Body addiction : j'avais un bon salaire. Ce n'était pas suffisant...
Avant Body addiction, j'avais ce que beaucoup appelleraient une bonne situation. Un emploi stable, un salaire fixe, une routine qui tournait. Sur le papier, tout allait bien.
Communiqué de l'enseigne, writer
Publié le 15/08/2026 , Temps de lecture: 4 min
Et pourtant, quelque chose ne suffisait pas. Pas parce que je gagnais mal ma vie — je gagnais bien ma vie. Mais parce qu’il y a une différence entre vivre confortablement et construire quelque chose qui t’appartient vraiment.
Ce que j’ai laissé derrière moi le plus difficilement, c’est cette sécurité-là. Le virement qui tombe le même jour chaque mois. La routine qui te porte sans que tu aies à y penser. Et les vacances — ça peut sembler anecdotique, mais c’est révélateur. Quand tu es salarié, tu pars en vacances et tu coupes. Tu poses ton téléphone, tu déconnectes, tu reviens reposé.
En tant qu’entrepreneur, cette coupure-là n’existe plus vraiment. Ton projet t’accompagne partout. Pas parce que tu n’arrives pas à lâcher prise, mais parce que c’est le tien. C’est différent. Et ce n’est pas quelque chose qu’on t’explique avant de sauter. Le déclic, pour moi, ce n’a pas été une illumination. Ce n’est pas comme dans les films où le héros a une révélation en regardant le coucher de soleil.
C’était une opportunité concrète, un moment précis où je n’ai tout simplement pas su dire non. Où quelque chose s’est présenté et où j’ai senti que si je disais non, je le regretterais. Et autour de moi, mes proches, ma famille, ils m’ont dit : vas-y, fais-le, tu n’as rien à perdre. Ce soutien-là, je l’ai pris au sérieux. Ce n’est pas anodin quand ceux qui te connaissent le mieux te regardent dans les yeux et te disent qu’ils te font confiance. Ça, ça pèse dans la balance.
Alors j’ai sauté. Maintenant, si tu envisages de faire pareil — quitter le salariat pour ouvrir ta propre franchise Body addiction — il y a des choses que je voudrais que tu saches vraiment, pas les choses qu’on dit pour te rassurer, mais ce que c’est concrètement.
La première, c’est que rien n’est écrit. Personne ne va venirte remettre un script. C’est toi qui écris ton histoire, page après page, et parfois tu ne sais pas où elle va. C’est à la fois la chose la plus déstabilisante et la plus exaltante de l’entrepreneuriat.
La deuxième, c’est que ce n’est pas un travail du lundi au vendredi de 9h à 17h. C’est bien au-delà de ça. Ce que ça demande vraiment, ce n’est pas du talent — je n’étais pas talentueux au départ pour faire tout ce que j’ai dû faire. Ce que ça demande, c’est de la discipline. Et faire ce que les autres n’ont pas le courage de faire, ou ne prennent tout simplement pas le temps de faire.
Alimenter son site internet. Travailler ses réseaux sociaux. Produire des photos, des vidéos, des présentations de ses services. Ce sont des tâches que personne ne va te rappeler de faire. Personne ne va te dire : hey, tu as publié quelque chose cette semaine ? Personne. Il faut le faire avant qu’on te le dise. Il faut savoir exploiter tout ce qui existe autour de toi pour renforcer ton activité, sans attendre la permission ou la validation de quelqu’un. Et puis il y a une réalité que peu de gens t’annoncent honnêtement : des fois ça va, des fois ça ne va pas.
Tu produis énormément, tu t’investis à fond, et tu n’as pas de résultat visible. Rien. Le silence est pesant dans ces moments-là. Et puis un jour, les résultats arrivent — sans que tu aies fait quelque chose de particulièrement différent ce jour-là. Mais en fait, tu avais fait quelque chose.
Tu avais planté des graines, depuis des semaines, depuis des mois. Chaque contenu publié, chaque client bien accompagné, chaque effort discret — c’est une graine. Et c’est long avant que ça prenne. Vraiment long. Mais une fois que ça prend, tu te retournes et tu vois tout le chemin parcouru, et tu comprends que rien n’a été fait pour rien. C’est ça, l’entrepreneuriat. Pas une ligne droite. Pas une montée continue. Une accumulation silencieuse qui finit parfaire du bruit.
Aujourd’hui, Body addiction c’est 8 centres ouverts, 9 en préparation, et un réseau qui se construit centre après centre, franchisé après franchisé. Ce n’est pas arrivé par accident. C’est arrivé parce que des gens ont eu le courage de ne pas dire non à l’opportunité qui se présentait à eux.
Si tu lis cet article et que tu te reconnais dans cette hésitation — la bonne situation, la sécurité du salaire, la peur du saut — sache que c’est exactement là où j’étais. La question n’est pas de savoir si tu es prêt. La question, c’est si tu es prêt à ne pas regretter de ne pas avoir essayé.
Alexandre Leduc — Fondateur Body addiction
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