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Focus : Le marché du meuble se cherche un second souffle

Après une année 2012 difficile les acteurs du marchés du meuble cherchent des solutions de relance

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Après une année 2012 en repli (-3%), le marché du meuble enregistre un nouveau recul au 1er semestre 2013 à -3,8%. Et les prévisions pour la fin de l'année ne sont guère réjouissantes ce qui implique, pour l'ensemble des acteurs du secteur, de trouver des solutions pragmatiques de relance dans un contexte économique délicat.

Selon l'IPEA (Institut de prospective et d'études de l'ameublement), les ventes de meubles en 2013 font grise mine. Elles ont chuté de 3,8% au premier semestre et de 5% sur un an. Un net repli qui affecte tous les segments de ce marché, même les locomotives du secteur que sont la cuisine et la literie. « Sur 12 mois glissants, la chute s’élève à près de 5% soit une perte de valeur pour le marché qui flirte avec les 500 millions d’euros. » Et pour les mois à venir, l'IPEA ne voit guère d'amélioration. En effet, à partir des prévisions de mises en chantier de logements neufs (337 000 pour 2013) effectuées par la Fédération française du bâtiment (FFB), l’IPEA estime que l’année 2013 devrait se situer, « au mieux, sur un recul de 4 à 5% comme les années 2002 et 2003 (respectivement -5,3% et -4,3%). Sur la base de ces performances, le marché devrait ainsi atterrir sur un chiffre d’affaires compris entre 9 et 9,2 milliards d’euros en fin d’année, soit le niveau qui était le sien en 2006. »

Un marché en plein bouleversement

Selon l'IPEA, le recul du marché du meuble s'explique essentiellement par la baisse des constructions neuves mais aussi par l'atonie du marché de l'immobilier et la baisse du pouvoir d'achat des ménages. A cela s'ajoute un chamboulement des habitudes de consommation, les Français privilégiant en effet de plus en plus aujourd'hui le meuble d'occasion plutôt que l'achat en neuf. Ce dernier phénomène a été quantifié par l'IPEA dans sa dernière édition de l’Habitatscope (octobre 2012). A cette époque « un quart des ménages interrogés déclarait avoir acheté un meuble d’occasion durant les 24 derniers mois. Parmi ces ménages, un tiers d’entre eux déclarait ne jamais avoir acheté de mobilier d’occasion avant le début de la crise. » Ces quelques chiffres démontrent clairement pour l'IPEA que l’achat d’occasion devient une véritable alternative pour le consommateur « qui ne peut plus, ou ne veut plus, acheter de produits neufs pour l’équipement de sa maison. »

Et le phénomène prend toujours plus d'ampleur du fait du développement sur internet des sites spécialisés d'achat/vente entre particuliers. « Certains distributeurs ne s’y sont pas trompés, tel Ikea qui propose maintenant aux consommateurs de racheter leurs anciens meubles contre une carte cadeau avant de les revendre en magasin, contrôlant ainsi lui-même le circuit d’occasion de ses produits. L’enseigne propose aussi sur son site Internet trucs et astuces pour donner une seconde vie à ses meubles en les customisant ou en les retapant par exemple. » Outre l'occasion,
l'IPEA note également la montée en charge des pratiques alternatives comme le troc ou encore l'achat groupé.

A la FNAEM (Fédération française du Négoce de l’Ameublement et de l’Équipement de la Maison), le même constat était dressé en avril dernier dans la note de bilan de l'exercice 2012. « Le marché est en plein bouleversement » synthétise ainsi la FNAEM. Cela se traduit notamment par une spécialisation toujours plus importante des spécialistes et la montée en charge des pure-players sur internet.

Parallèlement à ces deux tendances lourdes, le secteur du meuble connait également des bouleversements en matière de législation. Ainsi, pour répondre aux obligations imposées par la loi « Grenelle 2 », à compter du 1er mai 2013 et jusqu’en 2021, les prix des meubles affichés en magasins sont ainsi majorés d’une éco-contribution destinée à financer la collecte, le tri et le traitement des meubles arrivant en fin de vie. Ce surcoût devrait, « selon les estimations les plus récentes, avoisiner les 330 millions d’euros à l’horizon 2017, à rapporter à un marché de l’ameublement domestique de 8 milliards d’euros annuels (soit 4%). » A l'heure où l'étau se resserre sur les finances des consommateurs, cette nouvelle donne pourrait bien conduire à des reports massifs des achats, ce qui n'arrange bien évidemment pas les distributeurs déjà à la peine.

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