logo-webcdlogo-mobilelogo-infoprologo-desktoplogo-desktop.originallogo-desktop.bakicon-theme-testicon-social-whatsappicon-social-twittericon-social-shareicon-social-linkedinicon-social-facebookicon-searchicon-search--activeicon-my-accounticon-homeicon-ctrl-chevron-righticon-ctrl-chevron-right-bakicon-ctrl-chevron-lefticon-ctrl-arrow-righticon-carticon-action-close

Focus : Le commerce associé

Retrouvez tout ce qu'il faut savoir sur le commerce associé

Publié le
Le commerce associé a enregistré une croissance de + 3,6 % en 2012. Le modèle semble bien résister à la crise avec une hausse des effectifs de + 4 800 emplois ! Qu'appelle-t-on le commerce associé ? Quelle différence avec la franchise ? Quelques éléments de réponse dans ce focus.

Né au 19e siècle autour de l'idée des centrales d'achats, le commerce associé connait depuis les années 1960 un formidable essor en France. Selon la Fédération du Commerce Associé (FCA), les 80 groupements de commerçants associés et leurs 41 218 points de vente ont généré un chiffre d’affaires de plus de 138 milliards d’euros en 2012. Le commerce associé pèse désormais pour plus du quart du commerce de détail français avec une présence dans plus de 30 secteurs d’activité et toutes les régions de l’hexagone.


De la centrale d'achat au réseau d'enseigne

Le commerce associé est la plus ancienne forme de commerce organisé. Dès le 19e siècle, les premiers groupements apparaissent en France. En 1885, se crée la première société d’achat en commun, la Société Rémoise de l’Epicerie, Vins et Spiritueux, suivie quelques années plus tard par la création d'un groupement de joailliers qui décident de mettre en commun leurs forces pour faire de la « réclame ».

Très rapidement, les premiers succès rencontrés font tâche d'huile : l’alimentaire et la quincaillerie, s'y mettent. Et de nombreux autres secteurs commencent à s'intéresser à ce modèle d'organisation en réseau. De fil en aiguille, les réseaux constitués passent progressivement d'une logique uniquement de groupement d'achat à une logique de groupement d'achat et de ventes. Les points de vente de chacun gagnent ainsi en visibilité sur le territoire. Des politiques commerciales communes peuvent dès lors être élaborées. Peu à peu, les réseaux se dotent d'outils communs pour améliorer les achats, et accroitre leurs périmètres. Tout naturellement, les groupements développent des services ajoutés en matière de marketing, de promotions publicitaires, de financements, de formations, de logistiques et d'informatiques.

Dans les années 1960, avec l'avènement de l'hypermarché, le commerce associé passe à la vitesse supérieure. Les enseignes gagnent en force de frappe. Elles se dotent d'outils puissants pour renforcer leurs positions de leaders. Les services aux adhérents gagnent alors en professionnalisme.
Les moyens mis en place assurent la performance, le développement et la pérennité des entreprises adhérentes : centrales d'achats et moyens logistiques, concepts de vente et enseignes, gammes et marques propres, opérations commerciales, campagnes de publicité nationales et locales, écoles de formation, cartes de fidélité, moyens informatiques, outils financiers,...

Le commerce associé aujourd'hui

Majoritairement organisés en coopératives de commerçants détaillants, les 80 groupements du commerce associé de stature nationale (145 enseignes) comptaient fin 2012 quelque 41 218 points de vente (soit 856 unités de plus qu’en 2011) qui ont généré un chiffre d’affaires de plus de 138 milliards d’euros en 2012. 60 % des points de vente du commerce associé ont des surfaces de vente de moins de 400 m², 12 % sont de grandes surfaces alimentaires, 20 % des grandes et moyennes surfaces spécialisées et 8 % d’autres types de surfaces (hôtels, …). Avec en moyenne 284 points de vente par enseigne, les réseaux du commerce associé affichent sont principalement implantés en villes (67 %). Le commerce associé emploie aujourd’hui plus de 510 000 salariés.

Aujourd'hui présents dans 30 secteurs, les réseaux du commerce associé se développent majoritairement dans le commerce de détail. Selon la FCA, le seul commerce de détail génère 92,7 % du chiffre d’affaires du commerce associé, 4,3 % étant réalisé dans les services marchands et 3 % dans le commerce B to B. Le commerce associé aujourd'hui pèse pour plus du quart du commerce de détail français avec une présence affirmée dans toutes les régions de l’hexagone. Et ceci est sans compter les regroupements régionaux d’entrepreneurs ou les groupements de commerçants associés de petites tailles, non identifiés à ce jour par la FCA.

Qui sont les commerçants associés ?

Les 30 800 entrepreneurs adhérents à un réseau du commerce associé sont indépendants.
Selon la FCA, cinq profils d’entrepreneurs se distinguent parmi les créateurs de nouveaux points de vente :
  • Pour 16,5 % d'entre eux, il s'agit d'enfants d’associés ;
  • Pour 22 %, des associés du groupement ;
  • Pour 19 %, des salariés du groupement ;
  • Pour 13,5 %, des salariés du métier ;
  • et pour 29 %, d’autres profils (entrepreneurs, commerçants, chefs d’entreprises, artisans,…)
Comme on le voit, le recrutement en interne des nouvelles vocations joue un rôle moteur, mais comme le souligne la FCA, « sur le long terme, la part des candidats extérieurs aux réseaux du commerce associé poursuit la même tendance et continue d’augmenter, illustrant la capacité des groupements à séduire de plus en plus de candidats, en dehors des filières "internes" ».
Le candidat à la création dans le commerce associé a en moyenne une quarantaine d'années lorsqu'il décide de créer son entreprise.

Les principales motivations des créateurs entrepreneurs associés sont, selon la FCA :

De devenir son propre patron : Souvent anciens salariés ou cadres du groupement ou d’autres entreprises (fournisseurs, groupes de distribution intégrés, …), les créateurs qui rejoignent un groupement en qualité d'associés aspirent à devenir leur propre patron.

De garder son indépendance : Les associés sont indépendants et interdépendants. Ils gardent, malgré leur appartenance à une enseigne, leur liberté et leur initiative de chefs d’entreprise. Associés aux décisions stratégiques de leur enseigne, ils décident du développement de leur(s) point(s) de vente et de leur gestion, de la composition de leur offre commerciale, du recrutement de leurs collaborateurs, des actions commerciales ou de communication à déployer dans leur(s) point(s) de vente, dans leur zone de chalandise.

De sécuriser son projet : Les synergies créées par le réseau sécurisent la création et le développement de chaque point de vente. Les défaillances sont de fait moins nombreuses dans le commerce associé que dans un commerce isolé.

D'être accompagné tout au long de son projet : De la création à la transmission, l'entrepreneur associé bénéficie d'un soutien de tous les instants de la part du groupement coopératif. Un grand nombre de groupements coopératifs propose des aides aux porteurs de projet (étude de marché, proposition d'implantation ou d'entreprise à racheter, aide au montage du dossier, aide à la recherche de financement,..).

De partager et mutualiser ses moyens : Selon le principe éprouvé de « L'union fait la force », le commerce associé mutualise les moyens (financiers, temps,...) et les savoir-faire pour mettre en œuvre des politiques et des actions communes, au bénéfice de chacun. En tant que copropriétaires du groupement coopératif, les associés se partagent en fin d'année tout ou partie des excédents générés. Ils restent maîtres de leurs avenirs en s'impliquant dans toutes les décisions au travers des différentes instances de gouvernance.

De faire partie d'une équipe : Tout en restant indépendants, les entrepreneurs associés œuvrent au développement de leur enseigne. Le groupement offre l'opportunité d'échanges quotidiens ce qui permet de rompre l'isolement.

Franchise et commerce associé, quelle différence ?

Le modèle de la franchise et du commerce associé cultivent de vraies différences. Si les deux formules appartiennent à la grande famille du commerce organisé, la conception de l'organisation en réseau justement est radicalement différente. Ainsi, la franchise est une méthode de collaboration entre deux indépendants : le franchiseur, propriétaire de la marque et les franchisés. Cette collaboration a pour but de réitérer un concept. Le franchiseur met à disposition sa marque, son savoir-faire, un accompagnement technique et commercial, en contrepartie de quoi, le franchisé paie un droit d'entrée et des royalties. Les deux structures sont juridiquement et financièrement indépendantes.

Pour le commerce associé, la logique est différente puisque le réseau nait de la volonté de plusieurs indépendants de se regrouper pour mettre en commun des moyens, des services, des idées, pour construire ensemble un réseau et des actions communes. Le commerce associé est donc bâti sur des groupements de commerçants principalement organisés sous forme de coopératives. La particularité du commerce associé est donc bien pour le créateur d'être à la fois entrepreneur et actionnaire du réseau auquel il fait partie. Cette double casquette est clairement la valeur ajoutée de la formule. Elle permet au créateur de s'impliquer dans les grandes orientations stratégiques de son réseau, mais aussi de tester de nouvelles expériences localement, en toute autonomie d'action.

Au sein du commerce associé, chaque entrepreneur en qualité d’associés est également propriétaire de l’ensemble des structures (sièges, filiales, …), des moyens, et notamment de l’enseigne et des marques développées. Les membres du réseau, en tant qu’associés, partagent également les excédents générés par le groupement (centrale d’achats, filiales, …). Ces derniers peuvent en effet être répartis, ristournés, auprès des associés. Il s’agit donc d’un système vertueux dans lequel l’ensemble de la richesse créée revient et profite aux points de vente. Les décisions sont prises de manières démocratiques (1 homme = 1 voix). La durée de la coopération entre l’entrepreneur associé et son groupement est en général indéterminée. En général, les entreprises associées n’ont pas d’obligations en terme de forme juridique à adopter pour rejoindre le groupement : elles peuvent être constituées sous forme de EURL, SARL, SA, SAS, commerçants en nom propre.


Ce qu'il faut retenir :

  • Le commerce associé est né au 19e siècle autour de l'idée du groupement d'achat. Au fil des décennies, le commerce associé a évolué vers un modèle se déclinant sous enseigne, avec de plus en plus de services associés.
  • Le commerce associé détient plus de 41 000 points de vente en France pour un CA de plus de 138 milliards d’euros en 2012. 30 800 entrepreneurs sont associés à un groupement.
  • Les utilisateurs des outils du groupement en sont également propriétaires.
  • Le commerce associé est basé sur un système démocratique de prise de décision (1 homme = 1 voix). Les entrepreneurs associés sont à la fois propriétaires de leurs points de vente et co-propriétaires de leurs réseaux développés le plus souvent sous la forme d'une coopérative.

Dominique André-Chaigneau, Toute La Franchise ©

Vous appréciez cet article? Notez-le.
Soyez le premier à noter

Trouver une franchise

Les franchises qui recrutent dans le même secteur

Découvrez quelle franchise est faite pour vous !

Recherchez une franchise par thématique

Trouvez le secteur de vos rêves !

Vous souhaitez ouvrir une entreprise en franchise dans un secteur d’activité particulier ? Découvrez toutes les thématiques des franchises.

Voir toutes les thématiques
Scroll to top