“ L’accompagnement du réseau est complet. De la recherche du local, puis la mise en relation avec les artisans pour l’aménagement, jusqu’à la mise en place des points de vente pour l’ouverture”, Julie Gourdon, affiliée écomiam

À la tête de deux magasins écomiam à Guérande et Pornic, Julie Gourdon incarne une reconversion entrepreneuriale construite autour de convictions fortes.

Publié le 08/05/2026 , Temps de lecture: 7 min

“ L’accompagnement du réseau est complet. De la recherche du local, puis la mise en relation avec les artisans pour l’aménagement, jusqu’à la mise en place des points de vente pour l’ouverture”, Julie Gourdon, affiliée écomiam

À la tête de deux magasins écomiam à Guérande et Pornic, Julie Gourdon incarne une reconversion entrepreneuriale construite autour de convictions fortes. Ancienne cadre dans l’industrie pharmaceutique, elle revient sur son parcours, le développement de ses points de vente et sa manière de concilier performance commerciale, engagement local et équilibre de vie.

Pouvez-vous vous présenter et nous parler de vos points de vente ?

« Je m’appelle Julie Gourdon, j’ai deux points de vente écomiam : le premier à Guérande (44350) et le deuxième à Pornic (44250), tous deux en région Pays de la Loire. »

Quel a été votre parcours avant d’intégrer le réseau ?

« J’ai consacré les 20 premières années de ma carrière professionnelle à l’industrie pharmaceutique. »

Depuis combien de temps faites-vous partie du réseau comiam ?

« J’ai intégré le réseau en 2018. Le magasin de Guérande a ouvert en novembre 2018 et celui de Pornic en 2021. »

Pourquoi avoir choisi écomiam ?

« Avant d’intégrer écomiam, j’avais pris la décision de rentrer dans l’agroalimentaire. Je ne savais pas encore quel business model choisir. Lorsque j’ai rencontré Daniel Sauvaget, le fondateur d’écomiam, il m’a expliqué les valeurs de l’entreprise : produits français, produits bruts, sans emballage, peu de transport. J’ai validé immédiatement ce projet. Je suis maman de 3 enfants et cela correspondait pleinement à mes attentes personnelles, alors j’étais certaine de pouvoir convaincre avec ces arguments chaque client dans les magasins. »

Quels sont les principaux résultats obtenus depuis l’ouverture de vos magasins ?

« Les deux magasins sont toujours sur une évolution à deux chiffres en pourcentage de chiffre d’affaires. Ceci grâce à une clientèle fidèle et en développement. Le mix entre résidents permanents et secondaires répond bien au concept. Il y a eu une bonne traction commerciale dès le démarrage, portée par un positionnement très lisible : des produits surgelés de qualité, 100 % français, sans superflu. Cela se traduit concrètement par une progression du panier moyen. En synthèse, les magasins de Guérande et Pornic présentent un modèle rentable, une croissance maîtrisée et une vraie adhésion client même dans un environnement économique sous pression. »

Comment le réseau écomiam vous a-t-il soutenue dans votre parcours ?

« L’accompagnement du réseau est complet. De la recherche du local, puis la mise en relation avec les artisans pour l’aménagement, jusqu’à la mise en place des points de vente pour l’ouverture. Nous bénéficions aussi d’une formation sur la chaîne du froid, la connaissance produits… Des formations sont organisées pour les équipes en magasin afin de compléter leur compétence commerciale auprès des clients. Ensuite, une équipe d’animateurs est à notre disposition si nous souhaitons une aide sur la gestion des stocks ou l’implantation du magasin. »

Quelles qualités ou compétences spécifiques ont contribué à votre réussite en tant qu’affiliée  ?

« Ma première compétence est certainement de passer beaucoup de temps avec mes équipes et de faire le travail avec eux. L’exemplarité est primordiale pour gagner la confiance de chacun. Nous travaillons ensemble. Je suis toujours à la recherche de leur équilibre vie privée/vie professionnelle. C’est un métier assez physique et il faut savoir se préserver. Le fait de travailler avec des petites équipes (2 à 3 salariés par point de vente) permet une vraie souplesse de l’organisation du travail, notamment au niveau des horaires. Par exemple, si un salarié a besoin d’un temps pour aller chez le médecin, je m’arrange toujours pour répondre à sa demande. Ma réussite est aussi due à ma recherche permanente de la satisfaction client : par exemple, un coin enfants permet aux parents de faire leurs courses tranquillement pendant que leurs enfants dessinent. Les magasins sont aussi des relais colis (Vinted Go, Chronopost, Colissimo, Mondial Relay…), ce qui permet une augmentation du flux en magasin et donc du chiffre d’affaires. Aujourd’hui, le magasin de Guérande livre et réceptionne 500 colis par jour, ce qui génère un flux de clients important. »

Comment vous impliquez-vous dans la communauté locale ?

« J’interviens régulièrement dans les écoles, particulièrement auprès des terminales en bac pro, pour échanger sur mon parcours, leur faire comprendre que les opportunités ne se présentent pas toujours deux fois et les motiver à vivre leurs rêves. J’interviens aussi plusieurs fois par an auprès d’associations caritatives (épicerie solidaire, Restos du cœur, Secours populaire). J’ai un partenariat avec ces associations qui se fournissent dans mes points de vente. Les bénéficiaires ne connaissent pas forcément les produits surgelés, l’intérêt majeur pour eux est de manger sainement sans gaspillage. Il ne prend que ce dont il a besoin dans son congélateur et laisse le reste pour un prochain repas. Concrètement, il y a une perte de 1 à 5 % avec du surgelé contre 10 à 30 % avec des produits frais. Depuis plusieurs années, je travaillais avec Mondial Relay, cela représentait une centaine de colis par jour. L’année dernière, j’ai contacté Vinted Go puis le réseau Pickup, et aujourd’hui, c’est 500 colis par jour. Le client est satisfait de ne faire qu’un seul point de vente pour l’ensemble de ses colis. Depuis, je constate une augmentation significative du chiffre d’affaires. »

Quels principaux défis avez-vous rencontrés en tant que femme entrepreneure, et comment les avez-vous surmontés ?

« Au sein du réseau écomiam, le genre n’est pas un sujet, seule la compétence est au cœur du débat. En revanche, en tant que femme, il est encore parfois difficile de dialoguer avec les institutions (banque, avocat, expert-comptable), mais cela n’est pas lié à écomiam, c’est plutôt sociétal. Concernant la vie personnelle, j’ai fait le choix d’être salariée pendant 25 ans ; cela m’a permis de m’occuper de mes 3 enfants en ayant des horaires adaptés. Lorsque le dernier a eu 8 ans, j’ai souhaité être à mon compte pour vivre mes rêves professionnels. Même si mon mari ne travaille pas avec moi, il a adhéré au projet et a accepté de faire davantage de tâches à la maison pour me soulager. La gestion d’équipe se fait dans le respect de chacun, je crois beaucoup en l’exemplarité. Je travaille avec chaque personne au moins une fois par semaine. Ils savent tous que je fais le métier de commerçant comme eux et que je gère aussi les tâches physiques (mise en rayon…). »

Comment votre expérience de femme entrepreneure a-t-elle influencé votre manière de gérer vos points de vente ?

« Je crois que le fait d’être une femme, et aussi maman, m’a appris à être à l’écoute, à anticiper les besoins des autres, qu’il s’agisse de salariés ou de clients. J’accorde beaucoup d’importance à l’ambiance de travail, au dialogue, et au respect des rythmes de chacun. Cela crée une vraie cohésion d’équipe et favorise la fidélité. »

Quelles initiatives avez-vous prises pour développer votre activité ?

« Au sein de la communauté locale, je multiplie les actions avec les associations et j’ai développé le relais colis, ce qui génère un flux supplémentaire en magasin. J’adapte aussi constamment l’offre et l’accueil, par exemple avec le coin enfants, pour répondre aux attentes des familles. »

Quels conseils donneriez-vous aux femmes souhaitant se lancer en franchise ?

« Le conseil que je peux donner est d’écouter ses propres émotions. Il est important que les valeurs du projet vous correspondent en tout point. Il faut une énergie importante pour gérer sa propre entreprise, il est alors primordial, à mon sens, qu’il y ait un engouement certain pour la société concernée. »

En quoi votre parcours peut-il inspirer d’autres femmes à entreprendre en franchise ?

« J’espère montrer qu’il est possible, même avec une vie familiale prenante, de se réaliser professionnellement. Il ne faut pas s’autocensurer, il faut croire en soi et s’organiser. La gestion de deux points de vente reste conciliable avec une vie de famille, avec la bonne organisation et du soutien. »

Quels sont vos projets à moyen ou long terme au sein du réseau ?

« Je n’ai pas le souhait actuellement d’ouvrir un troisième point de vente. J’ai trouvé un très bel équilibre entre ma vie privée et professionnelle avec deux magasins. Quand mes enfants seront tous partis, j’aurai alors certainement le souhait de continuer… »

La Rédaction, writer

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