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L’intérêt de reprendre une franchise pour un candidat à la franchise : une bonne opportunité ?

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Plus chère certes mais moins risquée qu'une création ex-nihilo, la reprise de franchise peut être pour le candidat à la franchise une bonne opportunité. Mais attention, contrairement à la reprise d'un commerce indépendant où le vendeur est seul maître à bord, la reprise d'une franchise implique l'obtention de l'agrément du franchiseur. Une particularité qui complique passablement les choses !

Les chiffres officiels de l'INSEE et des Chambres de commerces sont formels : pour des raisons purement démographiques, actuellement un tiers des chefs d'entreprise en activité ont plus de 50 ans. Sur ce nombre, beaucoup aspirent logiquement à la retraite ce qui fait qu'en France aujourd'hui près de 900 000 entreprises sont en attente de repreneur. On estime que sur les 5 prochaines années, une entreprise sur 5 devra changer de main sans transmission familiale possible. Au mieux l'entreprise sera reprise, au pire elle disparaitra. Chaque année 15 000 entreprises en moyenne disparaissent en France faute de candidat repreneur. Les entreprises franchisées sont bien évidemment dans le même bateau. Environ 37% d'entre-elles seront cédées dans les 5 prochaines années. Ce contexte assez sombre pour les chefs d'entreprise en activité laisse entrevoir de vraies opportunités pour les candidats à la reprise.

Reprendre ou créer une franchise ?

Il n'y a pas de choix idéal ! La reprise et la création d'une franchise ont toutes deux des avantages et des inconvénients. En optant pour une reprise, un candidat à la franchise prend moins de risques. Sa future affaire existe déjà. Charge à lui ensuite de la faire évoluer ! Autre avantage, il pourra bénéficier d'un emplacement N°1 de plus en plus difficile à dénicher aujourd'hui. La création de son côté demande beaucoup plus d'énergie et suppose beaucoup plus de risques forcément. Globalement, le taux de mortalité est largement supérieur dans le cadre d'une création que d'une reprise. Cela vaut pour la franchise mais aussi pour toute entreprise de moins de 3 ans. Créer une entreprise demande au créateur d'être sur tous les fronts à la fois : étude de marché, recherche de financement, recherche du local, aménagement, publicité, recrutement des meilleurs éléments pour faire tourner sa future enseigne... Les savoir-faire doivent être appris sur le tas, au fil des mois. Dans le cas d'une reprise, tout est quasi « clé en main ». Le franchisé cédant accompagne le plus généralement le repreneur pendant une période de transition plus ou moins longue. Le repreneur apprend ainsi de façon plus rapide les « ficelles » du métier mais aussi les particularités du franchiseur. Côté coût : la reprise est très généralement largement plus chère à l'achat que la création d'entreprise. Ce surcoût s'explique principalement par le fait que le franchisé cédant a justement mis le maximum de son énergie pour rendre son affaire prospère. Le chiffre d'affaires est là pour attester de ses efforts. Dans le cas d'une création en franchise, le coût est globalement moins cher mais le nouveau franchiseur part de rien. La première année, il devra faire de gros sacrifice financier pour ne pas grever la bonne marche de l'entreprise. Les banques n'aimant pas prendre trop de risques, il est généralement plus facile de décrocher un prêt plus conséquent pour une reprise plutôt qu'un prêt moindre pour une création.

Les points clés à vérifier lors d'une reprise

Les principaux points à vérifier lors de la reprise d'une franchise sont de l'ordre comptable et juridique. Généralement, c'est le franchiseur qui communique au repreneur les éléments comptables du point de vente à céder. Le franchisé communique quant à lui sur les spécificités d'organisation, de structuration de l'endettement, le personnel... Les principaux points à décortiquer sont multiples et la priorité des priorités est de bien évaluer la santé financière et les perspectives d'évolution du point de vente. Cette évaluation se base sur l'analyse sereine des éléments de gestion (compte de bilan, résultat net, mais aussi chiffre d’affaires réalisé, progression, marges, rotation des stocks, délais de paiement clients, carnet de commande, structure des charges...). A cette première approche, le repreneur doit ajouter une analyse fine des potentiels à exploiter étayer par une étude de marché à faire réaliser avant de prendre toute décision. L'étude de la clientèle est très importante mais aussi celle du personnel. Il est primordial de savoir sur qui repose la réussite de l'entreprise. Si cette réussite dépend en grande partie du charisme du cédant, attention ! Le personnel pilier doit également être sondé pour qu'il fasse corps avec le repreneur. Dans de nombreux cas, la reprise d'une franchise par un étranger incite le personnel à démissionner. La qualité des équipements, la qualité de l'emplacement, la fiabilité du franchiseur sont aussi à prendre en ligne de compte. Pour toute l'étude financière et juridique préalable, il est fortement recommandé de faire appel à un cabinet spécialisé pour mieux pointer du doigt les points forts et les points faibles du magasin visé. Lorsque tous les éléments sont favorables, il est temps d'aller voir le franchiseur pour défendre son dossier de reprise ! Et c'est là que les choses se corsent parfois. Malgré toute la meilleure volonté du repreneur, celui-ci n'est jamais assuré d'être agréé par le franchiseur. Lorsque le profil ne correspond pas aux critères de recrutement du franchiseur, ce dernier peut s'opposer à la vente (pour plus de détails, lisez notre article « La reprise d'une franchise en 10 vrai / faux ».

Reprise de franchise, plusieurs stratégies

Dans le cadre d'une reprise de franchise, plusieurs stratégies sont possibles. Soit le repreneur cherche avant tout la sécurité, soit il souhaite relever un challenge à sa mesure en pariant sur ses capacités à redresser une entreprise défaillante. Dans les deux cas, une étude approfondie des éléments fournis par le franchiseur et le franchisé s'impose. En effet, si l'idée est d'opter pour une stratégie de sécurité, il est absolument indispensable d'analyser finement les raisons du succès et les perspectives de développement. Si les raisons du succès tiennent principalement à la personnalité du cédant, la sécurité ne sera pas assurée. Si par contre le succès vient de l'emplacement N°1 du magasin franchisé, de la fidélité de la clientèle, de la notoriété de la marque... la sécurité sera mieux assurée. Dans ce cas, la reprise de franchise se fera au prix fort. Si l'idée est de faire ses preuves sur une entreprise défaillante, il tient avant tout de savoir pourquoi elle est défaillante. Si le moindre revenu est du au manque de dynamisme du cédant, la barre pourra peut-être être redressée avec quelques efforts. Une étude de marché et le listage des potentialités d'amélioration seront à bien étudier. Le repreneur peut ainsi acheter à moins cher un magasin franchisé à potentiel bénéficiant d'un bon emplacement. Dans tous les cas, les atouts et les faiblesses doivent faire l'objet d'un regard clairvoyant. L'aide d'un expert comptable et d'un juriste spécialisé seront d'un grand secours.

La reprise de franchise pas à pas

Deux voies sont généralement empruntées pour trouver le magasin franchisé à reprendre. Soit le repreneur s'adresse au franchiseur et obtient son agrément et son soutien pour faciliter une reprise de l'un des magasins de son réseau. Soit le repreneur vise un magasin en particulier (dans une ville précise qu'il choisit et sur un secteur d'activité précis). Dans ce cas, une première approche est faite avec le franchisé et c'est lui qui se chargera de présenter son acquéreur potentiel au franchiseur. Dans tous les cas, la signature d'une reprise de franchise passe par une étude de l'existant. Lorsque tous les éléments d'ordre comptable et structurel sont en accord avec les vœux du repreneur, le processus de l'obtention de l'agrément du franchiseur peut être enclenché. Lorsque le candidat est présenté par le franchiseur, l'agrément n'est plus a priori qu'une formalité. Lorsque le repreneur est présenté par le franchisé, il doit obligatoirement obtenir l'agrément du franchiseur avant d'aller plus avant dans les négociations. Le repreneur doit rencontrer le franchiseur et lui présenter son projet. Si la candidature est acceptée, un nouveau contrat de franchise sera signé avec le repreneur même si le contrat du cédant est encore en cours de validité. Lorsque la vente sera signée, le repreneur bénéficiera de l'assistance du cédant mais aussi du franchiseur. Des aides aux financement peuvent également le cas échéant être obtenues via Oséo, un établissement Public de l'Etat, qui a pour mission de financer et d'accompagner les PME lors des étapes décisives comme la création, la reprise, la transmission... Quelques franchiseurs proposent aussi de véritables outils de financement en interne pour mieux faciliter la reprise d'un point de vente par un salarié du réseau. Des systèmes de location gérance ou encore des systèmes de garantie directe des prêts bancaires ou par portage font également partie de la panoplie des aides proposées par les franchiseurs.

Bon à savoir : Outre la reprise en toute propriété, il est aussi possible d'opter pour une reprise de parts sociales ou d'actions. Cette option s'adresse aux personnes physiques et ouvre droit en vertu de la loi « Initiative Economique » de 2003 à une réduction d'impôts égale à 25 %des intérêts d’emprunts bancaires, dans une limite annuelle de 10.000 € pour un célibataire et 20.000 € pour un couple marié. Les conditions d'obtention sont strictes : les titres doivent être conservés au moins 5 ans, et l'acheteur doit disposer d'au moins 50% des droits de vote. Les parts et les actions éligibles concernent uniquement les sociétés non cotées, soumises à l'impôt sur les sociétés, dont le siège est en France ou dans l'Union Européenne et dont le chiffre d'affaires hors taxe ne dépasse pas 40 millions d’euros ou un total du bilan en dessous de 27 millions d' euros au cours de l'exercice précédant l'acquisition.

Dominique, Journaliste toute-la-franchise.com ©
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