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Quand la banque est grippée, l’emprunteur est très malade !

Publié le

Tout ou presque a été dit sur la frilosité des banques, sur leur manque d'entrain pour accompagner les créateurs de projets. A cela nous disons que la mission des banques est d'accompagner les projets qui ont la double caractéristique de pouvoir démontrer qu'ils sont viables et de rentrer dans la stratégie globale de la banque.

Pour le premier point c'est au porteur de projet de fournir les éléments convaincants qui vont rassurer sur sa capacité à rembourser le prêt demandé. Pour le second point, c'est le droit le plus légitime de chaque banque de choisir les secteurs sur lesquels elle veut se développer et décliner les demandes qui concernent les autres secteurs.

Dont acte!

Mais quand le processus qui va de l'acceptation d'un dossier par la banque à la mise à disposition des fonds se grippe, la situation peut devenir tragique pour l'emprunteur.

L'expérience récente dont a été la victime un franchisé le montre.

Le franchisé signe un contrat dans un domaine dans lequel les relations avec des donneurs d'ordre "nationaux" sont essentielles. Le franchiseur cultive ces contacts très méthodiquement et très professionnellement.

En l'espèce il s'agissait, pour le franchisé, de participer, avec d'autres établissements du réseau, à un appel d'offre dont la condition était l'ouverture de son local à une date donnée. À la clé, rien de moins que d'assurer d'entrée au franchisé, le dépassement de son point mort, dans un secteur dans lequel la montée en puissance peut être très lente. Mais au-delà de cet enjeu, si la date fixée par le donneur d'ordre n'était pas respectée, non seulement le franchisé perdrait le bénéfice de l'accord et les CA correspondants, mais, en plus, l'ensemble du réseau serait rayé des futurs appels d'offre.

Tragique pour tout le monde.

Le dossier de crédit est déposé. Il est accepté par la banque et obtient la garantie Oseo! En parallèle un local adéquat est identifié et un accord de principe est trouvé avec le bailleur.

14 mai 2011. Le franchisé obtient par écrit l'accord de la banque.

L'offre de prêt doit suivre dans les 8 jours. Fort de cet accord, une machine lourde que connaissent bien les franchisés se met en marche: signature du bail du local, paiement du dépôt de garantie, appels d'offres auprès des entreprises du bâtiment et des autres fournisseurs, sélection des entreprises, paiement des premiers acomptes, lancement des travaux, recrutement des premiers salariés.... Le capital de la société est largement écorné par ces premières dépenses. Aucun problème, c'était planifié.

20 mai 2011. L'offre de prêt n'est pas encore parvenue au franchisé.
Ton rassurant de la banque: nous avons regroupé différents services chargés de la rédaction des offres dans un seul service central. Il a pris un peu de retard.

30 mai 2011. Toujours pas d'offre de prêt.
Les travaux d'aménagements vont bon train. Les entreprises lancent de nouveaux appels de fond.
Inquiétude du franchisé. Relance de la banque: même réponse. L'offre de prêt doit venir "la semaine prochaine". Le franchisé qui a su construire une relation de confiance avec les entreprises leur transmet cette réponse. Les travaux continuent.

6 juin 2011. Toujours pas d'offre de prêt.
Le franchisé remet du capital afin de compenser en partie les fonds qui devaient être fournis par la banque.

15 juin 2011. Toujours pas d'offre de prêt.
Relances permanentes de la banque dont le correspondant est très souvent sur messagerie et ne retourne plus les appels. Quand il est joint, il semble très embarrassé mais maintient que "tout va bien" et que "l'offre sera envoyée la semaine prochaine". Impatience croissance des entreprises qui se font plus pressantes dans leurs exigences de fonds. Légitimement!

25 juin 2011. Toujours pas d'offre de prêt.
Les entreprises menacent de cesser les travaux. Les vacances arrivent. Si les entreprises mettent leur menace à exécution, la date d'ouverture est compromise avec les conséquences décrites plus haut.

28 juin 2011. Toujours pas d'offre de prêt.
La banque consent une facilité de caisse qui permet de faire patienter les entreprises les plus pressantes.

12 juillet juin 2011. Toujours pas d'offre de prêt.
Le franchisé réussit encore à faire patienter les entreprises. Les travaux sont en bonne voie.
Les échanges avec la banque continuent sur le même ton: "pas d'inquiétude à avoir, simple retard administratif".

22 juillet 2011. L'offre de prêt arrive!!

Le franchisé, son associé, leurs épouses, signent et paraphent la quarantaine de pages que constituent l'offre et les divers engagements de caution.

Il relève un détail que, compte tenu de l'extrême urgence, il ne peut plus discuter: le prêt consenti est de 210000€. Il est garanti à 50% par Oseo. Lui et son associé doivent, chacun, solidairement, donner une caution de 136000€: un prêt de 210000€ est garanti par les associes à hauteur de 272000€, auxquels s'ajoute la garantie Oseo et le nantissement du fonds!

L’offre signée est apportée au guichet de la banque un samedi matin. Le correspondant de la banque vérifie tout et apporte lui-même l'offre au service concerné le mardi. Le franchisé avertit les entreprises qui sont devenues de plus en plus impatientes et annonce fièrement que l'offre de prêt lui est enfin parvenue et que les fonds seraient disponibles sous 8 jours: on n'y croyait plus!

26 juillet 2011. L'offre de prêt doit être refaite!
Consternation: les services "compétents" qui ont accumulé tellement de retard trouvent "illisibles" certains mots remplis à la main par le franchisé et la caution. Il faut refaire une partie des documents.

Parmi les mots à réécrire il y a le mot"€" qu'il ne fallait pas écrire "€" mais "euro". Ça ne s'invente pas.

1° août 2011. L'entreprise principale cesse ses travaux.

7 août 2011. Les fonds sont débloqués.
Les travaux peuvent reprendre. Ils seront achevés dans les délais. La catastrophe a été évitée.

Il aura fallu près de 3 mois pour qu'un service qui n'est qu'un service de production de document fasse son travail. En soi ces péripéties sont déjà tragiques. Les nerfs de tout le monde ont été mis à rude épreuve. Mais quand on sait ce qui est à l'origine de ces dysfonctionnements on ne peut qu'être scandalisé!

Une réorganisation de la banque a créé un service central d'émission des documents, service qui, avant la réorganisation, était décentralisé auprès des diverses entités de la banque.

Une réorganisation dont la vocation est la réduction des coûts. Louable. Le résultat: une équipe réduite à 5 personnes est chargée de réaliser les offres de prêt pour toute une région, en l'occurrence, l'Ile de France. Dans cette équipe il y a un responsable, des gens en vacances, des gens en congé de maladie….

Les dossiers approuvés par les services crédits de la banque s'accumulent. Les emprunteurs attendent. Les commerciaux de la banque qui suivent les dossiers en sont réduits à ne plus répondre aux appels de leurs clients et à courtiser avec force boites de chocolats et bouteilles de champagne (l'anecdote est véridique) la petite équipe qui bloque des dizaines de dossiers!

Des dossiers qui, pour cette équipe, ne sont que du papier. Du papier derrière lequel, il y a des projets, des emplois directs, des emplois induits, du CA des fournisseurs.... Toute une économie qui se trouve mise en péril par une équipe qui travaille en sous effectif... pour cause de rationalisation!

Des commerciaux auxquels il faut rendre hommage, car ils se démènent comme ils peuvent pour que leurs clients passent cet écueil administratif, signent leur offre, obtiennent leurs fonds et puissent commencer leur projet dans des conditions normales d'exploitation.

La moralité de cette histoire ?

Ce n’est pas parce que vous avez l’accord écrit de votre banque que vous avez les fonds. Il est indispensable, dans votre choix d’une banque de vérifier et de vous faire préciser par écrit quels sont les délais « administratifs ». Et surtout, il faut être très prudent dans les engagements que vous prenez avant d’avoir la date précise de mise à disposition des fonds.

Car si les rouages de votre banque se grippent…..

Il manque une information? Ah oui, le nom de la banque: la Caisse d'Epargne d'Ile de France. C'est aussi notre rôle de dénoncer de tels dysfonctionnements au moment ou l'économie a besoin de toutes ses forces vives.

Gilbert Mellinger, PDG Epac International pour TOUTE LA FRANCHISE©


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