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Immobilier : les Français entre satisfaction et résignation

Les Français sont satisfaits de leur logement... faute de mieux

Publié le

Le 13 septembre dernier, Orpi publiait sur son site, les résultats surprenants d'une étude réalisée par Ipsos sur les Français et leurs logements. Entre résignation et satisfaction, les résultats sont en plein paradoxe.

Avoir un toit au-dessus de sa tête, qu’on en soit locataire ou propriétaire, suffit-il aux Français pour s’estimer « bien logés » ? C'est à cette question qu'Orpi, 1er réseau immobilier en France, a souhaité obtenir une réponse. Et l'étude commandée à Ipsos s'est avérée être pleine de surprises ! En effet, si 89% des Français se déclarent satisfaits de leur logement et que 7 sur 10 se disent plutôt optimistes dans la recherche d’un nouvel habitat (à l’achat ou à la location), l’étude ORPI/Ipsos révèle par effet miroir que cet optimisme de façade relève de la résignation en période de crise et de l’abandon du rêve d’un meilleur logement. Comment l'étude en arrive à cette conclusion ? En croisant les chiffres !


89% des Français satisfaits... en apparence


Selon les résultats de l'étude Orpi, 89% des Français se disent satisfaits de leur logement actuel (dont 34% vraiment satisfaits). Les Français les plus satisfaits sont sans conteste les propriétaires (44%), de 60 ans et plus (44%), résidant dans des communes de moins de 20.000 habitants (39%), en maison individuelle (43%) de cinq pièces ou plus (47%) et disposant de revenus supérieurs (44%).

Et les moins satisfaits ? Ils sont locataires (20%), âgés de 18 à 24 ans (29%), habitant dans l’agglomération parisienne (24%), vivant dans un logement d’une pièce (16%), en habitat collectif (20%) et disposant de revenus modestes (25%).

Ces premiers chiffres sont à mettre en perspective avec le logement idéal rêvé par les Français qui se trouve être une maison individuelle avec jardin : « Elle fait rêver 79% d’entre eux, aussi bien ceux habitant déjà en pavillon (91%) que ceux résidant en logement collectif (60%). Cette maison est considérée comme un idéal de vie à acquérir pour 83% des Français qui ont un projet d’achat immobilier dans les trois années à venir. » En miroir, le décalage est frappant : seulement 62% habitent cette maison idéale et pourtant ils « sont paradoxalement 89% à se déclarer satisfaits de leur logement actuel... ».

L'autre grand symptôme de la résignation des Français tient à l'immobilité affichée pour les 3 ans à venir. « 91% des propriétaires et 72% les locataires déclarent n’avoir aucun projet d’achat de nouvelle résidence principale dans les trois années à venir. Leur satisfaction apparente par rapport au logement qu’ils occupent actuellement ne suffit cependant pas à expliquer cette immobilité déclarée qui semble, dans les faits, traduire un état de résignation en cette période de crise. »

5,5 millions de Français « assignés à résidence » jusqu’en 2016

Autres chiffres et même paradoxe : lorsque 40% des Français déclarent avoir des projets immobiliers et souhaitent même les concrétiser d’ici trois ans, dans le même temps, 23% des Français déclarent avoir l’intention d’acheter un bien mais seulement 12% veulent vendre le leur. « Les chiffres parlent d’eux même et mettent en évidence un déséquilibre flagrant entre l’offre et la demande : 5,5 millions de Français seraient en conséquence assignés à résidence jusqu’en 2016. »

Ce paradoxe entre satisfaction et résignation s'exprime également dans l'optimisme de façade affiché sur la recherche d'un logement : « Si 7 Français sur 10 se déclarent optimistes sur la recherche d’achat ou de location d’un nouveau logement correspondant à leurs attentes, ils sont dans le même temps 59% à penser que cette recherche sera démoralisante et entachera véritablement leur niveau de bien-être actuel. »

Le principal objet de cette chute de moral tient au « délai de réalisation qu’ils estiment à 35 mois en moyenne, et atteint même 41 mois à Paris et 43 mois à Marseille. » Un délai d'autant plus handicapant que les Français n'espèrent en moyenne que 3m2 supplémentaires pour passer de leurs 100 m2 moyens à un logement de 103 m2. « Dans le même temps, ils sont 35% à souhaiter vouloir une pièce supplémentaire dont, on le devine, la surface dépasserait ces 3 m2 auxquels ils s’autorisent pourtant à rêver… »

Une réalité décalée par rapport au marché

La perception du marché et le pouvoir d’achat des locataires sont totalement en dehors des réalités, constate Orpi. Ainsi, s’ils devaient déménager le mois prochain, 78% des locataires ne seraient pas en mesure d’acheter le logement auquel ils aspirent. « A l’heure actuelle, en moyenne, un primo-accédant pense pouvoir disposer d’un apport personnel de 49.000 euros et réunir, avec un crédit immobilier, un budget total de 166.000 euros pour acheter un logement estimé à 222.000 euros. Il leur manque donc 25% de l’enveloppe nécessaire ! »

De même note Orpi, « dans la réalité, il existe une distorsion entre la perception qu’ont les locataires des prix du marché et la réalité constatée sur le terrain par les agents immobiliers ORPI. » La marge d'erreur serait de 16% (222.000 euros estimés contre 257.766 euros en réalité). Selon Bernard Cadeau, Président du réseau ORPI, « Malheureusement, cette étude ORPI/Ipsos révèle que les Français affichent un sourire de façade, et que derrière celui-ci, leur réalité immobilière est toute autre. A bien des égards, notre sondage confirme des certitudes que nous dénonçons depuis des mois et dont le gouvernement ne s’est toujours pas saisi ! Nous sommes confrontés à un déséquilibre alarmant de l’offre et de la demande de logements, faute de biens anciens disponibles à la vente et de logements neufs : on tue dans l’œuf les ambitions d’accession à la propriété de 5,5 millions de Français ! Par ailleurs, notre étude tord le coup à l’idée reçue selon laquelle l’immobilier serait un marché spéculatif : seuls 2% des Français cherchent à réaliser une plus-value. Alors qu’attendons-nous pour lancer enfin des signaux encourageants aux Français et débloquer un marché grippé ? » La question est posée...

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