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Commerces de centre-ville : la mutation est en marche !

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Les visages du commerce changent. Après avoir subit avec fatalité les attaques en règle des centres-commerciaux de périphérie depuis les années 80-90, aujourd'hui le commerce de centre-ville riposte sur tous les fronts. Aménagement de voies piétonnes, programmes d'animations à l'année, créations de services ajoutés... le commerce de centre-ville ne s'en laisse plus compter !

Pendant longtemps, le réflexe des consommateurs à la recherche de choix et de nouveautés c'était d'aller « à la ville ». Puis les centres commerciaux sont venus bouleverser la donne. Face à la puissance de la grande distribution, le commerce de centre-ville a du faire profil bas. Sur le terrain des prix et du choix, la balance penchait sérieusement vers la grande distribution. De nombreuses enseignes de centre-ville mal préparées à une concurrence frontale aussi déséquilibrée n'ont bientôt eu d'autres choix que de jeter l'éponge. Les premiers à fermer boutique ont été les commerces alimentaires : Boucherie, charcuterie, primeurs, poissonnerie ont connu l'hécatombe !

Le coup de pouce du FISAC

Pour enrayer les effets de cette désertification programmée des centres-villes, un peu partout en France, des actions collectives ont commencer à fleurir. C'est à cette même époque que l'Etat créa le Fonds d'Intervention pour les Services, l'Artisanat et le Commerce plus connu sous le nom de FISAC (article 4 de la loi n° 89-1008 du 31 décembre 1989).

Ce dispositif spécifique fondé sur la solidarité financière entre les petites entreprises commerciales et artisanales et la grande distribution a été créé avec un objectif : « répondre aux menaces pesant sur l'existence de l’offre commerciale et artisanale de proximité dans des zones rurales ou urbaines fragilisées par les évolutions économiques et sociales, menaces liées, notamment, à la désertification de certains espaces ruraux, au développement de la grande distribution, en particulier à la périphérie des villes, ainsi qu’aux difficultés des zones urbaines sensibles. »
Modifiés et remodifiés au fil des années, les textes régissant les méthodes d'attribution du FISAC ont gardé le même objectif tout en ciblant mieux les actions à l'échelon individuel pour les entreprises localisées dans les communes de moins de 3000 habitants et les actions collectives pour les communes de plus de 3000 habitants. Selon le rapport d'activités officiel publié par le Ministère de l'Economie, des finances et de l'industrie : « Sur la période 1992-2009, le montant des aides allouées s’élève à 1 091,85 M€ pour 13 265 décisions attributives de subventions. La part relative aux dépenses d’investissement (574,1 M€) dépasse substantiellement celle afférente aux dépenses de fonctionnement (517,8 M€). » En 2009, l'argent injecté dans le commerce de proximité par le FISAC a principalement profité à la région Rhône-Alpes qui arrive en tête au titre des bénéficiaires (12,45 M€) suivie par les régions Aquitaine (8,36 M€) et Centre (5,09 M€). Si l’on prend en compte le montant par habitant, les trois régions en tête en 2009 sont : le Limousin, l’Aquitaine et la Champagne Ardenne. En 2008, le classement était le suivant : le Limousin, la Martinique et la Guyane.

Un seul mot d'ordre : Réinventer la ville !

Sachant qu'un centre-ville sans commerces c'est un centre-ville qui se meurt, un peu partout en France, les élus locaux ont décidé de prendre le taureau par les cornes. Mais la chose s'est vite avérée moins facile qu'il n'y paraît ! En effet, maintenir les commerces en centre-ville cela passe à l'évidence par la création ou la réhabilitation d'ilots commerçants, la construction de voies piétonnes ou encore la mise en place de halles et de nouvelles places, mais cela ne suffit pas.
Non ! Pour que les commerces vivent, il faut aussi qu'ils soient entourés d'habitants et/ou qu'ils soient accessibles facilement par les transports en commun ou en voiture avec des solutions de parking à la clé.

Face à ces grands défis, les villes ont largement usé des ZAC (zone d'aménagement concertée) et des ZAD (zone d'aménagement différé), mais aussi, elles se sont investies dans des grands travaux autour de nouveaux moyens de transport comme le tramway. Le logement social a aussi été une arme de choc pour maintenir une population mixte dans un centre-ville de plus en plus déserté par les ménages.

De vastes programmes de logement ont ainsi vu le jour dans la plupart des cœurs de ville, encouragés il est vrai, par la nouvelle donne de la loi SRU. En décembre 2007, une nouvelle loi est venue s'ajouter à l'arsenal actif des villes : Le droit de préemption des fonds artisanaux, des fonds de commerce, des baux commerciaux et des terrains faisant l'objet de projets d'aménagement commercial.
Ce droit instauré par la loi n° 2005-882 du 2 août 2005 en faveur des petites et moyennes entreprises dite « loi Dutreil » permet aux élus de modeler le profil de leurs cœurs de ville en ce sens qu'il permet par la préemption de limiter l'installation des « commerces morts » comme les banques, au profit de commerces de services ou commerces alimentaires qui génèrent du mouvement.

L'urbanisme commercial en plein débat

Dans le droit fil de la Loi de Modernisation de l’Economie (LME) du 4 août 2008 qui a largement assoupli les démarches liées aux demandes d'autorisations pour la création ou l'extension de surfaces commerciales, un nouveau projet de loi est actuellement en discussion au Sénat. Ce projet, qui a été initié en juin 2010 à l'Assemblée Nationale par Patrick Ollier, alors Président de la Commission des Affaires Economiques, et Michel Piron, Député du Maine et Loire, a pour objectif de remplacer définitivement le dispositif spécifique d’autorisation administrative d’ouverture des surfaces commerciales par le permis de construire et la conformité aux règles d’urbanisme.

Dans le détail, si cette loi est votée, les maires et les présidents d’agglomération pourront orienter l’implantation des commerces en délimitant, dans les documents d’urbanisme (schéma d’orientation, plan local d’urbanisme, document d’aménagement commercial), les zones d’aménagement commercial. En d'autres termes, l'urbanisme commercial de demain pourrait être à deux vitesses : l'une en centre-ville où aucune démarche spécifique serait nécessaire pour implanter une surface commerciale de moins de 1000 m2, et l'autre en périphérie qui serait soumise à des règles d'urbanisme plus strictes à visées éminemment politiques puisque les élus pourraient choisir d’autoriser ou de refuser les ouvertures en fonction d’une typologie d’activité : alimentaire, culture et loisirs, équipement de la personne, équipement de la maison.

Bien évidemment, ce projet de loi a du pour et du contre. En centre-ville, la balance penche vers le positif puisque les surfaces de vente pourront de fait se multiplier sans entraves. Pour la périphérie, bien évidemment, les choses seraient bien différentes...

Quelques exemples d'actions innovantes menées en centre-ville

Le commerce de centre-ville doit chercher de nouvelles idées pour attirer les promeneurs et les acheteurs. Sites internet, applications mobiles, stewards urbains, livraisons à domicile, navettes gratuites entre centre-ville et parking de périphérie... les actions innovantes menées en centre-ville se multiplient.

  • A Bayonne, la re-dynamisation du centre-ville fait école : A Bayonne, l'Office de commerce teste grandeur nature de nouvelles pistes parmi lesquelles un système transversal de chèques cadeaux, un portail internet du commerce, une pépinière e-commerce, une application mobile...
    Créé en 1998 sous forme d'association loi 1901, l'Office de commerce de Bayonne regroupe la ville, l'union commerciale et artisanale, la chambre de commerce et d'industrie, la chambre des métiers et de l'artisanat et l'office du tourisme.

    Depuis sa création, cette entité a largement contribué à l'essor commercial de la cité. La ville compte ainsi 900 commerces en centre-ville (Grand Bayonne et Petit Bayonne) sur près de 1900 au total. Comme le souligne la plaquette de présentation de l'ODC, « contrairement à il y a quelques années, le taux de vacance de 6% sur le périmètre du Grand Bayonne est actuellement inférieur à la moyenne nationale (12%). » Comment expliquer cette très bonne performance ? En fait, Bayonne fait figure de pionnier et de référence dans la redynamisation de son centre-ville.
    Ainsi, depuis la création de l'ODC, la commune multiplie les initiatives innovantes comme le Pack « Bayonne La Belle Vie » qui permet aux commerçants de bénéficier de la dynamique commerciale locale notamment par le biais de ses sites internet et de l'action des chèques cadeaux (254 000 € de chèques-cadeaux ont été vendus en 2009 par l’Office de Commerce aux comités d’entreprises et aux particuliers). La dynamique Bayonne s'appuie aussi sur des navettes gratuites reliant les parcs de stationnement au centre-ville circulent 6 jours sur 7. Ces navettes ont été utilisées par 700 000 passagers en 2009. L'ODC gère aussi des sites internet de référence pour relayer les offres commerciales, la découverte des nouvelles boutiques, les animations organisées en centre-ville (bayonne-commerces.com et baionashops.com).

    Depuis peu, toutes les informations de ces sites sont aussi disponibles en version mobile pour avoir à tous moments les renseignements et les promotions en cours dans sa poche. L'autre grande innovation de l'ODC sur le terrain électronique est sa pépinière e-commerce qui a pour vocation d'aider les commerces de centre-ville à passer le pas du commerce en ligne avec succès.

     
  • A Lille, Montpellier, Arcachon... des stewards urbains dans les rues : Les ambassadeurs de la tranquillité publique autrement appelés Stewards urbains ont fait leur apparition dans plusieurs villes françaises ces dernières années.
    L'idée de ces personnes au service du citoyen vient de Belgique. Là-bas, ce sont des étudiants qui occupent le terrain, tandis qu'en France, les personnels sont le plus souvent des chômeurs de longue durée en réinsertion. Ces stewards remplissent des missions variées parmi lesquelles la sécurité. Par leur présence jusqu'à tard le soir dans les rues, ils luttent en effet contre le sentiment d’insécurité dans les villes. Au delà de ça, les stewards urbains sont également chargés de renseigner et aider les passants. Ils ajoutent ainsi à la ville une bonne dose de convivialité ! Selon les villes, les stewards urbains ont des missions prioritaires diverses.

    A Lille, la sécurité est au cœur de la démarche. A Montpellier depuis l’été 2010, la mission est plus axée sur le service et la valorisation du centre-ville. A Noël par exemple, les stewards de Montpellier avaient pour mot d'ordre d'aider les acheteurs de fin d'année à porter leurs paquets. A Arcachon, c'est pour aider les touristes à la recherche d'une place de parking l'été qu'un steward urbain est mobilisé.

Dominique André-Chaigneau, Rédaction TOUTE LA FRANCHISE©

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1 commentaire
04/04/2013 10:57:15
-
christophe marsault
Les commerces sont le poumon de nos quartiers, des centres villes. Sans eux (Artisans, Commerçants, libéraux) il n’y a plus d’animations et au contraire des contraintes importantes pour les personnes ne pouvant se déplacer, sans parler des pertes d’emp

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