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Bataille en vue dans le secteur de l'optique

Pour faire baisser les prix dans le secteur de l'optique, l'idée est d'ouvrir le marché.

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Fin janvier, l'ultime navette du projet de loi consommation porté par Benoît Hamon, verra le texte définitivement adopté par le Sénat. Parmi les nombreux articles de cette loi, une série concerne plus spécifiquement le secteur de l'optique.

Après avoir été votée par les députés en première lecture, puis le Sénat, puis de nouveau les députés en seconde lecture, la loi sur la consommation (dite loi Hamon) va terminer son ballet législatif fin janvier par un ultime passage devant les sénateurs. Parmi le flot de propositions portées par le texte, dont la fameuse action de groupe, certaines concernent plus spécifiquement le secteur de l'optique. L'idée maitresse des propositions se résume en un grand objectif : ouvrir le marché pour faire baisser les prix.


Pour bien comprendre, actuellement s'il est tout à fait légal de commander ses lunettes sur internet plutôt que chez un opticien de quartier, dans la pratique la commande en ligne se heurte à un problème de taille, celui de la mesure de l'écart pupillaire (distance entre les deux pupilles). Cette mesure est actuellement réalisée quasi exclusivement par les opticiens de proximité. Pour une commande sur internet, le client doit en passer par une mesure via webcam ou via photo, avec la marge d'erreur que l'on imagine. Sachant que de l'écart pupillaire dépend la bonne fabrication des lunettes, on comprend bien que là est l'enjeu... Les opticiens de quartier l'ont bien compris : la précision de la fameuse mesure de l'écart pupillaire est leur trésor de guerre. Et ce trésor là se monnaye à prix d'or !


En avril 2013, dans une enquête incendiaire, l'UFC Que choisir pointait du doigt les dérives observées. Ainsi, avec un prix moyen de 470 euros pour une paire de lunettes, soit le prix le plus élevé d'Europe, les opticiens français réalisent une marge brute de 233 % ! On comprend mieux dès lors pourquoi de plus en plus de Français cèdent aux sirènes des prix discounts du net !


Face à ce constat, pour simplifier les démarches des Français, ouvrir la concurrence et abaisser le coût des lunettes, le texte de loi sur la consommation a décidé de s'attaquer directement à la racine du malaise : la mesure de l'écart pupillaire. Comment ? En obligeant les ophtalmologues à indiquer l'écart pupillaire sur leurs ordonnances. L'affaire fait évidemment grand bruit dans les syndicats des opticiens, mais sauf revirement de dernière minute, l'amendement ad-hoc sera prochainement adopté. Selon les estimations du gouvernement, les dépenses d’optique pourraient au total diminuer d’un milliard d’euros, soit de plus de 20 %.


Un coup dur pour les opticiens largement implantés en réseaux ! D'autant qu'ils devront faire face aux conséquences d'un autre amendement défavorable : celui qui indique qu'il ne sera plus nécessaire de justifier d'un diplôme spécifique pour ouvrir une boutique d'optique, mais qu'il suffira d'employer des opticiens parmi ses salariés. Si les opticiens ont obtenu un allongement de la validité d'une prescription de 2 à 5 ans, c'est une maigre consolation par rapport à la perte des privilèges de la mesure de l'écart pupillaire.


Le texte de la loi sur la consommation devrait être adopté définitivement par le Sénat les 27, 28 et 29 janvier prochains.

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