Crédit immobilier 2025 : un marché stabilisé
Après deux ans de tensions, le marché du crédit immobilier aborde 2025 dans un climat plus lisible. La reprise engagée en 2024 se confirme, s’inscrivant désormais dans une phase de stabilisation. Un contexte qui redessine les équilibres du secteur et renforce le rôle des professionnels du courtage.
Sandrine Cazan, writer
Publié le 20/01/2026 , Temps de lecture: 5 min
2025, une normalisation progressive du marché du crédit
Le début de l’année 2026, dans la lignée de 2025 s’inscrit dans une dynamique plus favorable pour les porteurs de projets immobiliers. Comme le souligne le baromètre In&Fi Crédits, « l’année 2025 a débuté sous de bons auspices avec une détente des taux et un allongement des durées moyennes d’emprunt, favorisant l’accessibilité des projets immobiliers ».
Cette évolution s’explique notamment par la politique monétaire menée par la BCE, marquée par une baisse des taux directeurs, puis par une phase de stabilisation du taux de dépôt.
À partir de la fin du printemps, le marché change toutefois de rythme. « Le marché entre dans une phase d’équilibre », observe IN&FI Crédits. Les taux immobiliers se stabilisent durant l’été, avant de connaître une légère remontée en fin d’année. Cette évolution ne traduit pas un retournement, mais un ajustement logique, lié à « la reconstitution progressive des marges bancaires, la hausse de la demande de financement et l’intégration d’une prime de risque nationale ».
Des volumes de crédits en nette progression
Malgré ce contexte plus encadré, la production de crédit repart fortement à la hausse. Le baromètre fait état d’une progression de +37 % entre janvier et octobre 2025. Un chiffre qui confirme que la demande est bien présente, portée par un regain de confiance des ménages et par des conditions de financement redevenues attractives.
Cette dynamique traduit également la capacité des établissements bancaires à rester compétitifs. Le marché ne fonctionne plus sur des effets d’aubaine, mais sur des équilibres durables.
Cette reprise se ressent aussi dans les grands équilibres du marché.
À fin novembre 2025, les crédits aux particuliers atteignent au global 1.536 milliards d’euros.
Ces chiffres de la Fédération bancaire française (*), viennent confirmer le poids structurel du financement immobilier dans l’économie française.
La production de crédits à l’habitat, hors renégociations, s’établit à 12,3 milliards d’euros en novembre. Un niveau légèrement inférieur à octobre, mais sans commune mesure avec le point bas observé début 2024, lorsque la production mensuelle était tombée à 6,9 milliards d’euros.
Cette remontée s’appuie sur un environnement de taux plus lisible. Le taux moyen des nouveaux crédits à l’habitat se stabilise à 3,00 %, contre 3,55 % en janvier 2024, un niveau parmi les plus bas de la zone euro.
Résultat, les encours de crédits à l’habitat redeviennent légèrement positifs, les nouveaux financements excédant désormais les remboursements, signe d’un marché qui a retrouvé une dynamique d’expansion mesurée.
Des emprunteurs plus structurés, dans un cadre bancaire exigeant
Autre enseignement clé de ce baromètre du marché du crédit 2025, l’évolution du profil des emprunteurs. En 2025, ceux-ci présentent un niveau d’apport significatif et des dossiers mieux préparés. Avec un âge moyen de 36 ans, un revenu annuel moyen de 57.038 euros et un apport représentant près de 20 % du projet, les candidats à l’emprunt arrivent plus armés face aux exigences bancaires.
Pour autant, cette structuration ne réduit pas le besoin d’accompagnement. Au contraire. « Ces données confirment l’importance de l’accompagnement du courtier, notamment pour sécuriser les projets dans un cadre bancaire plus exigeant », rappelle le réseau In&Fi Crédits.
La qualité du montage, l’anticipation des contraintes et la capacité à dialoguer avec les banques deviennent déterminantes.
Des écarts régionaux maîtrisés qui valorisent l’expertise locale
Sur le plan territorial, les taux fixes sur 25 ans restent relativement homogènes. La moyenne nationale s’établit à 3,27 %, avec des écarts limités entre les grandes régions, les moyennes les plus basses étant enregistrées en Méditerranée et dans le Sud-Est (3,24%) et la plus haute, dans le Nord (3,33%). Cette homogénéité ne gomme pas pour autant les spécificités locales.
Comme le souligne IN&FI Crédits,
Ces écarts mesurés confirment l’intérêt d’un accompagnement local, capable de capter les meilleures opportunités selon les territoires et les profils.
Dans un marché arrivé à maturité, la connaissance fine des pratiques bancaires locales constitue un véritable levier de performance.
Courtier en crédit : un rôle central dans un marché mature
Dans ce contexte, le rôle du courtier évolue. Il ne s’agit plus uniquement d’obtenir le meilleur taux, mais de sécuriser les parcours, d’optimiser les montages financiers et d’accompagner des emprunteurs de plus en plus attentifs à la qualité du conseil.
« Dans un marché plus stable mais toujours exigeant, le rôle du courtier n’a jamais été aussi stratégique », résume le baromètre.
Le professionnel du crédit s’impose comme un tiers de confiance, au cœur de la chaîne immobilière.
Entreprendre dans le courtage de crédit en 2026, une équation favorable
La stabilisation du marché, combinée à la reprise des volumes, crée un terrain propice à l’entrepreneuriat dans le courtage. La demande d’accompagnement reste structurelle, tandis que la complexité réglementaire et bancaire renforce la valeur ajoutée des experts.
S’appuyer sur un réseau structuré permet alors de conjuguer expertise métier, ancrage local et force collective. Dans un environnement normé, l’organisation, les outils et la notoriété deviennent des facteurs clés de différenciation pour les entrepreneurs du secteur.
Marché du crédit immobilier 2025 - En bref
Le baromètre IN&FI Crédits dresse le portrait d’un marché du crédit immobilier entré dans un nouveau cycle. Plus stable, plus lisible, mais toujours exigeant, il offre, en 2026, des perspectives solides aux professionnels capables d’en maîtriser les codes.
Pour les entrepreneurs, le courtage en crédits apparaît ainsi comme une activité à la fois résiliente et porteuse, au croisement de la finance, de l’immobilier et du conseil.
( * ) Le financement des particuliers - La Fédération bancaire française Novembre 2025
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Sandrine Cazan, writer










