les prochaines années. Pourquoi ? En grande partie, la « faute » en revient aux prix des marchandises vendues !

La concurrence féroce du secteur s'est encore aiguisée ces dernières années avec la multiplication des achats sur internet.

Des nouveaux créneaux en plein essor

Le secteur de l'esthétique et de la coiffure connait un vrai boom depuis quelques années tant auprès de la clientèle féminine que masculine. La clientèle toujours plus nombreuse s'est vue largement démultipliée par l'arrivée d'une demande forte de nouveaux publics (seniors et public masculin notamment). Face au stress, le réflexe de se chouchouter gagne de plus en plus de terrain et la survenue de la crise n'a pas fait varier ce fondamental... au contraire même !

L'arrivée des bons cadeaux dans la plupart des instituts de France a également largement contribué à l'élargissement de la clientèle. Mais les temps changent. Désormais, les nouveaux réseaux de franchise s'orientent vers des offres aux concepts plus élaborés. Dans les nouvelles stratégies des franchiseurs, plusieurs pistes font la tendance. D'un côté, l'on assiste à un grand mouvement d'hyper ciblage des offres.

Le bronzage fait ainsi recette tout comme la pose d'ongles, la pose de piercing... Les enseignes dédiées spécifiquement à l'amincissement sont également en forte progression. Plusieurs enseignes traquent aussi les niches uniquement féminines pour des programmes de remise en forme et de bien être toujours plus ciblés. La seconde tendance va a contrario vers des concepts « tout en un ». Dans le même établissement se côtoie ainsi sauna, bronzage, soins du corps, soins du visage, maquillage...

Le client toujours plus pressé trouve dans ces points relais multi-activités un vrai plus de services. L'autre tendance forte de ces dernières années est de satisfaire les demandes au plus près des consommateurs, c'est-à-dire à leur domicile. Plusieurs réseaux se sont montés avec succès sur ce créneau porteur parmi lesquels Hair Vital, Viadom, Domi'Coif notamment. Ce nouveau créneau qui compte aujourd'hui plus de 10 000 PME (soit 15% du secteur) à travers la France répond à une véritable demande des personnes dépendantes mais aussi des personnes actives pour qui le temps est compté. Aux côtés de ces tendances lourdes commencent également à fleurir depuis quelques années des offres plus spécifiques typées discount ou low-cost. Ces offres à petits prix ont bien évidemment une résonance toute particulière en ces temps de crise où le plaisir du superflu passe a priori après la satisfaction des besoins essentiels.


Dominique, Journaliste toute-la-franchise.com ©
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