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Commerce de détail : la géographie des implantations en pleine évolution

Vision précise et chiffrée des grandes tendances d'implantation des commerces de ces dernières années

Publié le

Selon les résultats d'une vaste enquête menée par le Credoc sur la base des déclarations annuelles de données sociales (DADS) de l’INSEE, les implantations du commerce de détail ont connu entre 2002 et 2008 de grandes évolutions.

implantation du commerce de détailL'enquête publiée en décembre 2011 par le Credoc (Centre de recherche pour l'étude et l'observation des conditions de vie) sous l'intitulé « L'évolution de la géographie du commerce de détail », dresse le portrait de l'évolution du petit commerce en France entre 2002 et 2008. Cette étude basée sur l'analyse et le croisement des déclarations annuelles de données sociales (DADS) de l’INSEE est particulièrement instructive pour les réseaux de franchise.
En effet, cette étude donne non plus seulement une vision globale et empirique de l'évolution commerciale des territoires mais une vision précise et chiffrée des grandes tendances d'implantation des commerces de ces dernières années. Petit bémol toutefois : l'utilisation des déclarations annuelles de données sociales exclut « de facto du champ l’ensemble des commerces indépendants tenus sans aucun salarié », soit 54 % des établissements du commerce de détail répertorié en 2009 par l'INSEE !

Du tout banlieue des années 60 à aujourd'hui

Avec l'apparition de la grande distribution dans les années 1960, le commerce a eu tendance pendant de nombreuses années à se développer principalement dans les zones péri-urbaines au détriment des centres-villes. Ce phénomène d'exode, qui a pourtant connu plusieurs lois contraires (loi Royer puis Raffarin), a été facilité par la mobilité croissante des ménages mais aussi par comme le note le Credoc par « l’étalement de la géographie résidentielle ».
Les villes étant de plus en plus saturées ont vu le prix de leurs fonciers grimpés, ce qui par ricochet a poussé les habitants à toujours s'éloigner des centres-ville. Dans les années 1990 toutefois, avec le « tarissement des ouvertures de points de vente et la relative stagnation des parts de marché », le phénomène de banlieusardisation s'est essoufflé laissant la place à l'émergence de nouvelles logiques de localisation des points de ventes « s’écartant des critères habituels (déclinaison des formats consistant à satisfaire différents types de clients, nouvelles logiques d’emplacements : sur les trajets domicile – travail, au cœur des zones de bureau…). »

Selon le Credoc, ce renversement de tendance s'est traduit par le passage des enseignes d'un mode extensif à un mode intensif. Clairement, jusque dans les années 90, l'extensif « basé sur l’extension des surfaces de vente et le nombre de marchés couverts par l’enseigne » était la règle. A partir des années 2000, le régime de croissance « intensif » a pris le relais. Ce régime se caractérise selon le Credoc par « une volonté de tirer le meilleur parti des surfaces existantes (augmentation du revenu par client, ciblage de la clientèle…). »

Deux systèmes de zonage imbriqués

Sachant que pour obtenir des résultats significatifs en terme de territoires, il est nécessaire de bien définir ces dits territoires en amont. Pour mener son étude, le Credoc s'est donc appuyé sur le, ou plutôt les deux systèmes de zonage de l'INSEE. Le premier système est celui dit de l'unité urbaine. Limitatif par nature en ce sens qu'il prend comme point de départ toutes les villes d'au moins 2 000 habitants, le système de l'unité urbaine repose sur un mélange de critères d’urbanisme, de démographie et de géographie.
Ainsi, on appelle unité urbaine une commune ou un ensemble de communes présentant une zone de bâti continu (pas de coupure de plus de 200 mètres entre deux constructions). Le second système est celui dit de l'aire urbaine qui ressemble plus dans l'idée à ce que l'on a l'habitude d'associer à un type de zone en franchise, à savoir une zone d'influence en terme de « flux économiques, d’attraction et de polarisation de l’espace géographique ».

Avec cette seconde approche, le territoire se dessine en deux grandes zones distinctes : la zone urbaine qui comprend d'une part un pôle urbain d'au moins 1500 emplois et d'autre part sa couronne et tout le territoire qui se trouve hors zone urbaine, autrement dit les zones rurales. Ce deuxième zonage qui s'appuie plus sur l'influence que sur la démographie complète le premier. C'est sur ces deux notions de géographie imbriquées que le Credoc a choisi de s'appuyer pour mettre en lumière les grandes évolutions géographiques des évolutions du commerce de détail.

Les grands constats du Credoc

Comme l'on pouvait s'en douter, le critère majeur de l'implantation du commerce de détail sur le territoire français est celui de la population. « Cette dernière est majoritairement urbaine ; le commerce de détail se concentre donc principalement dans les unités urbaines » précise le Credoc. Pas vraiment de surprise sur ce point, par contre, le Credoc insiste sur un fait : « La concentration des moyens de production du commerce de détail excède cependant largement celle de la population ».

Dans le détail, en 2008, « les unités urbaines, regroupent 77 % de la population, mais 91 % des établissements et 94 % des effectifs salariés du commerce de détail. » Autre point intéressant soulevé par le Credoc, les unités urbaines présentent une densité commerciale par habitant largement plus élevée que dans les zones rurales. Ainsi, en moyenne, dans les unités urbaines, le commerce de détail compte cinq fois plus de salariés (261 pour 10 000 habitants contre 52 en zone rurale) et trois fois plus d’établissements (45,5 pour 10 000 habitants contre 15,3 en zone rurale).
Ces quelques chiffres démontrent clairement un déséquilibre dans la répartition des implantations commerciales en France, même si globalement, « sur la période récente (2002-2008), la croissance du commerce de détail a été légèrement plus forte dans les zones rurales que dans les zones urbaines, notamment en effectifs, mais également en nombre d’établissements. » Selon le Credoc, cette nouvelle dynamique « est cependant récente et reste très fragile ».

Si le Credoc constate que globalement le nombre de commerces augmente plus rapidement que la densité commerciale, l'accélération rapide en fin de période tend à démontrer que « l’effet population devient plus important, au détriment de l’effet densité. » Clairement, note le Credoc, le nombre de commerces augmente plus rapidement que la population sur la période 1997-2005, mais « cet écart des rythmes de progression se réduit entre 2005 et 2008 ». Ceci est la tendance, mais les choses sont à moduler selon les zones étudiées. Ainsi, en zones urbaines, le nombre de commerces continue de progresser plus rapidement que la population en fin de période, mais plus modérément (écart de 1,8 % en moyenne sur 2002-2005, réduit à 0,6 % sur 2005-2008 en nombre de salariés, écart de 2,2 % en moyenne sur 2002-2005, réduit à 0,2 % sur 2005-2008 en nombre d’établissements). En zones rurales, sur 2002-2005, selon le Credoc « les effets sont plus radicaux ».

La progression en nombre de salariés progresse quasiment au même rythme que la population (écart de 0,1 % contre 2,9 % sur 2002-2005), et en nombre d’établissements, le commerce se développe même moins rapidement que la population (écart de -0,6 % contre 2,7 % sur 2002-2005).

3 périodes et une année charnière

Selon les observations du Credoc, la période récente laisse apparaître une année charnière dans l'évolution du commerce de détail : 2002. Avant cette date, zones urbaines et zones rurales connaissent des rythmes de croissance relativement similaires. A partir de 2002, la différence de niveaux de croissance entre zones urbaines et zones rurales se creuse avant de se stabiliser après 2005. Globalement, entre 2002 et 2008, le Credoc constate que les « effectifs salariés augmentent de 2,7% par an en moyenne dans les zones urbaines contre 1,7% dans les zones rurales, et le nombre d’établissements croît de 2,2% par an contre 1,7% respectivement dans ces mêmes zones ». Dans le détail, 3 périodes sont donc mis à jour :

  • 1997-2001 : Pendant toute cette période, la densité commerciale en zones urbaines et hors zones urbaines progresse de façon comparable
  • 2002-2005 : Pendant cette période l'on constate un effet d’accélération du développement du commerce, notamment hors zones urbaines, mais également en zones urbaines
  • 2005-2008 : Pendant cette période, le développement du commerce de détail se poursuit, mais à un rythme très ralenti. « Sa progression est désormais avant tout induite par l’augmentation de la population, avec un effet de densification moindre en zones urbaines, voire nul en zones rurales » résume le Credoc.

L'année 2002 apparaît ainsi comme une année charnière de ces dernières années : « un différentiel très important est constaté très ponctuellement entre les zones urbaines et les zones rurales » note le Credoc. Cela signifie-t-il que la « relocalisation » est en marche ? Selon le Credoc, il semble bien que le mouvement est en route, mais qu'il n'est pas aussi significatif que ça. En effet, si entre 1997 et 2008, « les unités urbaines accusent dans le commerce de détail un très léger recul en effectifs salariés sur la période, passant de 94,5 % des effectifs salariés à 94,4 % entre 1997 et 2008 ; la répartition des établissements reste quant à elle inchangée sur cette même période. » Sur la période récente (2005-2008), « dans les zones rurales, la densité commerciale stagne en effectifs et régresse en établissements. À l’inverse, elle continue de progresser – bien que moins rapidement – dans les zones urbaines. »

Retrouvez l'intégralité de cette étude sur le site du Credoc.


Dominique André-Chaigneau, Toute la Franchise©

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