67 % des Français sont attachés à leur centre-ville
En plein débats sur la désertification commerciale, le 11e baromètre de Centre-Ville en Mouvement révèle un sursaut d'affection citoyenne. Boostée par une jeunesse avide de proximité et de circuits courts, la fréquentation des centre-ville repart à la hausse, imposant de nouveaux défis à tous.
La Rédaction, writer
Publié le 13/06/2026 , Temps de lecture: 3 min
Ce que dit le baromètre 2025
Les cœurs de ville ont encore de beaux jours devant eux. Présenté lors des 20e Assises du Centre-Ville à Châteauroux, le dernier baromètre de l’association Centre-Ville en Mouvement montre un regain d’intérêt historique : 67 % des Français se disent désormais attachés à leur centre-ville, soit un bond de 6 points depuis 2023.
Plus fort encore, 61 % de la population se préoccupe activement de leur vitalité, un taux qui grimpe à 72 % chez les moins de 35 ans.
Pourquoi les jeunes redécouvrent le centre-ville
Cette affection se traduit concrètement dans les comportements. Pour 60 % des sondés, s’y rendre reste un plaisir, et 71 % s’y déplacent au moins une fois par semaine. Ce sont les jeunes qui tirent cette tendance vers le haut : 85 % des moins de 35 ans s’y rendent hebdomadairement (+ 6 points par rapport à 2025).
FAQ : questions fréquentes sur l’attrait des centre-ville
Pourquoi les jeunes redécouvrent-ils le centre-ville ?
85 % des moins de 35 ans fréquentent leur centre-ville au moins une fois par semaine, soit 6 points de plus qu’en 2025. Ce regain s’explique par une aspiration à la proximité et au commerce local : 63 % des 18-24 ans déclarent consommer en circuit court, en hausse de 12 points en un an.
Le centre-ville incarne pour eux un mode de consommation plus responsable et socialement ancré.
Quelles villes françaises ont le centre-ville le plus dynamique ?
Il n’existe pas de classement officiel et vérifié de la fréquentation des centres-villes ville par ville. Ce que les données permettent de dire : l’attachement au centre-ville atteint 91 % chez les Parisiens, contre 49 % chez les résidents de communes rurales. Le programme Action Cœur de Ville a par ailleurs réduit la vacance commerciale dans les villes concernées. A Vierzon, elle a par exemple baissé de 6,7 points entre 2018 et 2022.
Comment les commerçants peuvent-ils profiter de ce regain de fréquentation ?
Le taux de vacance commerciale atteint 10,64 % en moyenne dans les centres-villes en 2025, ce qui signifie que l’enjeu n’est pas seulement d’attirer des visiteurs, mais de convertir ce flux en chiffre d’affaires. Les leviers identifiés combinent accessibilité en mobilité douce, circuits courts, dynamisme événementiel et points relais pour le e-commerce local.
Quelles tendances de consommation ramènent les Français vers les centres-villes ?
D’abord, l’aspiration au local : les recherches Google pour “produits de détail locaux” et “produits d’épicerie locaux” ont connu un pic significatif en janvier 2026, signe d’une demande structurelle et pas seulement conjoncturelle.
Ensuite, le rejet partiel des grandes plateformes : selon le rapport Future Shopper 2025, la part des achats réalisés sur les marketplaces recule (22 % contre 29 % auparavant), les consommateurs cherchant des expériences plus personnalisées et des alternatives locales.
Enfin, l’attente d’expérience : les consommateurs recherchent des espaces immersifs, sociaux et humains, transformant les boutiques en lieux de rencontre et d’échange. Le centre-ville, avec ses commerces indépendants est mieux placé que les zones commerciales pour répondre à ces attentes.
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