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Focus Lyon : La CCI mène l'enquête sur les consommateurs en région lyonnaise et beaujolaise

Un compte-rendu de l'enquête menée par la CCI de Lyon sur les habitudes de consommation dans les régions de Lyon et du Beaujolais.

Publié le
Entre le mois de septembre et le mois de décembre 2011, 6 200 ménages de la Région Lyonnaise ont été interrogés sur leurs habitudes de consommation pour les produits alimentaires, non alimentaires, les services,... sur un territoire de 50 km autour de Lyon représentant 2,3 millions d’habitants.

Cette enquête réalisée par la CCI de Lyon en partenariat avec le Grand Lyon, le Département du Rhône, la Ville de Lyon, la Chambre de Métiers et de l'Artisanat du Rhône, la CCI de Villefranche et du Beaujolais, et 3 Syndicats mixtes porteurs de SCOT (SEPAL, Beaujolais, Ouest Lyonnais) brosse un portrait particulièrement intéressant des habitudes de consommation en région lyonnaise et beaujolaise. Le périmètre de la 9e enquête couvre le Rhône et déborde dans l’Ain, l’Isère et la Loire, soit un territoire de 40 à 60 kilomètres autour de Lyon, comptant 2,3 millions d’habitants et 991 000 ménages (estimation 2012).


enquête sur les habitudes de consommation en région lyonnaise et beaujolaise
Une démographie en croissance

La population en région lyonnaise est en progression. En 1968, la région étudiée comptait en effet 1 651 000 habitants. En 1999, le cap des 2 millions était dépassé pour grimper à 2,3 millions d'habitants en 2011. Sur la même période, la tendance va à une nette recomposition des ménages.
En 1968, le ménage moyen comptait ainsi 3,09 personnes tandis qu'en 2011, ce chiffre moyen s'établit à 2,32 personnes. L'enquête note que 8 % des ménages, soit 80 000 familles sont monoparentales. 20 % des personnes ont désormais plus de 60 ans (+ 3 points entre 1968 et 2011). 70 % des actifs travaillent hors de leur commune de résidence et 20 % des ménages n'ont pas de voiture. « En termes de sociodémographie, on assiste progressivement à une disparition de la famille traditionnelle avec de plus en plus de familles recomposées ou monoparentales et parallèlement, à un vieillissement de la population. Cette évolution a un impact sur les comportements d’achats des individus ».
La consommation moyenne par ménage et par an s’élève à 12 350€ pour les produits alimentaires et non alimentaires. « Elle augmente de 4% entre 2006 et 2011 alors que la hausse était de 9% sur la période précédente. L’augmentation reste relativement importante pour l’alimentaire et l’équipement de la maison, on observe une baisse pour l’équipement de la personne. On peut ainsi considérer que l’augmentation du potentiel de consommation global
est tirée par la hausse de la population alors même que le potentiel de consommation par ménage ne progresse pratiquement plus. »

Un potentiel de consommation sous contrainte

Le potentiel de consommation en région lyonnaise s'établit à 12 240 millions d'euros en 2011. Entre 2006 et 2011, ce chiffre est en augmentation de 10 % « soit un rythme 2 fois moins rapide que celui constaté sur la période précédente (+22% entre 2001 et 2006). Les potentiels de consommation en alimentaire et en équipement de la maison, avec 12 % de croissance, s'en sortent mieux. »
En région lyonnaise, l'alimentaire pèse 5 678 millions d'euros (+ 12 %), l'équipement de la maison 2 312 millions d'euros (+ 12 %), l'équipement de la personne 1 531 millions d'euros (+ 4 %) et la culture loisirs 2 719 millions d'euros (+ 9 %). « En dehors de la période 91-96 (+ 6%), c'est la première fois que le potentiel augmente si peu depuis 1980. Ce sont les secteurs de l’alimentaire et de l’équipement de la maison qui progressent le plus avec 12 % d’augmentation alors que l’équipement de la personne stagne. Au global les dépenses non alimentaires progressent de 6 % sur la période. »
L'évolution par grandes zones donne la préférence à la seconde couronne (5 046 millions d'euros, + 10,8 %), suivi de Lyon Villeurbanne (3 560 millions d'euros, + 9,8 %) et première couronne (3 634 millions d'euros, + 8,7 %). « La voiture reste le moyen de transport largement dominant avec 68,2% en 2011 mais son utilisation a tendance à se tasser surtout pour les achats alimentaires : moins 1,6 point au total et moins 5 points sur l'alimentaire. C’est une tendance qui se poursuit depuis 10 ans. »

Les grandes surfaces raflent la mise

Le partage de marché en alimentaire voit les grandes surfaces prendre largement l'avantage sur les petits commerces et les marchés forains. En pourcentage d'emprise, l'évolution des grandes surfaces est nette puisqu'elles passent de 42 % en 1980 à 70,2 % en 2001, et 71,5 % en 2011. La courbe est inverse pour les petits commerces avec un pourcentage d'emprise égal à celui des grandes surfaces en 1980 (42 %) qui dégringole à 18 % en 2011. Les marchés forains limitent quant à eux l'érosion à partir de 2001 autour des 7 %, contre 12 % en 1980. « En alimentaire, on observe une régression assez importante de l’emprise des hypermarchés de grande taille (+ de 6 500 m2) et parallèlement une hausse de celle des hypermarchés de plus petite taille, des supermarchés urbains de moins de 1000 m² et des autres grandes surfaces de type magasins populaires. Pour la première fois, le format « hard discount » ne gagne plus de parts de marché. »

Le partage du marché non alimentaire suit peu ou prou la même tendance vers une suprématie des grandes surfaces au détriment des petits commerces, tandis que la vente à distance gagne chaque année des points. Ainsi, en 1980, l'emprise des grandes surfaces était largement inférieure (33 %) aux petits commerces (50 %). En 1986, les courbes se croisent (40 % pour les grandes surfaces, 44 % pour les petits commerces). En 1991, la rupture est consommée : les grandes surfaces totalisent désormais 50 % de l'emprise alors que les petits commerces plongent à 37 %. En 2011, les grandes surfaces totalisent désormais 63,4 % de l'emprise, tandis que les petits commerces chutent à 24 %. Du côté de la vente à distance, la courbe oscille de 1980 à 2001 autour des 5 %, avant d'amorcer une lente progression pour s'établir à 8,2 % d'emprise en 2011. En parallèle, la montée en puissance d'internet se confirme en région lyonnaise et beaujolaise. Le web totalise ainsi 6,2 % d'emprise en non alimentaire en 2011 contre 2,5 % en 2006. Le chiffre d'affaires d'internet en non alimentaire s'établit à 410 millions d'euros en 2011 contre 160 millions en 2006 (soit une multiplication par 2,6). Entre 2006 et 2011, internet est le circuit de distribution qui connait la plus forte croissance. « De façon concomitante, on note un recul de la vente par correspondance traditionnelle dont l’emprise passe de 4,6% à 1,9%. »

Les pôles commerciaux lyonnais

Selon les résultats de la 9e enquête consommateurs, « les 3 premiers pôles commerciaux avec une zone d’influence étendue se détachent largement avec des CA supérieurs à 550 M€. Presqu’île et Part Dieu, pôles d’hypercentre, réalisent des niveaux d’activité très proches l’un de l’autre, au-delà de 600 M€ et confirment leur bonne tenue. Ils conservent les 2 premières places devant le premier pôle périurbain de la région : Porte des Alpes Sud ». Globalement, les pôles périurbains du territoire perdent des parts de marché (moins 3 points d’emprise) au profit d’internet, des achats réalisés en dehors de la zone d'enquête et des centres villes. « Ce sont les pôles périurbains constitués autour d'hypermarchés de taille importante qui perdent le plus d’emprise. Les principaux centres-villes et centres bourgs affichent eux une bonne tenue avec une stabilisation de leur emprise et de belles augmentations de CA ».
Les 15 pôles les plus fréquentés par ordre décroissant en % des citations sont : Presqu'île, Part-Dieu, Porte des Alpes Sud, Givors Giers, RD 306 Est, Porte de Lyon, Francheville Taffignon, Villefranche Centre, Ecully Perollier, Vénissieux Puisoz, Villeurbanne Gratte-Ciel, Givors ville, CC Caluire 2, Oullins Centre et Saxe/Foch (Lyon 3 / Lyon 6).

Pour en savoir plus sur cette 9e enquête, rendez-vous sur www.consorhone.fr.

Dominique André-Chaigneau, Toute La Franchise ©
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